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« Et voilà pourquoi Israël et ses acolytes, les tortionnaires américains et européens, attendent que les Palestiniens "déchiffrent avec leurs plaies" les mots SOUMISSION et CAPITULATION que la machine grave dans leur chair en lettres de sang » Aline de Diéguez
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« Quand je désespère, je me souviens qu'à travers toute l'histoire, les chemins de la vérité et de l'amour ont toujours triomphé. Il y a eu des tyrans et des meurtriers, et parfois ils ont semblé invincibles, mais à la fin, ils sont toujours tombés. Pensez toujours à cela.» Gandhi
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 « They call all resistance "terrorism"» Edward W. Saïd
pal31.jpg« Face à l'expansion guerrière d'un empire, il n'y a que deux logiques possibles : celle de la soumission et celle du combat. L'existence même du joug de l'OTAN frappe la civilisation européenne de déshérence (…) Platon explique dans la République qu'une génération vaincue engendre nécessairement deux générations d'aveugles, mais que la troisième se réveille non moins nécessairement» Manuel de Diéguez
 
65602261-1.jpg« Alors quittez notre Terre / Nos rivages, notre mer/ Notre blé, notre sel, notre blessure » Mahmoud Darwish
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boyvstank-1.jpg«
On peut couper les roses, mais on ne peut empêcher le printemps d’arriver » Pablo Neruda
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image001-copie-1.gifpalgrandp_re-1.jpg« La mémoire dans le contexte humiliant que vit le monde arabo-musulman en particulier est l’arme la plus efficace pour consolider le passé, comprendre le présent et construire le futur. » Mahdi ELMANDJRA
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Big Brother Is Watching Us  

Grand Frère Nous Regarde



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« Prévenir la trahison, débusquer le faux ami, le jaloux parent, le traître avant qu'il inocule son venin est une opération aussi complexe que de nettoyer l'anus d'une hyène. » Ahmadou Kourouma 
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Mardi 24 octobre 2006

Saint Augustin raconte qu’Alexandre le Grand ayant capturé un pirate lui demanda comment il osait « molester la mer ». Celui-ci lui répondit : « Et toi, comment oses-tu molester le monde entier ? Comme je n’ai qu’un petit navire, on m’appelle voleur ; et toi, qui possèdes une vaste flotte, on t’appelle empereur. »

 

 

 

 La piraterie[1] a semble-t-il fleuri ces dix dernières années. Elle est même devenue une « profession » stable pour nombre de personnes et une source de vie pour beaucoup de ménages. Cette  piraterie n’est pas vraiment l’apanage ou la spécialité d’un pays ou d’un continent (Chine, Asie etc) ; elle est partout et reliée par des réseaux implantés surtout dans les cinq ou six pays les plus industrialisés de la planète.

Le problème réside plutôt dans l’objet ou la motivation de la piraterie. Les pirates du 21ème  siècle ne sont pas forcément des Barbarossa ou des Johnny Depp, et ne cherchent pas tous un butin ou une belle prise ; il y’a des « pirates » qui sont complètement désintéressés de l’objet mercantile recherché généralement. 

Les hackers par exemple, sont des pirates virtuels qui n’aspirent aucunement à gagner ou à vendre un produit piraté ou de contrefaçon ; ils ont une cause pour laquelle ils militent et essaient de faire passer leurs messages et indignation en sabotant nombre de sites très importants et prestigieux (FBI, CIA…). Ils sont donc les militants du web.

Mais pourquoi cette frénésie du piratage et du sabotage, voire de la destruction ?

Il y’a un proverbe qui dit « on doit pas blâmer un enfant qui danse si le père joue à la flûte! ». Les grands de ce monde donnent un très mauvais exemple aux autres petits avec leurs comportements dignes de cow-boys. Chez nous, nous appelons cela de la « Siba » (anarchie). Les Etats-Unis et Israël ont instauré une « Siba internationale »…[2]

La règle de droit, nationale ou internationale, est d’abord bafouée par les grands avant de l’être par les petits ; par les empereurs avant de l’être par les pirates. Il est difficile alors de donner des leçons de morale ou de légalité à un simple commerçant qui vend de la contrefaçon, à un pirate de logiciels, ou un hacker du web… qui vous répondront avec la plus grande spontanéité et simplicité : « Et eux, comment osent ils molester le monde entier ? Comme je n’ai qu’un petit navire, on m’appelle voleur ; et eux, qui possèdent une vaste flotte, on les appelle empereurs.».

La violente et tragique relation entre les forts et les faibles a toujours révélé le « génie » des faibles à découvrir le « Talon d'Achille » des forts.


[1] J’entends par  « Piraterie », les trois définitions généralement présentées par Larousse : 1. Crime, actes de déprédation commis en mer contre un navire, son équipage ou sa cargaison.

2. Piraterie aérienne : détournement illicite d'un avion par une ou plusieurs personnes se trouvant à bord.

3. Piraterie commerciale : imitation frauduleuse de produits de grande marque.

[2] Lire le très important ouvrage : Noam Chomsky : Pirates et empereurs, le terrorisme international dans le monde contemporain. Fayard

par Chahid publié dans : Le monde
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Mercredi 18 octobre 2006

  « La combinaison indéterminée de la faillibilité humaine et des armes nucléaires conduira à la destruction des nations » Robert McNamara

 

 

   « Avec 120 millions de dollars de budget, nous sommes censés surveiller le monde entier. C'est une goutte d'eau dans un océan. ». Avec ce constat alarmant sur l’impuissance de l’Agence Internationale de l'Energie Atomique (AIEA) à surveiller un monde désormais tenté par une nouvelle course vers l’armement nucléaire, Mohamed ElBaradei directeur de l'agence sort de son « mutisme » et relance ainsi un débat qui parait très urgent et nécessaire.

   Pour Mr ElBaradei, il nous faut développer une nouvelle approche internationale, sinon nous aurons affaire non pas à neuf Etats seulement ayant l'arme nucléaire, mais à vingt, à trente autres ayant la capacité de la développer très rapidement, dont des « Etats nucléaires militaires virtuels » qui ont en ce moment même les connaissances et les moyens d'enrichir l'uranium ou de retraiter du plutonium. ElBaradei n’a pas cité d’exemples mais tout le monde comprendra qu’il s’agit de l’Iran, du Japon, du Brésil, de l’Egypte etc.

   Le nucléaire étant malheureusement le champ flagrant du « deux poids, deux mesures », le directeur de l’AIEA estime justement qu’il est « difficile de maintenir une logique voulant que certains pays se reposent sur l'arme nucléaire, ou sur sa quête, tout en disant à tous les autres qu'elle n'est pas pour eux. Ce n'est pas logique ; c'est une question que l'on doit aborder. ».

   Les tests nucléaires[1] réalisés par les puissances dotées de l'arme atomique révèlent malheureusement que certains Etats en font une arme d’intimidation plutôt que de protection.

   Pour Jasques Attali, quand Jacques Chirac a élargi les cibles du nucléaire français aux pays « qui auraient recours à des moyens terroristes contre nous» et à «ceux qui envisageraient d'utiliser (...) des armes de destruction massive», tout en précisant que «la dissuasion nucléaire (...) n'est pas destinée à dissuader des terroristes fanatiques», il se met dans une posture extrêmement dangereuse qui laisse entendre que la France pourrait utiliser l'arme nucléaire contre un pays qui n'en aurait pas, ce qui revient à inciter ce pays à se la procurer.[2] Et vous savez sûrement que Jacques Chirac n’est qu’une « colombe » comparé aux autres faucons américains qui ne cessent de vanter leur puissance nucléaire dissuasive qui vient de leur récolter leur premier fruit amer : une Corée du nord tourbillonnante. Le nucléaire ne prévient pas le nucléaire, il l’incite !


[1] Les Etats-Unis : 1032 (essais) ; la Russie  : 715; la France  : 210 ; la Grande Bretagne  : 45; la Chine  : 45 ; Inde : 6 ; Pakistan : 3 à 6 ; Corée du nord : 1.

[2] Jasques Attali : « Le roi, le pion, le fou ». L’express 26 janvier 2006.

par Chahid publié dans : La bêtise humaine
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Jeudi 12 octobre 2006

      José María Aznar est un homme dangereux, très dangereux, il faut le dire. J’en déduis même qu’il est parmi les hommes les plus dangereux de la planète. Pourquoi ?

Je ne vais pas évoquer ici ses penchants fascistes, ni son franquisme, ou son appartenance à la phalange espagnole, l’organisation para-militaire d'extrême droite…ni même ses agressions verbales et militaires contre le Maroc, car je ne ferais alors que restreindre ou réduire son danger à une échelle régionale ;  Je vous parle ici d’un danger plutôt planétaire.

Depuis sa chute prématurée et méritée, Aznar a semble-t-il décidé d’en découdre avec ceux qu’il croit responsables de sa débâcle, c'est-à-dire les « musulmans » tout simplement ! Pourquoi employer ce terme si général, « les  musulmans » ?

 Fini le temps où on parlait de musulmans modérés ou radicaux…Aznar a choisi désormais d’évoquer comme ses adversaires et ceux de l’occident, les musulmans tout court.

Lors d’une conférence sur « Les menaces mondiales », le « Caudillo » espagnol voulant prendre la défense du Pape Benoît XVI après ses dernières déclarations sur l’islam et son prophète, a déclaré mot par mot : « Nous sommes en guerre ; c’est soit nous (occidentaux), soit eux (musulmans) » ; il a ajouté :  « j’entends des gens demander au Pape de présenter ses excuses alors que les musulmans n’ont jamais présenté d’excuses pour les huit siècles d’occupation de l’Espagne… L’occident n’a pas attaqué l’islam, ce sont eux qui nous ont attaqué ». Estimant que le dialogue des civilisations est une « farce », il invite ainsi l’occident à se défendre et à riposter !

Pour riposter, et c’est là le drame de l’histoire, Aznar à travers son think tank «  la Fundación para el análisis y los estudios sociales », surfe sur la vague actuellement très répondue d’une urgente transformation de l’OTAN et d’une réorganisation de son champ de travail et d’action etc. Dans un rapport intitulé « NATO : An Alliance for Freedom », le fasciste déchu propose entre autres, la création d’un Conseil des ministres de l’Intérieur de l’OTAN et d’un commandement de lutte anti-terroriste ; laisser Israël devenir membre de l’OTAN et s’allier à d’autres pays actifs dans la guerre contre le « terrorisme » (Australie, Japon, Inde…) ; bref, il propose une autre et nouvelle organisation mondiale de sécurité collective au lieu des nations unies, c'est-à-dire tout simplement une anarchie institutionnalisée, car pour lui L’ONU est une organisation morte car infestée par l’anti-occidentalisme, le tiers-mondisme, l’islamisme etc.

Pour Aznar, l’adhésion d’Israël à l’Alliance est une urgence qui permettra entre autres de porter secours à l’État sioniste s’il était attaqué par l’Iran ou autre, et même en légitime défense. Il regrette ainsi le déroulement du dernier conflit au Liban, car selon lui, l’OTAN aurait dû porter secours à Israël et bombarder le Liban !

Voilà, je ne trouve vraiment pas de mots pour qualifier les propos d’Aznar à part la citation de Sartre : « il faut un double soleil pour éclairer le fond de la bêtise humaine » !

Ce qui est sûr, c’est que le vrai « choc des civilisations » tant attendu et tant acclamé par les fanatiques, se réalisera certainement grâce ou à cause (à chacun sa vision des choses) des caniches de Bush !

Leur rhétorique fasciste pousse le monde désormais vers une nouvelle course pour l’armement nucléaire (Corée du nord, Iran…et bientôt : Japon, Indonésie, Égypte etc). Pendant que certains « sages » tentent d’éteindre le feu du « choc des civilisations », ces caniches sont en train de souffler sur les pailles. 

par Chahid publié dans : La bêtise humaine
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Dimanche 8 octobre 2006

     « Ce que nous appelons la grandeur et la beauté n'appartient en propre à personne. Les créateurs sont les passeurs de l'anonyme. » Jacques Réda

  

    Combien d’hommes sont ils morts pour bâtir les pyramides, pour creuser le canal de Suez, le canal de Panam…? Combien d’hommes sont ils morts pour permettre à Alexander le grand, à César, à Napoléon, à Suleyman le magique, à Churchill…d’être ce qu’ils sont devenus ; des hommes célèbres ? Pourquoi l’histoire ne garde que les noms des souverains, des despotes et des « féodaux » et oublie la masse, le peuple ?

Quelle histoire est histoire s’elle ne garde pas les noms des anonymes ?

Quelle histoire est histoire s’elle ne reconnaît pas les anonymes ?

Quelle gloire est gloire s’elle n’est pas faite par le sacrifice des anonymes ?

L’histoire ne souffre-t-elle pas elle-même du syndrome du réverbère ?

Elle ne retient que les hommes qu’on éclaire pour elle, et ignore le reste.

L’histoire est muette, aveugle, frigide, et inhumaine. Les hommes célèbres à eux seuls ne peuvent la « chauffer » et la rendre humaine.

L’histoire ne garde que l’euphorie et les caprices des grands et des civilisations, et oublie le sacrifice et la souffrance des anonymes.

Mais pourquoi les anonymes sont ils si impliqués et complices dans cette mascarade ?

Pourquoi les anonymes se bousculent ils pour défendre un système qui les écrase ?

Un système qui fait d’eux des soldats programmés, des consommateurs compulsifs, des électeurs stupides, et une foule parfois  fanatique, voire enragée.

Peut être que les anonymes ne sont finalement que des « marches échelonnées », des êtres jetables. Et monte qui peut !

La démocratie, la civilisation…c’est là où il n’y a pas de « marches échelonnées », ni d’êtres jetables.

par Chahid publié dans : La bêtise humaine
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Mercredi 4 octobre 2006

         Il semble bien que le premier ministre canadien Stephen Harper joue un rôle plutôt « américain » au sein de la francophonie. On peut même dire que ce chef d’Etat n’est que l’écho des discours de l’administration Bush au cœur d’une organisation réunie autour de la langue de Molière. Un apprenti yankee à Bucarest.

   Sa position regrettable durant le dernier conflit au Liban vient se confirmer lors du 11e Sommet de la francophonie qui s'est achevé vendredi 29 septembre, à Bucarest.

Stephen Harper a été la voix de Bush et d’Israël dans ce sommet voulu au début sur « Les technologies de l'information dans l'éducation », mais qui a pris d’autres tournures politiques.

   Entre des Etats qui voulaient adopter un texte solidaire avec le Liban et le peuple libanais sinistré, et d’autres moins intéressés par de telles initiatives, le premier ministre canadien a fait savoir aux Etats francophones que Bush, Israël et les néo-libéraux ne pouvaient tolérer un tel texte. Une petite crise « à huis clos » a donc secoué l’organisation qui va sûrement subir d’autres crises plus graves dans l’avenir. L’effet Bush !     

par Chahid publié dans : La bêtise humaine
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Vendredi 29 septembre 2006

    Le film « Indigènes » de Rachid Bouchareb tant attendu, vient de sortir ce mercredi 27 septembre après une tournée fructueuse dans des festivals comme Cannes, Locarno ou Toronto.

    Le film est attendu, car il a bénéficié d’une importante campagne publicitaire où se mêlaient  le showbiz, l’historique et l’émotionnel. L’histoire n’est pas n’importe laquelle, et les acteurs ne sont pas des inconnus.

    Une histoire sur le passé colonial de la France peut toujours faire vibrer plus d’un, et la présence d’un nom comme Jamel Debbouze est plus qu’alléchante.

    Mais la présence d’un grand nombre d’anciens combattants venus, vendredi 15 septembre, assister à la projection d'Indigènes à Bordeaux, organisée par la Sonacotra , arrache le film des « salamalecs » des premières, pour l’introduire très vite dans son contexte humain et dramatique.

    Les présentations et les expressions ne s’arrêtent pas : « Indigènes » est le film de la réhabilitation, de la sensibilisation, de la revalorisation, de la revendication sociale …un film contre l’injustice, le silence, l’oubli… un film sur les droits civiques

   Pour moi, il est surtout le film du déterrement d’une mémoire et d’une dignité où le sang maghrébin se mélange avec la terre européenne. Il est aussi le film de la « construction » d’une mémoire qui réhabilitera le magrébin des clichés de « délinquance » ou d’ « islamisme »…Grâce à ce film, les maghrébins de France doivent non seulement se poser la question : « pourquoi on s'est battus pour les Français si on ne touche pas comme les Français ? », mais aussi « pourquoi on s'est battus pour les Français si on ne vit pas comme les Français ? ». 

    Le film est l’histoire de quatre jeunes hommes : «  Jamel Debbouze est Saïd, paysan analphabète, vulnérable et naïf qui révèle peu à peu son courage et son agressivité ; le Yassir de Sami Naceri est un soldat qui se contente de faire son métier, sans réfléchir, avec panache et efficacité, jusqu'au jour où il est obligé de se poser des questions ; Messaoud (Roschdy Zem) croit, parce qu'il est beau gosse, qu'il est un Français comme un autre ; et Abdelkader, le caporal (Sami Bouajila), tente de mettre la hiérarchie militaire face aux mensonges des proclamations d'égalité et de fraternité que bat en brèche le traitement réservé aux troupes indigènes. »[1]. Ces quatre maghrébins vont quitter leurs pays et leurs familles en 1943 pour rejoindre les troupes du Gouvernement provisoire de la République , et combattre et mourir loin de chez eux à Monte Cassino, en Provence, ou en l'Alsace…le reste est à découvrir !

   Le rôle décisif des 300.000 indigènes qui ont combattu pour la France , c’est Gaston Monnerville qui le résume : « Sans l'Empire, la France ne serait qu'un pays libéré. Grâce à lui, elle est un pays vainqueur. ». Reste à savoir alors, si les maghrébins et les africains ont versé du sang et de la sueur pour la France , qu’est ce que « Finkielkraut and Co » ont versé pour elle à part des mots arrosés dans des salons arrosés ? 

   Enfin comme le dit Jamel Debbouze, la dynamo de ce projet, et le « petit prince » du spectacle : « Nos arrière-grands-parents ont libéré la France , nos grands-parents l'ont reconstruite, nos parents l'ont nettoyée. Nous, on va la raconter. ».

   Un film à ne pas rater.


[1] Thomas Sotinel : "Indigènes" : quatre Africains pour la France. Le monde du 27.09.06

par Chahid publié dans : Le monde
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Dimanche 24 septembre 2006

   

    Incroyable l’image du président vénézuélien Hugo Chavez brandissant le livre de Noam Chomsky : « Hegemony and Survival : America's Quest for Global Dominance » (Dominer le monde ou sauver la planète : L'Amérique en quête d'hégémonie mondiale) mercredi 20 septembre à la tribune des Nations unies.

   L’image a fait le tour du monde, et le livre ressuscité de Chomsky ne cesse de faire parler de lui. Il est même en ce moment à la tête du top 10 d’Amazon.com.

   Noam Chomsky, le savant, l’indomptable, l’épine dans le derrière de l’administration Bush, présent dans la tribune des Nations unies! Qui aurait imaginé cela.

   Le contexte est plus que symbolique. Chomsky et Chavez, deux hommes, deux destins différents, un même combat : dénoncer l’hégémonie et le terrorisme d’Etat de Bush et de ses vassaux, Israël et compagnie.

   J’avoue n’avoir jamais été un vrai « fan » de Chavez. Je vais vous raconter ma petite histoire avec ce personnage épicé et vigoureux. Il y’a 10 ans maintenant, je faisais mes premiers pas dans une faculté, j’avais un ami (un colocataire) avec qui je partageais une partie d’un « militantisme light ». Nous n’étions ni de gauche ni de droite, tout en étant des lecteurs avides de Chomsky, d’Edward Saïd, ou de John Berger etc. Mon ami était un pro-israélien, j’étais et je suis toujours un pro-palestinien. Il ne cessait pas de me parler du danger Chavez. Il le qualifiait même de « berger » et d’inculte. J’avoue que je n’ai rien vu venir. Il se trouve que les pro-israéliens et les sionistes ont flairé la menace Chavez. Il est aujourd’hui la bête noire des américains et des israéliens[1]. Mais pourquoi mon ami l’a flairé ?

    Ce n’est qu’après que j’ai compris le grand jeu des intérêts et le « qui est qui » de la stratégique mondialisation des néo-libéraux, et ceci en grande partie grâce aux écrits de Chomsky.

    Les Etats Unis et Israël représentent aujourd’hui ce que nous appelons le « Néo-libéralisme », c'est-à-dire comme le note Robert W. McChesney dans sa préface du livre de  Noam Chomsky : « Profit over People. Neoliberalism and Global Order » (Le profit avant l’homme), un paradigme économique et social de notre temps, qui définit les politiques et les processus grâce auxquels une poignée d’intérêts privés acquièrent le droit de contrôler tout ce qui est possible dans la vie sociale afin de maximiser leurs profits personnels. Et Chomsky d’ajouter que les médias, l’industrie des relations publiques, les idéologues universitaires, la culture intellectuelle en général, jouent un rôle essentiel dans la fabrication des « illusions nécessaires », celles qui font apparaître comme rationnelle, bienveillante et nécessaire, une situation déplaisante. Enfin pour Chomsky, les Etats Unis et Israël sont là pour nous faire « gober » un statu quo des plus hégémoniques et injustes.

   Des hommes comme Chavez, Chomsky, Castro, Ahmadinidjad, Hassan Nassrallah, José Bové ou Dieudonné… sont alors des « perturbateurs », « des terroristes », « des antisémites », « l’axe du mal »,  ils menacent ce statu quo, car ils sont les enfants du peuple, « des bergers et des incultes » comme disait mon ami pro-israélien.

    Depuis ce temps là, mon ami s’est repenti, et devient aujourd’hui un fervent défenseur de la cause palestinienne ; moi j’ai appris à respecter Chavez, je méprise les néo-libéraux et je suis toujours un avide lecteur de Chomsky.

    Enfin, la déclaration de Chavez à la tribune des Nations unies tout en brandissant le livre de Chomsky : « Les Américains devraient lire ce livre Hegemony and Survival : America's Quest for Global Dominance, plutôt que de regarder Superman », restera gravée dans les mémoires. La révolte des humiliés ne fait que commencer.


[1] La CIA et le MOSSAD ont comploté durant toutes ces années pour renverser Chavez comme ils ont fait avec tous les autres présidents élus démocratiquement dont Salvador Allende.

 

par Chahid publié dans : Le monde
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Vendredi 22 septembre 2006

  

     « Je veux que les cultures de toutes les terres soufflent à proximité de ma maison, aussi librement que possible ; mais je refuse d’être renversé par le souffle de l’une quelconque d’entre elles ». Mahatma Gandhi cité par Le Professeur Mahdi ELMANDJRA.

 

    Le professeur Mahdi ELMANDJRA[1] vient de publier son dernier ouvrage intitulé « Valeur des Valeurs »[2]. Pour ceux qui ne connaissent pas Mahdi ELMANDJRA, et je parle surtout de nos amis étrangers, j’aimerais dire en une phrase : il est l’homme qui a su rester au-dessus de la mêlée. Il n’a jamais demandé à avoir sa part du gâteau comme font bon nombre de nos soi-disant intellectuels et universitaires. Personne n’a pu instrumentaliser, récupérer ou manipuler ce grand homme. Dès lors il est sans contestation l’intellectuel le plus respecté de notre génération. En plus d’être un homme de science, un futurologue, il est aussi le doyen des universitaires marocains. Le premier professeur marocain du Maroc indépendant.

   De ssi Mahdi ELMANDJRA, nous avons appris la philosophie du « NON » de Gaston Bachelard et l’humanisme et la non violence du Mahatma Gandhi.

  Ses prises de position et sa franchise l’exposent souvent à une censure honteuse et condamnable. On censure le grand homme et on laisse les nains semeurs de sottises faire leur défilé. Pour ssi Mahdi ELMANDJRA, j’aimerais tout simplement citer André Gide : « Le monde ne sera sauvé, s’il peut l’être, que par des insoumis ». Restez « insoumis » ssi Mahdi ELMANDJRA, avec votre « NON » vous êtes un exemple, une référence, une valeur, une mémoire.  

    J’ai choisi quelques paragraphes de l’avant-propos de l’ouvrage pour vous le présenter fidèlement. Bonne lecture.

    « Le commerce des idées et le monde de la créativité ne se négocient pas à la manière des accords du « libre échange », et ne se prêtent pas aux règles qui régissent les produits agricoles ou industriels. On n’occupe pas le champ culturel comme on occupe un champ de bataille. Tout ce que l’on réussit c’est exacerber d’un côté l’ethnocentrisme et l’arrogance culturelle caractérisant l’attitude d’un grand nombre de pays occidentaux, et accentuer d’un autre côté la résistance de la majorité des peuples aux agressions culturelles.

   « (…) je crois en l’universel- celui qui est le produit de l’intersection des diversités, celui dont l’algorithme est basé sur la justice et l’équité appliquées sans discrimination de race, de religion, de sexe ou de revenu. Je crois en l’universel du beau et de l’amour tels qu’on les ressent individuellement. Je crois en l’universalité de la créativité et de l’innovation dans leur cours.

   « (…) lorsque je parlais de « guerre civilisationnelle » dès 1991, c’était à titre préventif pour dire qu’il fallait accorder une importance aux valeurs car elles seront de plus en plus la cause principale des conflits à venir et que la seule solution pour garantir la paix était d’améliorer la communication culturelle. Cette même année je créais le Fonds de la Communication Culturelle Nord-Sud qui attribue un prix annuel financé avec mes droits d’auteur.

  « Huntington qui reconnaît dans le chapitre 10 de son livre « Le Choc des Civilisations » que j’étais le premier à utiliser le terme « guerre civilisationnelle », emprunte une démarche prescriptive. Il ne se limite pas à reconnaître le rôle des valeurs culturelles dans les prochains conflits, il identifie les régions dont les valeurs entreraient en conflit avec les valeurs judéo-chrétiennes et qui représentent, à ses yeux, un danger à l’avenir.

    « Cet ouvrage est composé de trois parties. Une première qui traite principalement des valeurs et de la société ; une seconde qui insiste sur le rapport entre les valeurs et la créativité ; la dernière souligne la place de la mémoire en tant que valeur qui rejette l’amnésie et est un témoignage d’estime à des personnes dont l’amitié, la sincérité, le sens du partage et les talents m’ont grandement enrichis. La mémoire : une valeur qui donne au temps son harmonie entre un passé qui se renouvelle, un présent éphémère et un avenir éternellement ouvert. On ne « tourne pas les pages » on les relit régulièrement.

   « La mémoire dans le contexte humiliant que vit le monde arabo-musulman en particulier est l’arme la plus efficace pour consolider le passé, comprendre le présent et construire le futur. On peut détruire les infrastructures matérielles mais on ne détruit pas la mémoire d’un peuple comme le savent ceux qui aujourd’hui, en Israël, procèdent à des éliminations ethniques. Le monde musulman a déjà perdu près de douze millions d’âmes depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, au cours de conflits provoqués, menés par proxy et gérer par des forces de « coalition » au nom d’un impérialisme agonisant. Le jour où les pays musulmans commenceront à se doter d’une banque de données de toutes les victimes de ces conflits, ils pourront parler alors de la mémoire en tant que valeur de survie.

   « (…) ces lignes sont écrites sur le vif d’une impitoyable « guerre des valeurs » qui n’est que le prolongement sauvage, obsessionnel et sans merci de « la première guerre civilistionnelle ». Sans doute l’avenir de l’humanité dépendra-t-il du prix accordé à la vie humaine sans discrimination aucune et du respect mutuel des valeurs qui sont le gène de la survie dans la dignité. D’où la « Valeur des Valeurs »

« Demain, ils sauront qui est le grand menteur, l’insolent ». (Sourate 54, verset 26)

 Mahdi ELMANDJRA  Rabat, 21 Juillet 2006

P.S : Le lien du post sur le site du Professeur Mahdi Elmandjra :