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« Et voilà pourquoi Israël et ses acolytes, les tortionnaires américains et européens, attendent que les Palestiniens "déchiffrent avec leurs plaies" les mots SOUMISSION et CAPITULATION que la machine grave dans leur chair en lettres de sang » Aline de Diéguez
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« Quand je désespère, je me souviens qu'à travers toute l'histoire, les chemins de la vérité et de l'amour ont toujours triomphé. Il y a eu des tyrans et des meurtriers, et parfois ils ont semblé invincibles, mais à la fin, ils sont toujours tombés. Pensez toujours à cela.» Gandhi
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 « They call all resistance "terrorism"» Edward W. Saïd
pal31.jpg« Face à l'expansion guerrière d'un empire, il n'y a que deux logiques possibles : celle de la soumission et celle du combat. L'existence même du joug de l'OTAN frappe la civilisation européenne de déshérence (…) Platon explique dans la République qu'une génération vaincue engendre nécessairement deux générations d'aveugles, mais que la troisième se réveille non moins nécessairement» Manuel de Diéguez
 
65602261-1.jpg« Alors quittez notre Terre / Nos rivages, notre mer/ Notre blé, notre sel, notre blessure » Mahmoud Darwish
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boyvstank-1.jpg«
On peut couper les roses, mais on ne peut empêcher le printemps d’arriver » Pablo Neruda
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image001-copie-1.gifpalgrandp_re-1.jpg« La mémoire dans le contexte humiliant que vit le monde arabo-musulman en particulier est l’arme la plus efficace pour consolider le passé, comprendre le présent et construire le futur. » Mahdi ELMANDJRA
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Big Brother Is Watching Us  

Grand Frère Nous Regarde



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« Prévenir la trahison, débusquer le faux ami, le jaloux parent, le traître avant qu'il inocule son venin est une opération aussi complexe que de nettoyer l'anus d'une hyène. » Ahmadou Kourouma 
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Mardi 30 mai 2006

  Je crois qu’il y a la vie, et puis il y a les échecs, son témoin.

 

 

La lutte constante que nous vivons dans la vie, on la retrouve d’une façon claire sur l’échiquier; car le temps, l’espace et les pions sont visibles, contrairement à la vie où on dissimule le « qui est qui » des pions.

 Dans les échecs, le Roi est connu, et ses limites aussi, et ce qu’il fait avec les pions, ou ce que les pions font pour lui, est clair ; ils se sacrifient tous pour lui, ils s’entre-tuent juste pour lui permettre de rester le dernier sur l’échiquier, alors qu’il est de loin le plus faible de tous.

 Chaque fois, quand je joue aux échecs, je sais que je ne vais pas m’amuser, mais plutôt comme dirait Nabokov, "célébrer un culte"... j’ai vraiment mal au cœur de voir que toute cette tragédie, tous ces pions sacrifiés bêtement, tous ces cavaliers jetés dans l’inconnu, toutes ces tours qui s’écroulent, n’ont d’autre but que de sauver un Roi qui se déplace d’une façon ridicule et insignifiante.  

  Les échecs m’ont beaucoup aidé à comprendre la vie, le monde, le pouvoir, la démagogie, la nature humaine, la bêtise humaine…et enfin, la condition humaine.

  Pour apprendre les échecs, je me suis laissé et je me laisse toujours humilier par l’adversaire, car de cette humiliation naît mon expérience et ma détermination.

  J’ai appris à aimer les simples pions, et je m’efforce à apprendre comment les garder pour la fin ; et s’il faut sacrifier des pions, je préfère comme dit Xavier Tartacover "sacrifier ceux de mon adversaire"!

  Enfin, comme dirait Balzac «  Tous ces prétendus hommes politiques sont les pions, les Cavaliers, les Tours ou les Fous d'une partie d'échecs qui se jouera tant qu'un hasard ne renversera pas l'échiquier. »

 

par Chahid publié dans : Echecs/Chess
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Dimanche 28 mai 2006

 

In MIGUEL ANGEL ESTRELLA et YEHUDI MENUHIN « La musique, messagère de la paix » Le Monde diplomatique Mars 1998, page 32

 

« ON ne dira jamais assez que le carriérisme, la course au toujours plus d'argent et plus d'honneurs, sont mortifères. Ils tuent le meilleur en nous: l'amour et la liberté. Nous oublions trop souvent le goût et le sens de l'essentiel. Or l'essentiel va de pair avec le détachement à l'égard de l'accessoire... Le refus du commercial peut servir de garde-fou tout au long d'une vie, et dans les circonstances les plus difficiles. Faire ce choix, c'est faire le choix de la liberté, y compris la liberté de choisir son esclavage, comme de faire chanter inlassablement son piano ou son violon, avec la conviction que, ensemble, nous devenons meilleurs .

 

Chaque fois qu'un conflit se produit à l'autre bout de la planète, nous y sommes mêlés, car l'humanité est indivisible. Toute guerre est une guerre civile. Nous partageons collectivement les menaces qui pèsent sur la Terre , mais aussi ses ressources. Sommes-nous assez conscients des responsabilités et des devoirs que nous avons à son égard, ainsi qu'à l'égard des générations futures? Aucun d'entre nous ne peut se dire: "Voilà les criminels, voilà les sages. Voilà les bons et voilà les méchants." Ou encore: "Ce n'est pas moi, c'est lui."

 

L'artiste oserait-il prétendre que quelqu'un d'autre est responsable de ses fausses notes? Chacun de nous devrait apprendre cela dès l'enfance: nous sommes responsables de nous-mêmes et des autres. Depuis des siècles, nous commettons une faute capitale: établir une distinction entre ce qu'il faut protéger et ce dont il faudrait se protéger. Mais nous devrions défendre nos ennemis aussi bien que nous-mêmes, nous protéger non des étrangers mais de nous, et apprendre à tout donner, au lieu de nous contenter de donner ce que nous avons en trop.

(…)

Chacun d'entre nous est un créateur. Il lui suffit de découvrir son talent propre et de s'attacher à le développer. Le danseur a l'ambition de maîtriser son corps. Le violoniste, son archet. Le chef d'orchestre, de trouver le juste rapport entre la partition et ses musiciens. Le flûtiste, en prenant son souffle, a l'ambition de donner vie à son instrument. L'interprétation dépend finalement de nous. La création nous habite, elle nous possède, de même que l'infini. En ce sens, nous sommes tous divins. Nous sommes constamment créés, recréés, refaçonnés par une lignée ininterrompue sur des millions d'années, ce qui nous rend tous solidaires.

(…)

Nous rêvons d'un monde libre et nous savons que nous sommes nombreux à avoir cette espérance. Nous rêvons que la paix ne soit pas qu'une préparation à la guerre. Sommes-nous des utopistes? Peut-être. Des idéalistes? Certainement. Mais sans idéal, sans utopie, quel progrès pourrait espérer accomplir l'humanité?

par Chahid publié dans : Penseurs
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Mercredi 24 mai 2006

L'Exil

Un texte de John Berger

 "La philosophie est en fait le mal du pays, c’est le besoin de se sentir partout chez soi." Novalis

 

 

 

 

 

Pendant les dernières cent cinquante années s’est déroulée une transformation peut-être d’une importance équivalente. Jamais au cours de l’histoire autant de gens n’ont été déracinés qu’à notre époque. L’émigration, imposée ou choisie, au-delà des frontières nationales ou du village à la métropole, est l’expérience essentielle de notre temps.

 

(…)Que l’industrialisation et le capitalisme devaient exiger un tel déplacement des hommes, d’une ampleur sans pareille et accompagnée d’une violence d’un nouveau genre, l’annonce en avait été faite par l’ouverture des marchés d’esclaves au seizième siècle. Le front occidental de la première guerre mondiale, avec ses armées de conscrits "massés", fut une illustration plus tardive de la même pratique qui bouleverse, transporte, et concentre les humains dans un "no man’s land". Plus tard, les camps de concentration à travers le monde ont suivi la logique de cette pratique continue. Comparer les maux est répugnant, car un mal plus grand ne justifie pas un plus petit. Si j’aligne ces événements, c’est simplement pour montrer l’ampleur du déracinement qui caractérise le monde moderne. Ce déracinement a créé et crée toujours le monde dans lequel nous vivons – même si parfois il se développe d’une façon moins spectaculaire.

 

(…)Tous les grands historiens, de Marx à Spengler, ont analysé les énergies de ce processus. Que dire de plus? Peut-être pleurer sur ce qui a été perdu. Il ne s’agit pas de nostalgie, mais c’est sur les lieux de la perte que naissent les espoirs – des espoirs éternels, non pas d’éphémères promesses.  

 

 (…)Le terme foyer (Heimr en langue scandinave, Heim en allemand, komi, qui signifie village, en grec) a été repris depuis longtemps par deux genres de moralistes, tous deux proches des sphères du pouvoir. La notion de foyer constitue le noyau central de la moralité domestique, qui protège la propriété de la famille (femmes comprises); simultanément, elle s’est étendue à la patrie (homeland), a fourni le premier commandement de la loi patriotique, et aidé à persuader les hommes de mourir dans des guerres qui, souvent, ne servaient que les intérêts de la classe dirigeante minoritaire. Et ces deux notions ont effacé le sens original du terme.

 

 A l’origine, le foyer représente le centre du monde, non pas au sens géographique, mais au sens existentiel. Mircea Eliade montre admirablement dans ses nombreux ouvrages qu’à partir du foyer on peut jeter les bases du monde. Le foyer fut établi, dit-il, "au cœur du réel". Dans les sociétés traditionnelles, tout ce qui explique le monde est réel; le chaos environnant existe et il est une menace parce qu’il est irréel. Sans un foyer au centre du réel, on ne sait pas où se réfugier, on est perdu dans le non-être et dans l’irréalité. Sans un foyer, tout se décompose en fragments.

 

Le foyer est le centre du monde, car c’est là où la ligne verticale croise l’horizontale. La ligne verticale monte au ciel et descend au pays des morts, sous la terre. La ligne horizontale représente la circulation terrestre, toutes les routes qui mènent à travers la terre à d’autres lieux. Ainsi c’est au foyer que l’on est le plus près des dieux du ciel et des morts sous la terre. Cette proximité permet d’espérer pouvoir les atteindre. Et en même temps, on se trouve au point de départ et de retour (si tout va bien) de tous les voyages terrestres.

 

(…)Après avoir quitté son foyer, l’émigrant ne trouvera plus jamais de nouvel endroit où se croisent les deux lignes de vie. La ligne verticale n’existe plus. Il n’y a plus de continuité entre lui et les morts; maintenant les morts disparaissent tout simplement. Les dieux sont devenus inaccessibles. La ligne verticale s’est confondue avec le cercle du vécu individuel qui ne mène nulle part ailleurs qu’en soi-même. Les lignes horizontales, comme il n’y a plus de points fixes, d’appuis, constituent une sorte de plaine de distance nue, balayée par tout ce qui la traverse.

 

 

 

(…)L’autre aspiration est d’ordre historique. Chaque émigrant sait au fond de son âme que le retour est impossible. Même si, physiquement, il est capable de revenir, il ne revient pas vraiment parce que l’émigration l’a profondément changé. Il est également impossible de retourner au vécu historique lorsque chaque village était au cœur du réel. Le seul espoir de refaire un centre est de faire un centre du monde entier. Une seule chose peut transcender le manque de foyer moderne; la solidarité mondiale. Fraternité est un terme trop facile. Sans tenir compte de Caïn et d’Abel, la fraternité laisse espérer que tous les problèmes seront résolus. En réalité, beaucoup sont insolubles.

 

D’où l’éternel besoin de solidarité.

 

Aujourd’hui, dès la fin de la petite enfance, la maison ne peut plus jamais être un foyer, comme elle le fut en d’autres temps. Ce siècle, malgré ses richesses et ses systèmes de communication, est celui du bannissement. Un jour peut-être la promesse dont Marx fut le grand prophète sera-t-elle tenue; alors le substitut de la protection d’un foyer ne sera pas uniquement notre propre nom, mais aussi notre présence collective et consciente dans l’histoire, et nous vivrons à nouveau au cœur du réel. Malgré tout, je peux l’imaginer.

 

Entre temps, nous assumons non seulement notre propre vie, mais aussi les attentes de notre siècle.

 

  John Berger

 

 Ce texte est paru pour la première fois dans la Lettre internationale, au printemps 1985. Avec l'aimable autorisation de l'auteur.

 

 Périphéries, octobre 1999

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Vendredi 19 mai 2006

 

Vous allez  sûrement trouver ici ce qu'il faut pour améliorer vos techniques et votre vision du jeu tout entier…

 

 

 

 

 

En français

 

--Ethnologie des joueurs d'échecs
Thierry Wendling
PUF, 2002. 256 pages

--Les Finales
Alain Villeneuve
Finales de pions et finales de Tours. (Tome I)
Finales de Dames, de Fous et finales de Cavaliers. (Tome II)
GRASSET Europe-Echecs

--La stratégie dans les Finales
Mikhaïl Cherechevski
(URSS 1981), GRASSET Europe-Echecs 1993

--Finales d'échecs pratiques
Paul Kérès
GRASSET

--Plaisir des Echecs
Assiac
(1969) Payot 2002. 240 pages

--Les prix de beauté aux Echecs
François Le Lionnais
(1939) Payot, 2002. 454 pages

--L'art du combat aux échecs (Zurich 53)
David Bronstein
PAYOT

--L'art du sacrifice aux échecs !
Rudolf Spielmann
PAYOT/DIFFEC

--Les coups de maître aux échecs
Bent Larsen
PAYOT

--Mes 50 meilleures parties d'échecs
Bent Larsen
PAYOT

--Mes 60 meilleures parties
Bobby Fischer
Editions Garnier

--75 parties d'Alekhine
Jacques le Monnier
PAYOT

--Les 100 meilleures parties de Spassky
Bernard Cafferty
PAYOT

--Comment mûrir son style aux échecs
MI Jeremy Silman
Ed. Echecs et Maths

--Les leçons d'un Champion
Albéric O'Kelly de Galway
- Progresser rapidemment (Tome I)
- Vers la maîtrise (Tome II)
GRASSET

--La dynamique de l'ouverture et du milieu de jeu aux échecs
Alexeî Souétine
GRASSET

--L'art de jouer les pions
Hans Kmoch
Echecs Payot

--La vie est une partie d’échecs
(le jeu d’échecs en 280 citations du monde entier) par Dany Sénéchaud
Ed. de la Libre Case , 2002.

--Emil Joseph Diemer
Dany Sénéchaud
Ed. de la Libre Case , février 2003


En anglais

--Chess explorations
Edward Winter
Cadogan, Londres, 1996. 345 pages

--Kings, commoners and knaves : Further chess explorations
Edward Winter
Russell Enterprises, 1999

 

--My best games of chess
Vishy Anand
Ed.
Gambit, éd. augmentée 2001. 334 pages

--Tony Miles : It's only me
Geoff Lawton
Batsford 2003.
288 pages 

--A chess omnibus
Edward Winter
Russell Enterprises, USA 2003. 470 pages

 

--A history of chess
H.J.R. Murray
(1913) Oxford University Press, 2002.
900 pages

par chahid publié dans : Echecs/Chess
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Jeudi 18 mai 2006

« Il y a une chose que ne comprennent pas les défenseurs inconditionnels d’Israël, c’est que l’on puisse être animé par la compassion pour un peuple qui souffre. Ce sont les souffrances continues de Palestiniens, en butte à des humiliations, vexations, maisons détruites, arbres arrachés, qui m’animent. Bien évidemment les articles que je rédige ne sont pas des articles affectifs. J’essaye de faire des diagnostics. L’article « Israël-Palestine : le cancer »(3), qui m’a valu d’être incriminé, a été conçu dans cet esprit. J’avais rédigé auparavant un article titré « Le double regard », (4) dans lequel j’essayais de comprendre les raisons avancées par les Israéliens d’un côté, et les raisons avancées par les Palestiniens de l’autre. Il est évident que l’inégalité est incroyable. J’avais également développé cette réflexion dans un texte, appelé « Le simple et le complexe » (5), où j’ai essayé de voir les deux aspects du conflit. Je disais qu’il y a un oppresseur et un opprimé ; que l’oppresseur israélien possède une force formidable et l’opprimé palestinien n’a presque aucune force.

(…) Cet article a été rédigé à l’un des moments les plus intenses et les plus violents. Nous étions en 2002, lors de l’offensive militaire de Sharon. C’était le moment de Jénin. Un moment de très grande répression. De là le besoin d’intervenir et de témoigner. J’ai fondé mon texte sur de nombreux témoignages directs. D’ailleurs j’ai tenu à le faire cosigner par Sami Nair, un ami français, lui-même d’origine maghrébine, et par Danielle Sallenave qui, elle-même, était allée en Palestine. Il est évident que par ce texte j’ai voulu établir un diagnostic et donner un signal d’alarme. Je l’ai donc pensé, mesuré dans sa complexité. Il y avait une question que je tenais à poser. Comment se faisait-il que deux millénaires de persécutions et d’humiliations n’avaient pas servi d’expérience pour ne pas humilier autrui ? Comment en est-on arrivé à ce qu’Israël, lui-même l’héritier de juifs persécutés et humiliés, persécute et humilie les Palestiniens ? C’est ce paradoxe historique que j’interrogeais et que l’on m’a beaucoup reproché - entre autre - dans le camp pro-israélien. Ainsi ce passage a provoqué la fureur d’intellectuels comme Finkielkraut.

(…) je suis simplement calomnié. Cela m’est déjà arrivé d’être calomnié ou marginalisé pour d’autres raisons. Non, d’ailleurs je vais résister à cela. Je vais publier tous les articles que j’ai faits sur cette question. Je vais intervenir là où on me demande d’intervenir. Il semble qu’il y a eu ces jours-ci un débat à la Sorbonne. Monsieur Roire, journaliste du Figaro, demandait comment il se faisait que je sois « antisémite » puisque j’étais juif ; et Monsieur Barnavi, ex ambassadeur d’Israël, aurait dit que mon article est unilatéral, que c’était tout à fait étonnant qu’un auteur qui se prétend philosophe de la complexité, rédige un article qui ne vaut rien du tout, mais qu’il n’était pas partisan de judiciariser ces affaires là. » 
Edgar Morin 

par chahid publié dans : Palestine
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Dimanche 7 mai 2006

« La vie d'un écrivain est une activité infiniment vulnérable, presque nue. Inutile de pleurer là-dessus. L'écrivain fait un choix, un choix qui lui colle à la peau. Mais il est juste de dire que vous êtes exposé à tous les vents, dont certains sont glacés bien sûr. Vous oeuvrez tout seul, isolé de tout. Vous ne trouvez aucun refuge, aucune protection — sauf si vous mentez — auquel cas, bien sûr, vous avez construit et assuré vous-même votre protection et, on pourrait vous le rétorquer, vous êtes devenu un homme politique.

 

(...) Quand nous nous regardons dans un miroir, nous pensons que l'image qui nous fait face est fidèle. Mais bougez d'un millimètre, et l'image change. Nous sommes en fait en train de regarder une gamme infinie de reflets. Mais un écrivain doit parfois fracasser le miroir — car c'est de l'autre côté de ce miroir que la vérité nous fixe des yeux. » HAROLD PINTER

 

par chahid publié dans : Penseurs
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Mardi 2 mai 2006

Gaston Bachelard  est sans aucun doute l’un des plus grands penseurs de ce dernier siècle. L’une de ses plus grandes œuvres est «  La Philosophie du non » en 1940… voilà un extrait qu’il faut lire et relire, ainsi que certaines de ses citations (éparpillées) dans toutes ses œuvres! Bonne lecture.

 "Chaque hypothèse, chaque problème, chaque expérience, chaque équation réclameraient sa philosophie. On devrait fonder une philosophie du détail épteténiologique, une philosophie scientifique différentielle qui ferait pendant à la philosophie intégrale…des philosophes. C'est cette philosophie différentielle qui serait chargée de mesurer le devenir d'une pensée. En gros, le devenir d'une pensée scientifique correspondrait à une normalisation, à la transformation de la forme réaliste en une forme rationaliste. Cette transformation n'est jamais totale. Toutes les notions ne sont pas au même moment de leurs transformations métaphysiques. En méditant philosophiquement sur chaque notion, on verrait aussi plus clairement le caractère polémique de la définition retenue, tout ce que cette définition distingue, retranche, refuse. Les conditions dialectiques d'une définition scientifique différente de la définition usuelle apparaîtraient alors plus nettement et l'on comprendrait, dans le détail des notions, ce que nous appellerons la philosophie du non."

Gaston BACHELARD, La philosophie du "non" : essai d'une philosophie du nouvel esprit scientifique, Avant-propos, Paris : PUF, 1940, p. 14

 

 Citations de Gaston BACHELARD :

 

-« L'oiseau construirait-il son nid s'il n'avait son instinct de confiance au monde ? »

 

-« Quand il s'agit d'écrire des sottises, il serait vraiment trop facile un gros livre. »

 

 -« Il faut que la volonté imagine trop pour réaliser assez. »

 

 -« Avant de penser, il faut étudier. Seuls les philosophes pensent avant d'étudier. »  La flamme d'une chandelle 

 

 -« Le noir est le refuge de la couleur. »

 

 -« Pour être heureux, il faut penser au bonheur d'un autre. » La psychanalyse du feu

 

 -« Dans la solitude nocturne, vous voyez passer les mêmes fantômes. Comme la nuit s'agrandit quand les rêves se fiancent. »

 

 -« Enfants, on nous montre tant de choses que nous perdons le sens profond de Voir. Voir et montrer sont phénoménologiquement en violente antithèse. Et comment les adultes nous montreraient-ils le monde qu'ils ont perdu ! » La poétique de la rêverie

 

 -« L'homme veut voir. La curiosité dynamise l'esprit humain. »

 

 -« L'être humain est une ruche d'Etres. »

 

 -« Le visage humain est avant tout l'instrument qui sert à séduire. »

 

 -« Une aptitude ne reste une aptitude que si elle s'efforce de se dépasser, que si elle est un progrès. » 

 

 -« La connaissance s'élabore contre une connaissance antérieure. » 

 

 -« Il vient un temps où l'esprit aime mieux ce qui confirme son savoir que ce qui le contredit. Alors l'instinct conservatif domine, la croissance spirituelle s'arrête. »

 

 -« L'homme en tant qu'homme ne peut vivre horizontalement. Son repos, son sommeil est le plus souvent une chute. »  L'air et les songes 

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Lundi 1 mai 2006

Voilà des extraits du dernier livre du père de la négritude Aimé Césaire, «Nègre je suis, Nègre je resterai» où il revient sur la colonisation, le racisme, l'identité, les droits et les devoirs de chacun… Pour ceux qui connaissent Aimé Césaire, dans ce livre il est toujours fidèle à lui-même et à son combat. Bonne lecture.

« Nous ne pouvons pas passer notre temps à dire : « C'est la France qui est responsable. » Nous devons d'abord nous prendre en mains ; nous devons travailler, nous devons nous organiser, nous avons des devoirs envers notre pays, envers nous-mêmes.

Sortir de la victimisation est fondamental. C'est une tâche peu aisée. L'éducation que nous avons reçue et la conception du monde qui en découle sont responsables de notre irresponsabilité. Avons-nous jamais été responsables de nous-mêmes ? Nous avons toujours été sujets, colonisés. Il en reste des traces. Vous avez été à l'école, vous avez appris le français, vous avez oublié votre langue natale, etc. Lorsqu'on a commencé à écrire le créole, lorsqu'on a décidé de l'enseigner, le peuple n'a pas été transporté de joie. Récemment, j'ai rencontré une femme à qui j'ai demandé : « Madame, vous avez déposé vos enfants à l'école. Vous savez qu'une mesure extrêmement intéressante vient d'être prise : on va enseigner le créole à l'école. Etes-vous contente ? » Elle m'a répondu : « Moi contente ? Non, parce que si ma ka voyé i ékol (« si j'envoie mon enfant à l'école »), ce n'est pas pour lui apprendre le créole, mais le français. Le créole, c'est moi qui le lui enseigne, et chez moi. » Son bon sens m'a frappé. Il y avait une part de vérité. Nous sommes des gens complexes. Il ne s'agit pas de nous couper d'une part de nous-mêmes. »

«Nègre je suis, Nègre je resterai» - Aimé CESAIRE  Entretiens avec Françoise Vergès (nov.2005 – éd. ALBIN MICHEL)

 

 

par chahid publié dans : Penseurs
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Vendredi 28 avril 2006

Voilà une miniature qui représente certainement l’une des parties les plus courtes de l’histoire des échecs. C’est incroyable! Je refais chaque fois cette miniature juste pour m’amuser !

 

WEICHSELBAUMER - E. DIEMER, Bad Dürkheim 1934.

 

1.d4 e5, Le gambit Englund cher à Diemer ! 2.dxe5 Cc6, 3.Cf3 De7, 4.Ff4 Db4+, 5.Fd2 Dxb2, 6.Fc3? Fb4, 7.Dd2? Fxc3, 8.Dxc3 Dc1+ et mat.

 

 

 

 

 

    

 

 

par chahid publié dans : Echecs/Chess
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Mardi 25 avril 2006
 

Veselin Topalov

 

 

Liste des 10 premiers mondiaux au 1er avril 2006

 

Rang

 

Nom

 

Pays

 

Elo

 

Parties jouées
depuis 3 mois