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« Et voilà pourquoi Israël et ses acolytes, les tortionnaires américains et européens, attendent que les Palestiniens "déchiffrent avec leurs plaies" les mots SOUMISSION et CAPITULATION que la machine grave dans leur chair en lettres de sang » Aline de Diéguez
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« Quand je désespère, je me souviens qu'à travers toute l'histoire, les chemins de la vérité et de l'amour ont toujours triomphé. Il y a eu des tyrans et des meurtriers, et parfois ils ont semblé invincibles, mais à la fin, ils sont toujours tombés. Pensez toujours à cela.» Gandhi
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 « They call all resistance "terrorism"» Edward W. Saïd
pal31.jpg« Face à l'expansion guerrière d'un empire, il n'y a que deux logiques possibles : celle de la soumission et celle du combat. L'existence même du joug de l'OTAN frappe la civilisation européenne de déshérence (…) Platon explique dans la République qu'une génération vaincue engendre nécessairement deux générations d'aveugles, mais que la troisième se réveille non moins nécessairement» Manuel de Diéguez
 
65602261-1.jpg« Alors quittez notre Terre / Nos rivages, notre mer/ Notre blé, notre sel, notre blessure » Mahmoud Darwish
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boyvstank-1.jpg«
On peut couper les roses, mais on ne peut empêcher le printemps d’arriver » Pablo Neruda
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image001-copie-1.gifpalgrandp_re-1.jpg« La mémoire dans le contexte humiliant que vit le monde arabo-musulman en particulier est l’arme la plus efficace pour consolider le passé, comprendre le présent et construire le futur. » Mahdi ELMANDJRA
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Big Brother Is Watching Us  

Grand Frère Nous Regarde



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« Prévenir la trahison, débusquer le faux ami, le jaloux parent, le traître avant qu'il inocule son venin est une opération aussi complexe que de nettoyer l'anus d'une hyène. » Ahmadou Kourouma 
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Dimanche 20 janvier 2008

tora-bora-girl-010580030628-lw.jpg« Les hommes n’oublieront pas éternellement leur indigence, leur douleur et leur humiliation. Ils ne seront pas indéfiniment dupés par les grands appareils d’illusion, les décors artificiels à l’abri desquels les puissants maintiennent leur impitoyable pouvoir » Paul Nizan 

    « Talibans », « Bourka », « Al-Qaïda », « Barbus », « Terroristes »…voilà les premiers clichés qui viennent à l’esprit d’une personne conditionnée quand on parle de l’Afghanistan. Et pourtant !

    Et pourtant l’Afghanistan source d’inspiration d’un Joseph Kessel ne ressemble pas à un tel simplisme : « De l'Amoû -Daryâ au désert du Seistân et de Hérât aux passes de Khyber, à travers les races, les tribus et les clans, on rencontre chez ce peuple, composé comme une mosaïque humaine, les mêmes traits : passion de l'indépendance, fierté, gentillesse et hospitalité. La vigueur et la noblesse des traits — ce peuple est l'un des plus beaux du monde —, l'harmonie des mouvements, la couleur des étoffes s'accordent à cette dignité instinctive de pâtre, de paysan, de montagnard, de guerrier, de nomade… Et le plus pauvre montre au visiteur qui vient de l'étranger une courtoisie, une générosité sans pareille. »[1]. Et Sayed Qassem Rishtya d’ajouter « Les événements de l’histoire ont fait que l’Afghanistan est un pays peuplé de plusieurs ethnies distinctes. Malgré leur diversité apparente, Pachtouns, Tadjiks, Ouzbekset Hazaras ont beaucoup de choses en commun et partagent une même culture dont les éléments principaux sont l’esprit d’indépendance, la notion d’égalité (absence de classe), l’hospitalité et le respect des aînés ».

    En ce mois de janvier j’ai voulu écrire ce modeste post pour saluer la grandeur d’un peuple de résistants et de poètes aujourd’hui meurtri par l’occupation et la division, et célébrer la mémoire de l’épopée Gandamak, connue aussi comme « la Première Guerre Anglo-afghane ».afghan-war.jpg

    C’est en janvier 1842 que les guerriers afghans du souverain Dost Mohammad Khan ont pu livrer une des plus mémorables batailles des Guerres Anglo-Afghanes et que les impérialistes britanniques de « Sa majesté » n’ont jamais pu oublier ou faire oublier[2]. Entre le 9 et le 13 janvier 1842 tous les régiments britanniques[3] assaillants composés de 16.500 soldats furent anéantis. Le seul survivant de cette folie britannique n’était autre que le fameux major Dr William Brydon.

    Aujourd’hui, nous assistons indignés à une autre folie, cette fois-ci américaine, contre la nation afghane.  Les américains semblent avoir appris quelques leçons de la Première Guerre Anglo-afghane ; en internationalisant les forces occupantes dites la « coalition des volontaires » afin dit-on, « de rétablir l’ordre et instaurer la démocratie » avec un « sceau légal » des Nations Unies, les américains ne font que s’approprier les garanties pour un « embourbement collectif » et « refiler le sale boulot » à leurs vassaux de l’OTAN. Un vrai esprit d’équipe, « embourbons-nous ensemble et partageons le coût  de la guerre ensemble» pensaient les américains, mais est-ce « partageons le butin ensemble » ?!

    En tout cas contrairement aux allégations des américains, rien n’a été reconstruit et aucune institution afghane ne peut se targuer d’être représentative du peuple afghan. Depuis son intronisation, Hamid Karzaï est terré dans son bunker de Kaboul ne dépassant pas la simple et fantoche fonction de « Maire de Kaboul », laissant les seigneurs de la guerre, seuls vrais maîtres des provinces, à leur trafique de drogue et pillages. Une économie du pavot avec la bénédiction et la protection des GI’s et de l’OTAN[4] ; on parle même d’avions militaires se chargeant de transporter la précieuse marchandise. Un kilo d’opium vaut mieux qu’un baril de pétrole ; il est aisément exportable et sans tractations ou fluctuations boursières bien entendu !

    Dans la ligne de mire des occupants ce n’est pas seulement la souveraineté et donc la situation géostratégique du pays (le contrôle du pétrole de la mer Caspienne etc.) qui compte mais c’est aussi et surtout la culture islamique de l’Afghanistan qui a unifié ce pays des siècles durant. L’Afghanistan est frappé dans son identité et mémoire avant tout par une guerre impérialiste au service d’un projet de domination mondiale.

    Ce n’est pas avec de l’opium, des rasoirs Gillette ou des magazines, k7 et CD pornographiques que l’Afghanistan sera reconstruit ! Ce n’est pas aussi le prosélytisme évangélique des missionnaires qui trouvent une couverture idéale et insoupçonnable dans les agences dite d' « aide humanitaire et de développement international », qui va résoudre les problèmes sociaux et infrastructurels. Car comme le précise Martin Hadlow de l'UNESCO  « L'intervention internationale apporte son lot de problèmes. L'afflux d'étrangers bien payés provoque souvent une flambée insupportable des prix des produits alimentaires et des services de première nécessité, qui déstabilise l'économie du pays. Inévitablement, les agences internationales et les ONG sont appelées à recruter auprès de l'élite urbaine et éduquée, exacerbant le clivage entre nantis et défavorisés et privant d'employés qualifiés les entreprises locales. En l'absence d'une amélioration rapide et tangible des conditions de vie générales, la bienveillance à l'égard de la présence humanitaire se change vite en amertume. »

    «On asservit les peuples plus facilement avec la pornographie que par des miradors.» disait Alexandre Soljenitsyne, mais c’est sous-estimer les afghans. Il suffit de rappeler à nos frères afghans leur devise «Hospitalité, Honneur, Revanche» et il y aura toujours un seul Dr Brydon qui survivra des occupants pour raconter au monde que l’Afghanistan est le pays des Titans insoumis, les enfants de Gandamak! dr-brydon.jpg

[1] Joseph Kessel : Le jeu du roi. Paris. Del Duca/Plon 1969.

[2] Les Britanniques la qualifient de « The disaster of the First Afghan War » et de « sorry episode »…

[3] Voir The Battle of Kabul and the retreat to Gandamak 
[4] Grâce à qui l’Afghanistan est devenu le premier producteur mondial d’opium. Voir Emma Bonino : Poppy power

* La première photo du photographe Reza    représente une petite fille afghane de Tora Bora. Les deux autres dessins représentent une scène de la bataille de Gandamak et le retour du seul survivant le Dr Brydon à Jellalabad. © britishbattles.com 2005

par Chahid publié dans : La bêtise humaine
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Mardi 1 janvier 2008
1best.jpg« Jusqu’à l’âge de onze ans, j’ai cru qu’il y avait des pauvres comme il y avait de l’herbe et des riches comme il y avait des arbres. » Evita PerÒn

 

    Vue d’Occident, la régression de la civilisation, dit-on, a commencé avec Auschwitz. La seconde guerre mondiale et Hiroshima ne sont alors que des conséquences parmi d’autres, effroyables certes, mais «nécessaires». Quand un président américain comme Georges W Bush menace aujourd’hui le monde d’une troisième guerre mondiale et d’autres Hiroshima, c’est qu’il est toujours, comme beaucoup de ses semblables occidentaux, sous anesthésie auschwitzienne.

     « Comment peut-on parler de Dieu après Auschwitz… Quel est ce Dieu qui a pu laisser faire ? » s’est demandé Hans Jonas; en d’autres termes, ni Dieu, ni les hommes, ni la civilisation ne sont plus les mêmes après Auschwitz. Comme si Auschwitz était le commencement et la fin. Point de raison après Auschwitz.

     L’homme « contemporain » est l’homme des fables par excellence. C’est un débat truqué, et de mauvaise foi. Si régression de la civilisation il y a, elle a pour prélude ce qu’on appelle communément l’impérialisme, ce « Fardeau de l'homme blanc » comme disait Kipling, grand « prophète de l'impérialisme britannique ».[1]

    Chaos, massacres, ravages, pillages, asservissement et humiliation sont des centaines d’Auschwitz que les pays du sud ont vécus dans l’impunité juridique, politique, intellectuelle et religieuse des puissants de l’après révolution industrielle. Comment peut-on parler du Dieu des occidentaux après ces décennies de sang, de feu et de douleur ? Quel est ce Dieu de l’Occident qui laisse faire ces massacres en Palestine, en Irak, au Liban et en Afghanistan ?tunick5.jpg 

      Ni foi ni rêve, ni loi ni trêve. Le désespoir et l’angoisse rongent tout le monde certes, mais il y a désespoir et désespoir. Le désespoir du palestinien, du libanais, de l’irakien, de l’afghan… n’est pas le désespoir de l’étudiant américain auteur de la fusillade de l'Université Virginia Tech , ni le désespoir des vétérans américains des guerres d'Afghanistan et d'Irak qui se suicident par centaines chaque semaine, ni même le désespoir de 1,5 million de personnes qui se suicideront chaque année d’ici 2020.[2]

     L’Occident a choisi une nouvelle religion[3], celle de la consommation, les réticents et les « impies » sont taxés d’«intégrisme» ; brûlés, pendus et exterminés ils seront. La nouvelle religion brandit l’inquisition de la « modernité ».  Les honestiores écrasent les humiliores. De l’individualisme au totalitarisme. Quel cauchemar !

     L’Occident et le reste de la planète se croisent aujourd’hui, l’un remonte vers la liberté et la renaissance, l’autre descend vers le déclin et l’abîme.  

     Comment faire subir à la conscience de l’homme occidental somnambule, le choc ranimant qui l’arrachera de ses mythes qui anesthésient son intelligence et son raisonnement autrefois d’envergure ?[4]

    Je termine avec les fragments du poème « The Palace »[5] du même Kipling, qui me viennent à l’esprit « J’ai essayé de construire un palais, et désormais je ne vois que des ruines. Les objectifs étaient clairs, le résultat était loin d’être parfait.», et Shakespeare de dire « Ils ont échoué parce qu’ils n’avaient pas commencé par le rêve. ».

Bonne année à tous!

[1] Remarquez que des hommes comme Nicolas Sarkozy et bien d’autres ne font finalement que régurgiter d’une façon ou d’une autre la pensée de Kipling.  

[2] Voir les rapports de l’Association Internationale pour la Prévention du Suicide (AIPS)
[3] Voir le dernier texte d’Aline de Diéguez : Le culte du Veau d'Or et la Mondialisation.

[4] Lire les Lettres du philosophe Manuel de Diéguez  à la génération de la Liberté. 
[5] The Palace est semble-t-il un des poèmes de Kipling qui n’est pas traduit en français.

* Les photos sont du photographe américain Spencer Tunick

par Chahid publié dans : La bêtise humaine
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Samedi 8 décembre 2007

NouvelAnBushMessie-20-copie-1.jpg« Partout les armées ont attiré d'autant plus la guerre et les maux qui l'accompagnent, qu'elles ont été plus redoutables : il n'en est aucune qui ait préservé son pays d'une invasion. Le vieux proverbe, si vis pacem, para bellum, était bon chez les anciens, où la force décidait tout ; il n'est plus chez les modernes l'expression de la vérité : de grands préparatifs de guerre mènent toujours à la guerre. » J-B. Say 

         Enfant, j’ai été profondément secoué par une scène du film « Omar Al Mokhtar, le Lion du désert » du regretté Moustapha Akkad. Omar Al-Mokhtar était invité à des pourparlers avec les italiens sous une tente dans le désert libyen…, à la fin, remarquant que les italiens n’étaient pas sérieux, il leur lança « vous ne voulez pas la paix, mais le temps ! ». Effectivement, Graziani avait organisé ces pourparlers pour immobiliser temporairement la résistance libyenne le même jour où il devait faire débarquer toute une armée avec un équipement moderne qui allait par la suite permettre la capture de Cheikh Al-Moudjahiddines Omar Al-Mokhtar et sa pendaison. Depuis, je suis allergique à de tels pourparlers.
     25w50.jpgAnnapolis, en plus de garantir du temps aux américano-sionistes, n’est qu’une campagne malheureuse de marketing pour maquiller la laideur de l’administration Bush et du gouvernement Olmert face à leur opinion publique.[1]
     Le célèbre et controversé journaliste égyptien, Mohamed Hassanein Heikal [2]  s’est demandé un jour « qu’avons-nous arabes récolté de notre soutien aux américains ? Notre alliance avec les américains est un leurre, chaque fois qu’une administration américaine a besoin de se racheter devant son opinion publique, elle appelle les arabes à la soutenir, et chaque fois, les américains pour les remercier courent soutenir encore plus les israéliens ». Si je me rappelle bien, il a employé l’expression « des handicapés qui vont au secours des malades ». Sur la question iranienne[3],  Heikal trouve que les arabes ont toutes les raisons pour s’inquiéter des américains, mais jamais des iraniens qui doivent être nos vrais alliés.
     Aujourd’hui, même après le dernier rapport à décharge, les américano-sionistes et leurs vassaux européens maintiennent leur rhétorique guerrière contre l’Iran, car ils n’ont pas vraiment peur de la bombe iranienne, mais plutôt de « l’exemple iranien » et de son influence sur les pays ou brebis du Moyen Orient. Les arabes du golf ont pris la mauvaise habitude de ramper et de faire ramper leurs citoyens pour préserver leur mode de vie rempli d’objets insignifiants et de tours  sans horizons.
     Haïm Nahman Bialik, un poète sioniste a écrit « Satan lui-même ne saurait venger le sang d’un petit enfant », oui, et le sang du petit enfant palestinien, libanais, iraquien, afghan… ? Qui devrait le venger ? Annapolis ? Voyons !04w99.jpg
    « Si vis pacem, para bellum » (Si tu veux la paix, prépare-toi à la guerre.) ne cessent de tambouriner les faucons américains et israéliens. Une doctrine barbare et menaçante que les arabes semblent ne pas vouloir comprendre. Celui qui prépare la guerre, qui prépare des bataillons, des flottes aériennes et navales, prépare l’invasion et les croisades, la « paix » n’est qu’un stratagème de plus. La machine de guerre est un monstre froid[4] qui ne peut connaître la « paix ».
 Ceux avec qui vous voulez faire la « paix » sont installés comme le décrit Aline de Diéguez dans un bocal qui recèle un cadavre ; « Le bocal dans lequel ils se sont installés n'est qu'un appendice d'une armée pléthorique , équipée d'un matériel ultramoderne au service de tous les moyens existants sur la terre de tuer, de blesser, d'abattre, d'assassiner , de près, de loin, directement, indirectement, à partir de la terre, à partir de la mer , à partir du ciel, de jour , de nuit, avec des drones, avec des robots, des tanks, des missiles, des kalachnikovs, avec des gaz et même avec des couteaux, des battes de base-ball ou des matraques. Dans le même temps, ils proclament urbi et orbi qu'ils sont menacés d'un nouveau génocide et que des ennemis pervers complotent contre eux un nouvel holocauste ».[5]
     Mes chers arabes, soit on continue de parler de « paix » et on laisse les sionistes gommer la Palestine [6] et l’empire nous atomiser, soit on arrête de courir vers des horizons ou chimères que tracent nos sanguinaires bourreaux américains et israéliens, car comme l’a si bien écrit un jour Antoine de Saint-Exupéry « les horizons vers lesquels nous avons couru, se sont éteints l’un après l’autre, comme ces insectes qui perdent leurs couleurs une fois pris au piège des mains tièdes. ».[7]

[1] Pour une des premières conséquences d’Annapolis, l'administration israélienne vient de lancer un appel d'offres pour la construction de 307 nouveaux logements dans la colonie de Har Homa. Les Gazaouis quant à eux, s’attendent au pire. 
[2] Lors d’un épisode d’une série d’Al-Jazeera  intitulée « Avec Heikal ».
[3] Lire l’excellent texte du philosophe Manuel de Diéguez : « L'anthropologie logique et la bombe thermonucléaire iranienne »
[4] Nietzsche parlait de l’Etat, de l’administration etc.
[5] Lire l’excellent texte d’Aline de Diéguez : Israël et son cadavre
[6] Tout en se posant la question « Comment faire disparaître ce cadavre encombrant sans que les voisins s'en aperçoivent ? COMMENT SE DEBARRASSER DES PALESTINIENS ? ». Voir Aline de Diéguez op.cit
[7]Antoine de Saint-Exupéry : Terre des hommes. Gallimard 1939.
* La première caricature est de Mariali, les autres sont d’Emad Hajjaj
par Chahid publié dans : Palestine
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Jeudi 22 novembre 2007

    Le post « Sarkozy et les musulmans » sur le blog de Jean Quatremer a dépassé les 500 commentaires, et vous savez pourquoi ?

    Jean Quatremer, le journaliste de Libération nous révèle tout simplement ce que tout le monde sait mais fait semblant de ne pas savoir, c'est-à-dire l’islamophobie patente de M. Nicolas Sarkozy, actuel Président de la République de France et « Guide » emblématique du palmarès des islamophobes français. Ainsi on apprend que M. Sarkozy s’est livré à une malheureuse diatribe anti-musulmane devant deux de ses invités, Bertie Ahern[1], le 21 septembre, et Fredrik Reinfeldt[2], le 3 octobre, apparemment surpris par la violence gratuite d’un hors sujet gratuit qu’ils n’ont même pas demandé à écouter. Les musulmans sont alors stigmatisés pour leur soi-disant « trop grand nombre en Europe » et « difficultés d’intégration »…hallucinations favorites des islamophobes européens dépourvus d’une mentalité universaliste  et qui ne peuvent comprendre que le dialogue interculturel et le respect de la diversité culturelle sont  le chemin le plus serein vers l’inclusion sociale.

    Aux français somnambules de patauger sur la question de savoir si leur président est islamophobe ou pas, étant citoyen marocain, je vois les choses sous un autre angle. Lors de sa dernière visite d’Etat au Maroc le 22 octobre dernier, j’ai entendu Sarkozy prononcer une dizaine de fois « Je vous aime ! », et chaque fois nos dirigeants et certains de nos concitoyens (l’élite) applaudissaient. Bon très bien, les « salamalecs » font partie de l’étiquette, mais la question suivante me parait légitime : même pas 20 jours après avoir insulté les musulmans, Sarkozy vient pondre devant les musulmans du Maroc son « Je vous aime !», comment appelle-t-on déjà cette attitude ? Je vais vous donner un indice, les dictionnaires français l’appellent « Attitude qui consiste à feindre des sentiments, des idées, des qualités... ».

    Reste à savoir enfin comment nos frères algériens vont réagir au fait que le même Sarkozy voudrait leur imposer  dans sa délégation[3] son ami [4]  Gaston Ghrenassia (dit Enrico Macias), un sioniste dévoué , inconditionnel de Sharon, Ariel pas Stone.

    Avec Nicolas Sarkozy, la Boite de Pandore des sionistes français est désormais grande ouverte.

    « Pandore ne respecta pas la condition et tous les maux s’évadèrent pour se répandre sur la Terre » !

 

[1]Premier ministre irlandais.

[2] Premier ministre suédois.

[3] Dans le cadre de sa visite d'Etat en Algérie le 3 décembre prochain.

[4] La vidéo est terrible !


par Chahid publié dans : La bêtise humaine
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Jeudi 8 novembre 2007

  

« Que se passe-t-il ? Qu’est ce que j’ai fait ? Pour quelle accusation me torture-t-on ainsi ?... pitié…pitié…» sont les cris de détresse de Rachid, un jeune marocain arrêté, emprisonné et torturé en Libye pour avoir voulu rejoindre l’eldorado italien.
    Revenus au pays, Rachid et bien d’autres, révèlent au quotidien marocain en langue arabe Assabah dans un dossier publié récemment[1], le sort terrifiant réservé aux immigrés clandestins. Des témoignages de marocains et d’africains « revenus de l’enfer » comme ils disent, accablants et dignes d’un film d’horreur. Des gardiens de prison qui abattent et enterrent des prisonniers pour avoir demandé du pain, de la torture, de l’intimidation, des insultes (avec mention spéciale pour les ressortissants marocains !)… sont le quotidien indigne des immigrés clandestins marocains et africains dans les geôles du « Guide de la révolution libyenne » qui s’est demandé à Conakry pourquoi les jeunes africains « vont en Europe mendier la charité des européens qui les regardent périr ».
    Les rescapés du « Guantanamo » libyen, affirment tous avoir été emprisonnés dans une étrange prison appelée la « prison des chiens » où on enfermait le prisonnier dans une cellule avec trois chiens. Imaginez alors la peur bleue de ces prisonniers, jour et nuit, face à des bêtes au comportement imprévisible. Rachid nous apprend toutefois que ces chiens se sont avérés plus humains que les humains.[2]
   Pendant ce temps-là, Kadhafi veille personnellement à ce que la veuve d’Arafat soit logée convenablement à Malte dans une résidence à un million d’euros (avec des chiens bien sûr !).corde-20a-20sauter-20clown-201012-copie-1.jpg
Son prince héritier supposé quant à lui, parle  de constitution pour la Libye, des droits de l’homme, de projets économiques… et laisse le grand soin à certaines plumes, comme d’habitude, de le présenter comme l’avenir « étincelant » de la Libye de son père. Mais détrompons-nous, la tâche n’est pas si aisée pour Saïf Al-Islam ; Kadhafi n’a pas qu’un seul héritier ! Son autre fils, le Colonel Major Al-Mouatassem Billah, l’homme de l’ombre, mais surtout l’incontournable et efficace conseiller du Conseil National de Sécurité, est en train de gravir les échelons. Quant à Al-Saädi, il préfère les histoires de foot…tant mieux pour lui.
    Mais Kadhafi est toujours , et la façon avec laquelle il a tiré les ficelles de l’affaire des infirmières bulgares et le résultat que tout le monde connaît, sont la preuve qu’il est, contrairement à son air « burlesque », un redoutable stratège. Il est tout à fait conscient de sa valeur stratégique pour l’occident qui voit en lui désormais un « partenaire stratégique » incontournable dans sa guerre froide contre les chinois.
    S’il y a un homme qui connaît l’Afrique et ses coulisses comme ses propres doigts, c’est bien Kadhafi et ses services de renseignements. 38 ans à sévir en Afrique et ailleurs, ont permis à Kadhafi de s’imposer comme le plus important interlocuteur pour les occidentaux qui veulent court-circuiter l’influence chinoise en Afrique, et n’oublions surtout pas que la Libye est aussi un chantier et un marché à des milliards d’euros pour les firmes occidentales.[3]
    Par contre, au Moyen Orient, Kadhafi pour qui « la démocratie traite les gens comme des ânes », a du mal à caser ses propositions souvent absurdes , voire comiques. Un jour lors d’un Sommet des Chefs d’Etat arabes à Bagdad, le président iraquien Saddam Hussein entendant Kadhafi appeler à ce qui ressemble à une « normalisation des relations » avec Israël, lui a rétorqué en dialecte iraquien «أنجب » (Ferme-la !). Ce jour-là, Saddam avait même menacé avec son pistolet tous les présidents et souverains arabes présents, de les descendre s’ils devaient proposer une telle « absurdité » ! On connaît la suite, Saddam a été pendu, les autres sont toujours en vie !

    Dernièrement, fidèle à son « extravagance », Kadhafi le « philosophe », le « penseur », l’« historien », l’« anthropologue »…comme il se présente lui-même et qui s’est déclaré « chiite », a invité les maghrébins à fonder une « deuxième dynastie Fatimide qui éradiquera l'ethnocentrisme, le confessionnalisme, les schismes et les divisions (…) Avec la création de cette dynastie, nous ne reculerons pas et nous ne retournerons pas à l'ère des califats ni à celui des imams qui est révolue » et de nous apprendre que «  Nous sommes chiites, un point c’est tout ! Le chiisme a quitté l’Iran et s’est installé en Afrique du Nord. Nous devons y fonder le 2ème Etat fatimide. Nous sommes chiites en Afrique du Nord mais si vous nous interrogez sur la sunna du Prophète, nous répondons : Et alors ! Bien sûr, comment ne suivrions-nous pas la sunna du Prophète ? Nous sommes sunnites, parce que nous appliquons la sunna du Prophète. Nous sommes chiites parce que nous sommes fidèles à Ali.». La réponse des oulémas (savants musulmans) ne s’est pas faite attendre. Des oulémas saoudiens  ont même accusé Kadhafi de vouloir « tromper la vigilance des musulmans ».  Les arguments des oulémas sur les Ubaydiyya (dits Fatimides), que tout musulman averti devrait connaître, ont révélé à quel point Kadhafi, ses théoriciens et ses plumes ignorent ou font semblant d’ignorer l’histoire de leur propre région. 


[1] Le numéro du 27/28 octobre 2007
[2] Contactée, l’ambassade de la Libye à Rabat a rejeté catégoriquement ces allégations et nié l’existence d’une telle prison et de telles persécutions et parlé d’une « Charte Verte des Droits de l’Homme » etc. 
[3] Les réserves pétrolières de la Libye sont estimées à plus de 39 milliards de barils.
 * Caricature de
Sultan Al-Subaie
par Chahid publié dans : La bêtise humaine
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Jeudi 18 octobre 2007

   « Le succès à tout prix » ! Étrange et dangereuse règle qu’inculquent les civilisations et les empires à leurs enfants. Étrange et dangereuse règle qui fait de la compétition un spectacle et du spectacle une compétition.

   Marion Jones ne s’est dopée que parce qu’elle a été éduquée et contrainte à faire l’Amazone, et ses compatriotes hommes à faire les gladiateurs, par une culture américano-occidentale violente et égocentrique. Une culture « machiniste » comme dirait Lewis Mumford[1], qui met les sportifs comme les soldats au service de spectateurs assoiffés de performances et de victoires, mais aussi de blessures et de la mort de leurs adversaires ou ennemis. La valeur du sport qui devait être une école de réalisme pour les individus, est devenue une symbolique, une idéologie de « sélection » selon Raymond Ruyer[2].

   Pourquoi accuser Marion Jones ou Tim Montgomery  de trahison ? Leur « bêtise » n’est que l’écho sportif au dopage psychique et politique de dirigeants américains comme Madeleine Albright, l’ex secrétaire d’Etat aux affaires étrangères. Souvenez-vous de sa rhétorique:« we are the indispensable nation (…) we stand tall and hence see further than other nations » (nous sommes la nation indispensable (…) nous sommes haut et voyons donc plus loin que les autres)