Saint Augustin raconte qu’Alexandre le Grand ayant capturé un pirate lui demanda comment il osait « molester la mer ». Celui-ci lui répondit : « Et toi, comment oses-tu molester le monde entier ? Comme je n’ai qu’un petit navire, on m’appelle voleur ; et toi, qui possèdes une vaste flotte, on t’appelle empereur. »
La piraterie[1] a semble-t-il fleuri ces dix dernières années. Elle est même devenue une « profession » stable pour nombre de personnes et une source de vie pour beaucoup de ménages. Cette piraterie n’est pas vraiment l’apanage ou la spécialité d’un pays ou d’un continent (Chine, Asie etc) ; elle est partout et reliée par des réseaux implantés surtout dans les cinq ou six pays les plus industrialisés de la planète.
Le problème réside plutôt dans l’objet ou la motivation de la piraterie. Les pirates du 21ème siècle ne sont pas forcément des Barbarossa ou des Johnny Depp, et ne cherchent pas tous un butin ou une belle prise ; il y’a des « pirates » qui sont complètement désintéressés de l’objet mercantile recherché généralement.
Les hackers par exemple, sont des pirates virtuels qui n’aspirent aucunement à gagner ou à vendre un produit piraté ou de contrefaçon ; ils ont une cause pour laquelle ils militent et essaient de faire passer leurs messages et indignation en sabotant nombre de sites très importants et prestigieux (FBI, CIA…). Ils sont donc les militants du web.
Mais pourquoi cette frénésie du piratage et du sabotage, voire de la destruction ?
Il y’a un proverbe qui dit « on doit pas blâmer un enfant qui danse si le père joue à la flûte! ». Les grands de ce monde donnent un très mauvais exemple aux autres petits avec leurs comportements dignes de cow-boys. Chez nous, nous appelons cela de la « Siba » (anarchie). Les Etats-Unis et Israël ont instauré une « Siba internationale »…[2]
La règle de droit, nationale ou internationale, est d’abord bafouée par les grands avant de l’être par les petits ; par les empereurs avant de l’être par les pirates. Il est difficile alors de donner des leçons de morale ou de légalité à un simple commerçant qui vend de la contrefaçon, à un pirate de logiciels, ou un hacker du web… qui vous répondront avec la plus grande spontanéité et simplicité : « Et eux, comment osent ils molester le monde entier ? Comme je n’ai qu’un petit navire, on m’appelle voleur ; et eux, qui possèdent une vaste flotte, on les appelle empereurs.».
La violente et tragique relation entre les forts et les faibles a toujours révélé le « génie » des faibles à découvrir le « Talon d'Achille » des forts.[1] J’entends par « Piraterie », les trois définitions généralement présentées par Larousse : 1. Crime, actes de déprédation commis en mer contre un navire, son équipage ou sa cargaison.
2. Piraterie aérienne : détournement illicite d'un avion par une ou plusieurs personnes se trouvant à bord.
3. Piraterie commerciale : imitation frauduleuse de produits de grande marque.
[2] Lire le très important ouvrage : Noam Chomsky : Pirates et empereurs, le terrorisme international dans le monde contemporain. Fayard
chahidllive@yahoo.fr









































José María Aznar est un homme dangereux, très dangereux, il faut le dire. J’en déduis même qu’il est parmi les hommes les plus dangereux de la planète. Pourquoi ?
« Ce que nous appelons la grandeur et la beauté n'appartient en propre à personne. Les créateurs sont les passeurs de l'anonyme. »
Le film «
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