Aujourd'hui

Mai 2008
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  
<< < > >>

Présentation

Recherche

Me contacter...

 

chahidllive@yahoo.fr 

 

 

 

 

  

 

 

 

   


1194994035.jpgaman148-2.jpglittle_girl.jpg
 6.jpga14.jpg1-81832-1-6.jpg 

3428.jpg
p01-01-22729.jpg
gaza072006.jpg
ffff.JPG
« Et voilà pourquoi Israël et ses acolytes, les tortionnaires américains et européens, attendent que les Palestiniens "déchiffrent avec leurs plaies" les mots SOUMISSION et CAPITULATION que la machine grave dans leur chair en lettres de sang » Aline de Diéguez
youseeme-copie-1.jpg
1-519487-1-34.jpgpal38.jpg
« Quand je désespère, je me souviens qu'à travers toute l'histoire, les chemins de la vérité et de l'amour ont toujours triomphé. Il y a eu des tyrans et des meurtriers, et parfois ils ont semblé invincibles, mais à la fin, ils sont toujours tombés. Pensez toujours à cela.» Gandhi
image001-copie-1.gif

...

 « They call all resistance "terrorism"» Edward W. Saïd
pal31.jpg« Face à l'expansion guerrière d'un empire, il n'y a que deux logiques possibles : celle de la soumission et celle du combat. L'existence même du joug de l'OTAN frappe la civilisation européenne de déshérence (…) Platon explique dans la République qu'une génération vaincue engendre nécessairement deux générations d'aveugles, mais que la troisième se réveille non moins nécessairement» Manuel de Diéguez
 
65602261-1.jpg« Alors quittez notre Terre / Nos rivages, notre mer/ Notre blé, notre sel, notre blessure » Mahmoud Darwish
222.jpg
israel-boy-tank.jpg
jenin45.jpg
boyvstank-1.jpg«
On peut couper les roses, mais on ne peut empêcher le printemps d’arriver » Pablo Neruda
85602129.jpg
arrestboy.jpg
29070616.jpg


boy.JPGbea.JPGbest2.jpgbest-3.jpg67982799.jpg 2882007-084047pm-1.jpgimage001-copie-1.gifpalasten.jpg20060408-180512-5.jpg1072007-040424pm.jpg « D'abord ils vous ignorent, ensuite ils vous raillent, ensuite ils vous combattent et enfin, vous gagnez. » Gandhi
pal35.jpg

yuw.JPG
 
palestinechild.jpg
child5.jpg
bimbiw-copie-1.jpg
37kids.jpg
020811children.jpg

...

image001-copie-1.gifpalgrandp_re-1.jpg« La mémoire dans le contexte humiliant que vit le monde arabo-musulman en particulier est l’arme la plus efficace pour consolider le passé, comprendre le présent et construire le futur. » Mahdi ELMANDJRA
13075_01184154725.gif
Palestine-1.jpg
Palestine-2.jpg

boycott.JPG israel.jpgorthodoxb.jpgboycott03.jpgBDS-Poster-Large.jpgoko.gif

Big Brother Is Watching Us  

Grand Frère Nous Regarde



undefined
undefined
« Prévenir la trahison, débusquer le faux ami, le jaloux parent, le traître avant qu'il inocule son venin est une opération aussi complexe que de nettoyer l'anus d'une hyène. » Ahmadou Kourouma 
undefined
undefined
undefined
Jeudi 15 mai 2008

    Malgré la Nakba, malgré le nettoyage ethnique, malgré la déportation, malgré les murs [1] , malgré l’euphémisme [2] des bourreaux [3], malgré les stratagèmes, malgré la prostitution et le piètre niveau moral de Tsahal, malgré l’humiliation, malgré l’intimidation, malgré les pressions , malgré le silence complice [4] de la « communauté internationale » [5] et malgré la lâcheté et la collaboration [6]  des élites arabes occidentalisées, en 2028 les palestiniens seront plus de 20 millions et 600 mille citoyens.

    Le projet sioniste en Palestine a été d’abord défait démographiquement, avant de l'être militairement dans les décennies à venir. 

    La Nakba ne restera pas à tout jamais un jour noir dans la mémoire du peuple arabe, mais elle sera toujours un jour noir dans la mémoire du peuple juif qui a laissé faire le sionisme et le crime contre l’humanité.

     A la mémoire de tous ces palestiniens morts avant de revoir leur Palestine et à tous ces millions de réfugiés qui attendent depuis 1948 un retour légitime et certain, je dédie cette remarquable chanson de la Diva libanaise Fairouz, سنرجع  (Sanarji'u) We shall return[7]/ On reviendra.  

We shall return

  Lyrics & music: Rahbani Brothers

We shall return to our village one day / and drown in the warmth of hope / we shall return / though time passes by / and distances grow between us.

O heart don't drop wearied / on the path of our return / how it wounds our pride / that birds tomorrow will return / while we are still here.

There are hills / sleeping and waking on our pledge / and people who love / their days comprised of waiting / and nostalgic songs / places where willows fill the eye / Bending over the water / while afternoons in their shade / drink in the perfume of peace.

We shall return / the nightingale told me / when we met on a hill / that nightingales still / live there on our dr eams / and that among the yearning hills / and people there is a place for us / 0 heart then / how long has the wind scattered us.

Come, we shall return / let us return


[1] Lire Aline de Diéguez : « Israël et son cadavre  »
[2] Lire Aline de Diéguez : « La guerre des mots »
[3] Lire Aline de Diéguez : « Encore cinq minutes, Monsieur le bourreau...  » 
[4] Lire Aline de Diéguez : « Ils ont crucifié Marianne...Les nouveaux exploits de Tartuffe en Palestine »  et  « Il était une fois un petit teigneux, un gros costaud et des fourmis »  
[5] Voir le dossier « La Communauté Internationale  » sur le blog de Georges Stanechy .
[6] Lire Aline de Diéguez : « La collaboration consensuelle »
[7]
Traduction de  Fairouz - Legend and Legacy
© Crédit photo. L’enfant au cerf-volant. A Palestinian child flies a Palestinian flag kite at Beit Hanoun in northern Gaza Strip. (Photo by Abid Katib/Getty Images)
par Chahid publié dans : Palestine
commentaires (0)    recommander
Samedi 10 mai 2008

« De même que tout royaume divisé est bientôt défait, toute intelligence qui se divise en plusieurs études différentes s'embrouille et s'affaiblit. » Léonard de Vinci

    Notons d’abord que les américano-sionistes ont réussi comme d’habitude à faire éclipser la souffrance des palestiniens par ces événements tristes et préconçus à la Maison Blanche et à Tel-Aviv. Nous sommes à la veille de la commémoration de la Nakba, et voilà qu’on nous invite à assister en direct aux prémices d’une Nakba libanaise.
    Notons aussi que les derniers accrochages entre les partisans de l’« Opposition » et de la « Majorité » à Beyrouth ne doivent surtout pas être interprétés et présentés  comme le font certains médias occidentaux (Le Monde  et le Figaro notamment) comme une « guerre » entre sunnites et chiites. Saad Hariri ne représente en aucun cas les sunnites[1] au Liban, et Sayyed Hassan Nasrallah ne devrait pas prétendre représenter les chiites[2].        
    Il y’a une crise politique comme partout dans le monde. La seule différence c’est que les enjeux régionaux et internationaux de cette crise dépassent de loin le Liban et ses citoyens. Il y a trop de manipulateurs associés d’une façon ou d’une autre à la destinée de ce petit pays : syriens, américains, israéliens, français, iraniens, saoudiens, égyptiens etc. Ce sont ces maudits accords de Sykes-Picot doublés de cette maudite déclaration Balfour qu’il faut blâmer et faire disparaître. Sunnites et chiites ont le même défi à relever et le même combat à mener : la libération de la Palestine.[3]
    Le Hezbollah vient donc d’être piégé dans des événements qui vont bientôt le dépasser. Il ne les a pas provoqués et il ne fait qu’improviser pour anticiper ce qui va venir. Le remake de Gaza. Quelque chose de louche se trame contre le Liban. Le Liban de toutes les communautés et confessions.

    Pourquoi toute cette crise du réseau de communication provoquée par Walid Joumblatt [4], ce vieux renard criminel, juste après l’assassinat d’Imad Mughniyah et à la veille de la commémoration de la Nakba ?
    Il me semble que la première cible est avant tout l’armée libanaise qui risque d’éclater à tout moment en trois ou quatre « petites armées »… ce qui annoncerait la vraie guerre civile cette fois-ci.
    L’armée libanaise qui donne l’impression d’être neutre ou impuissante, n’est pas faite pour ce genre d’événements. Elle est composée de toutes les communautés et n’est censée intervenir « rigoureusement » que contre un « ennemi » étranger, voire commun.
    Si l’armée libanaise éclate, c’est la guerre civile à coup sûr. Voilà ce qu’il faut comprendre de cette crise. Déjà on entend le « grognement » des officiers des trois grandes communautés qui la composent.     
    Le Hezbollah sait donc très bien combien il est vital d’« esquiver » l’armée libanaise pour ne pas la faire éclater en mille morceaux. C’est une armée très fragile mais qui symbolise la chose la plus précieuse aujourd’hui au Liban : l’unité.
 


[1] Hors Califat, la tradition sunnite rejette le concept de clergé et généralement celui de leader politique.
[2] Certaines notabilités chiites au Liban comme Mohammad Hussein Fadlallah  rejettent la Wilayat al-Faqih  tout en gardant une certaine connexion avec les Ayatollahs iraniens, contrairement à Sayyed Hassan Nasrallah et son parti le Hezbollah qui ne cachent par leur totale allégeance à l’actuel guide iranien Ali Khamenei d’où la méfiance des autres communautés au Liban, mais c’est une réalité qui me parait surmontable du point de vue politique.
[3] Saad Hariri ne devrait pas s’allier aux assassins des réfugiés palestiniens au Liban, et Sayyed Hassan Nasrallah ne devrait pas s’allier aux assassins des réfugiés palestiniens en Iraq.
[4] Il est triste de constater comment un représentant du PS français, Karim Pakzad, a allumé  la braise de cette crise.
© Crédit photos : La première photo représente des membres de l’armée libanaise en décembre 1975 quelques mois après l’éclatement de la guerre civile. Photo by Keystone/Hulton Archive/Getty Images.
Photo de Walid Joumblatt by EPA
La dernière photo by Reuters représente un enfant libanais arborant une tenue militaire à la mémoire de son père mort à Jounieh. 
par Chahid publié dans : La bêtise humaine
ajouter un commentaire commentaires (55)    recommander
Samedi 19 avril 2008

    « Ce qu'il faut surtout pour la paix, c'est la compréhension des peuples. Les régimes, nous savons ce que c'est: des choses qui passent. Mais les peuples ne passent pas. ». Charles de Gaulle

        Jin Jing, « l'ange en fauteuil roulant » ou « notre ange souriant à deux roues », cette jeune athlète chinoise handicapée que vous avez tous pu voir le 7 avril à Paris, défendre courageusement et avec la dignité inébranlable d’une femme chinoise, la torche olympique des attaques barbares de quelques excités qui ne sont pas tous français [1] et qui disent soutenir un certain « Dalaï Lama » séparatiste et représentant d’un clergé esclavagiste au Tibet chinois, a déclaré à Reuters après son retour triomphal en Chine, une chose importante et très sage que certains médias français ou occidentaux[2] ont bien entendu occultée[3], « Nous pouvons gérer cette situation de façon plus rationnelle, la plupart des Français sont très amicaux ».
    Même en colère les chinois arrivent à distinguer les honnêtes et bons français comme notre ami bloggeur Georges Stanechy qui a signé un remarquable post plein de leçons et d’humilité, des agitateurs endoctrinés et financés par le même réseaux international américano-sioniste qui mène depuis des années des campagnes déplorables et lâches contre la Chine et ses alliés. Le Darfour en est un exemple révélateur.
    J’ai aimé en Jin Jing non pas son patriotisme, mais sa dignité de femme chinoise à défendre sa patrie et ses concitoyens chinois, ces centaines de millions d’anonymes,  face à des enragés d’un autre âge, l’âge révolu de l’arrogance impérialiste.
    Elle est handicapée de la jambe droite certes, mais les autres sont handicapés du cœur, de l’âme, de la conscience et du bon sens, à l’image de l’un de leurs théoriciens favoris, Samuel Huntington, le « prêtre stratégique de la tribu occidentale »[4], dont la funeste théorie du « Choc des civilisations » est de plus en plus répétée sur des plateaux de télévision sous différentes couvertures par des têtes vides décorées d’une cravate et qui miment bien leurs maîtres néocons[5]. C’est la phobie d’une « connexion islamique-confucéenne » comme dit Huntington lui-même, qui s’empare d’une partie de l’Occident. Cette même partie qui a enfanté l’impérialisme, le racisme et le fascisme[6] et qui semble l’oublier.  
    Bien des français regrettent aujourd’hui De Gaulle, et ils ont raison.  De Gaulle en reconnaissant le 27 janvier 1964 la République populaire de Chine, savait que la puissance des Etats-Unis n’était et n’est qu’apparente, hier comme aujourd’hui. Leur tutelle militaire, économique et même culturelle sur les peuples est condamnée tôt ou tard. Il savait aussi que déborder l’Alliance atlantique par l’Asie est un contrepoids pressant à la tutelle américaine de fait. Avec l’URSS, la Chine et la France de De Gaulle, le monde semblait plus multipolaire que jamais. Hélas, la France est rattrapée aujourd’hui par la servitude[7] alors même que la Chine et la Russie, réconciliées[8], se préparent à détrôner l’empire qui a tant sévi. Un rendez-vous que De Gaulle n’aurait jamais raté. 

    Comme réaction à un article publié sur le site lemonde.fr, un intervenant apparemment chinois, du nom de «Dragon88» a écrit le commentaire suivant: « Pour vous le gouvernement chinois est une dictature, un despotisme communiste, mais pour nous chinois, peu importe les défauts que ce gouvernement comporte, il a réussi à faire de la Chine l'un des pays les plus  importants au monde, il a réussi à réunifier la Chine et à reconstituer cet empire du Milieu déchiré par VOUS les occidentaux. Il nous a permis de posséder la bombe atomique et une des économies les plus productives au monde. VIVE LA CHINE. ».

 

    Oui, VIVE LA CHINE. Et pas besoin d’être « communiste » ou de « gauche » pour le dire, je ne le suis pas, mais la Chine[9] est la fierté et le rempart de cette partie du monde qu’on appelle le « Tiers-monde ». La Chine n’est certes pas le « Paradis sur terre », mais est ce là la question ?
Nous sommes en train de résister à un empire hégémonique et criminel, tous les moyens sont permis, voilà où réside la question.


[1] Lire ces témoignages.  
[2] Lire Daniel Vanhove : « Entre Tibet et Kosovo, la Palestine ».
[3] A remarquer le total black-out  des moteurs de recherche comme Google sur les photos en question de Jin Jing.
[4] Lire Jim Cohen : « Samuel Huntington dans l’univers stratégique américain ».
[5] A noter quand même que Samuel Huntington refuse toute connexion avec les milieux néoconservateurs américains alors même qu’il lui arrive d’être plus fanatique encore.
[6] Des totalitarismes plus agressifs et meurtriers que ceux dont on accuse les autres civilisations et cultures dites « non-occidentales ». 
[7] Lire le dernier texte du philosophe Manuel de Diéguez : « L'Europe quémande sa souveraineté à son maître ».
[8] Il est loin le temps où soviétiques et cubains pouvaient dénoncer le «  sale mariage entre Pékin et Washington ».  C’est qu’il n’y a plus de Jimmy Carter ou de Zbigniew Brzezinski à la Maison Blanche.
[9] Contrairement à l’Inde qui semble avoir vendu son âme au diable et devient ainsi l’instrument inquiétant des américains et d’Israël dans la région.
© Crédit photos : Sally Huang -REUTERS- 11 avril 2008, pour la première photo de Jin Jing et Comité d'Organisation de Beijing 2008 pour la deuxième.
La photo de De Gaulle représente l’affiche officielle  de l’exposition intitulée « Charles de Gaulle, l'Homme des tempêtes » présentée  par la Fondation Charles de Gaulle le 10 octobre 2004 à Pékin. 

par Chahid publié dans : Le monde
ajouter un commentaire commentaires (160)    recommander
Mardi 1 avril 2008

     « Je considère qu’il ne s’agit que d’une occasion de propagande, dans laquelle Israël va s’exposer comme un Etat qui a une culture, des poètes, et en cachant qu’en ce moment même il est en train d’accomplir de terribles crimes contre l’humanité. Le président Shimon Pérès lui-même, responsable du massacre à Kfar Kana (Liban) il y a dix ans, y participera. Pour moi il aurait été impossible d’aller lire mes textes à Paris ». Aaron Shabtai, Poète israélien[1].

      Tahar Ben Jelloun, dit « écrivain », n’a donc pas boycotté le Salon du Livre de Paris. Il est même allé jusqu’à traiter les autres de « stupides » et parlé de « criminalité intellectuelle » etc. Je me demande d’ailleurs qui a pu souffler le mot « stupide » à tous ces soi-disant intellectuels « arabes », majoritairement maghrébins. De Tahar Ben Jelloun, à Boualem Sansal[2], sans oublier les autres[3], le même refrain revient indécemment. Et que dire des « potes » à Pierre Assouline, Abdelwahab Meddeb et Malek Chebez ou Chebel ! Je pense aussi à Soheib Bencheikh pour compléter ce formidable « Israel Big Band », pourquoi pas finalement, il nous trouvera à coup sûr un verset du Coran qui interdit le boycott d’Israël !

    Ils ont choisi la « carotte », et l’empire les trouve « bons, modérés et sages », ou comme le dit le regretté Edward Saïd « Les seuls " bons " Arabes sont ceux qui viennent à la télévision dénigrer sans aucune réserve la société et la culture arabes modernes. Je garde le souvenir de la platitude de leurs phrases, car, n’ayant rien à dire de positif sur eux-mêmes, leur peuple ou leur langue, ils ne font que régurgiter les formules américaines fatiguées qui saturent déjà les ondes et les pages. Nous n’avons pas la démocratie, disent-ils, nous n’avons pas assez contesté l’Islam, nous devons faire davantage pour chasser le spectre du nationalisme arabe et le credo de l’unité arabe ; ce sont des âneries idéologiques discréditées ; la seule vérité, c’est que ce nous et nos instructeurs américains disons sur les Arabes et l’Islam (de vagues clichés orientalistes recyclés, tels ceux que répète un inlassable médiocre comme Bernard Lewis) ; le reste n’est pas réaliste, pas pragmatique ; "nous" devons rejoindre la modernité, et la modernité c’est l’Occident, la mondialisation, le libre marché, la démocratie -quelque sens qu’on puisse donner à ces mots (si j’avais le temps, j’écrirais un essai stylistique sur la prose de gens comme Ajami, Gerges, Makiya, Talhami, Fandy, et all., universitaires dont la langue même sue la servilité, l’inauthenticité, la rigidité désespérément mimétique du masque qu’on a jeté sur leur visage) »[4].
    Le poète arabe Muzaffar Al-Nawab, bête noire des régimes arabes, ne ménage ni chefs d’Etat ni intellectuels arabes quand il leur lance dans son célèbre poème « Jerusalem is Arab Nationalism’s Bride », mon préféré, « Combien nous sommes sales, mais nous persévérons quand même ».
    Croire qu’une telle initiative était « innocente » relève de la vraie « stupidité » intellectuelle cette fois-ci, vouloir le faire croire aux autres relève de la criminalité intellectuelle. Célébrer l’existence d’un Etat criminel, c’est être criminel soi-même.
    Etant arabe, je n’irai pas jusqu’à m’ingérer dans la liberté des écrivains étrangers d’avoir soutenu ou boycotté ce salon sans succès il faut le dire quand même, par contre le comportement de tout « intellectuel » arabe, honnête ou malhonnête soit-il, m’intéresse inévitablement, partant de l’adage « Dieu protège moi des miens (ou amis), mes  ennemis, je m’en occupe ».   
    Certains « intellectuels » arabes ont assez sévi comme ça. Et comme par hasard, ils sont toujours les mêmes à se bousculer pour saboter tout engagement militant en faveur de la Palestine ou des causes arabes en général. Mais détrompez-vous, quand la Palestine est à l’honneur quelque part, et c’est malheureusement rare, ils sont les premiers à venir prétendre soutenir son combat pour la libération. Quand le label « Palestine » ou « arabe » est gagnant, ils sont les premiers à y associer leurs noms. La dernière Foire internationale de livre de Riyad du 27 février a vu défiler bien des tartuffes. On ne va jamais à Riyad sans « but lucratif » devrais-je le rappeler. Et pour Paris alors ?

    Les vrais intellectuels comme Ilan Pappé [5], John Berger[6] ou Aaron Shabtaï[7] etc., ont brillé par leur prise de position remarquable et à saluer. L’historien Ilan Pappé, sous pression et intimidation sionistes, a d’ailleurs quitté Israël pour s’installer en Angleterre[8]. C’est dire combien cet intellectuel juif s’entête à être honnête dans un monde de malhonnêtes.
    Quant à Tahar Ben Jelloun, dit « marocain », « français » ou « franco-marocain » selon les vents qui soufflent,  j’aimerais lui dire, Cher Monsieur au lieu de se livrer à du « sarcasme intestin » et traiter Tariq Ramadan[9] d’« ancien conseiller de Tony Blair »[10] , balayez d’abord devant votre porte, si votre ex-« bonne » marocaine «Fatna » ne le fait plus pour vous. Cher Monsieur, je n’aime absolument pas me vanter de quoi que ce soit, mais là permettez moi de me vanter de n’avoir jamais lu un seul de vos « livres » ; gaspiller mon argent, ah non ! Si vous continuez à fréquenter le café Hafa à Tanger, je le boycotte à tout jamais.
    Une petite question enfin pour vous Cher Monsieur Tahar Ben Jelloun «Prix Goncourt » ou « Kangourou » comme je l’appelais enfant, ça faisait marrer mon père qui lui aussi n’avait jamais touché à un seul de vos « livres »…, bref, confondez-vous « boycott » et « boycotte » ? Dans le titre, le sous-titre et le développement de votre texte vous avez écrit « le boycotte » huit fois, erreur de frappe ? C’est trop quand même. Texte écrit à la hâte ? Je suis d’accord !
    Ilan Pappé dans sa lettre de boycottage pensait que les agressions génocidaires récentes d’Israël contre la bande de Gaza devaient amener ces « intellectuels » réticents à se joindre à leurs collègues écrivains et artistes progressistes, Palestiniens et Arabes. Et ben NON ! Judas n’est pas le premier ou le dernier lâche et traître cher  Ilan Pappé.
    Rosie Pinhas-Delpuech, traductrice et directrice de la collection "Lettres hébraïques" chez Actes Sud, apparemment irritée par le boycottage, avait déclaré « Les gens qui boycottent ne savent pas ce qu’ils boycottent. » !!! Tiens, tiens, et les gens qui ne boycottent pas savent-ils au moins ce qu’ils ne boycottent pas ?!
    Enfin, un petit mot sur Paris la Cité, Paris la Culture, Paris le Livre, Paris le Foyer... Paris ressemble de plus en plus à une rose qui se fane jour après jour entre les mains des néocons et des sionistes. Quelqu’un pourrait-il arrêter cette hémorragie ?
Une nouvelle « génération de la liberté » peut-être ![11]