« En 1973, une brochure officielle destinée aux militaires israéliens pieux contenait les
recommandations suivantes:
«Quand au cours d'une guerre, ou lors d'une poursuite armée ou d'un raid, nos forces se trouvent devant des civils dont on ne peut être sûr qu'ils ne nous nuiront pas, ces civils, selon la
Halakhah, peuvent et même doivent être tués […] En aucun cas l'on ne peut faire confiance à un arabe, même s'il a l'air civilisé […] En guerre, lorsque nos troupes engagent un assaut final, il
leur est permis et ordonné par la Halakhah de tuer même des civils bons, c'est-à-dire les civils qui se présentent comme tels.» »
Aline de Diéguez
Des soldats israéliens témoignent : « Six heures du matin. Rafah est sous couvre-feu. Y a pas un chat dans les rues. Seulement un petit
enfant de quatre ans qui joue dans le sable. Il bâtit une espèce de tour comme ça dans la cour de sa maison. Celui-là se met tout à coup à courir et tous, nous courons avec lui. Il était du
génie. Nous courons tous avec lui. Il attrape le gosse. Noufar, je suis un fils de pute si je ne dis pas la vérité. Il lui a brisé le bras, ici, à l'articulation. Il lui a cassé le bras à hauteur
du coude. Il lui a cassé la jambe ici. Et il a commencé à lui marcher sur le ventre, trois fois. Puis il est parti. Nous étions tous bouche bée, le regardant, choqués… Le lendemain, je repars en
patrouille avec lui et déjà les soldats commençaient à faire comme lui. » (Haaretz 21 septembre 2007)
« Jane
Goodall avait observé que le réflexe de protection d'un bébé est également répandu chez les chimpanzés ou les gorilles. Or, dans le témoignage ci-dessus, on voit que l'officier israélien est
totalement dépourvu de ce réflexe primaire du mammifère supérieur et ce d'autant plus qu'il n'est même pas psychologique protégé par la "distance" que crée le meurtre indirect par impact lointain
dont parle Lorenz . Pour que l'officier israélien se déchaîne avec une telle cruauté, il faut que, dans son esprit, ce petit enfant ne fasse pas partie de l'espèce humaine. C'est pourquoi il se
rue donc sur lui comme s'il s'agissait de détruire un cafard ou un dangereux prédateur. (…) Ces exemples permettent de comprendre pourquoi les déchaînements de violence contre la population
palestinienne sont la norme et non l’exception. Ils renvoient à la définition que les éthologues donnent de l'agression gratuite qui caractérise la dérive d'une bestialité typiquement humaine.
Elle se manifeste lorsque tout est permis et qu'il s'agit d'infliger à une victime innocente un dommage intentionnel maximal sans aucune raison rationnelle et sans bénéfice
immédiat.» Aline
de Diéguez.
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« C'est
pourquoi l'apparente phase ascendante de l'expansion impériale d'Israël est trompeuse. Comme la locomotive de la Bête humaine, le train du grand rêve sioniste est lancé dans une fuite en avant
désespérée, mais le comportement de l'officier israélien piétineur et tortionnaire d'un petit enfant palestinien cité ci-dessus, est révélateur du mélange de fureur, de folie et d'impuissance
face à l'impasse dans laquelle il sent confusément que conduit cette politique. Son issue ne peut être qu'une guerre permanente ou l'auto-anéantissement. »
Aline de Diéguez.



« Comme
le résumait Buffon à propos du loup : " Cet animal est très méchant, quand on l'attaque, il se défend ". Traduite en langage militaro-politique israélo-américain, cela donne : " Les
Afghans (ou les Irakiens, ou les Palestiniens) sont très méchants (ce sont même d'horribles " terroristes "), quand on les attaque (pour les voler, les tuer, les piller, les spolier), ils se
défendent. " »
Aline de Diéguez


« Les
enfants, souvent très jeunes, n'ont pas besoin d'un long apprentissage pour se comporter en bourreaux et pour exercer un "impérialisme au quotidien " qui consiste à maltraiter impunément tout
élément d'une race qu'on lui a appris à considérer comme inférieure et à mépriser. »
Aline de Diéguez
« Cette mythologie fumeuse vient d'être confortée par le discours du Président de la République
française qui, lors de son discours devant le parlement israélien a parlé de "Terre Promise" par "l'Eternel" à "Moïse». M. Nicolas Sarkozy a même cité un verset de la Bible afin de
donner plus de force à son propos: "Et l'Eternel dit à Moïse: Monte sur cette montagne et regarde le pays que je donne aux enfants d'Israël. " Le Président français et les dirigeants
actuels de l'Etat d'Israël ne nous disent pas si Moïse avait une bonne vue et jusqu'où s'étendait son regard!
Lorsqu'un responsable politique de premier plan d'un Etat laïc en arrive à considérer qu'un texte théologique vieux de deux millénaires et demi fournit l'acte de propriété d'une terre, toute
personne raisonnable est en droit d'éprouver une légitime inquiétude et même une véritable panique à la fois sur le degré d'information du locuteur, sur le fonctionnement de son cerveau et sur
les conséquences politiques de ce genre d'argument. »
Aline de Diéguez
François
Fillon
: « Le conflit va durer, parce que les causes de ce conflit sont très profondes (…) C’est l’opposition entre le monde
musulman et une grande partie du reste de la planète, c’est le conflit israélo-palestinien, c’est les déséquilibres économiques et sociaux qui règnent dans le monde. »
Silvio Berlusconi :
« On ne peut pas mettre sur le même plan toutes les civilisations. Il faut être
conscient de notre supériorité, de la supériorité de la civilisation occidentale (…) un système de valeurs qui a apporté à tous les pays qui l'ont adopté une large prospérité et qui garantit le
respect des droits de l'homme et des libertés religieuses (…) ce respect n'existe certainement pas dans les pays islamiques »
Avec Madeleine Albright
« Question : Nous savons que 500.000 enfants sont morts [des suites des sanctions contre l'Irak]. Ce qui représente quand même plus de victimes qu'à Hiroshima... Est-ce que ce prix à payer était vraiment justifié ?
Réponse de Madeleine Albright : Je pense que le choix n'a pas été facile, pas du tout, mais le prix à payer, oui... je pense qu'il était justifié. »
Alain Finkielkraut : « Ah,
qu'il est doux d'être juif en cette fin de XXème siècle
! Nous ne sommes plus les accusés de l'Histoire, nous en sommes les chouchous. L'esprit du monde nous aime, nous honore, nous défend,
prend en charge nos intérêts; il a même besoin de notre imprimatur. »
Angela
Merkel : « les mauvaises politiques agricoles et les changements d’habitudes alimentaires dans les pays en voie de développement sont
principalement à blâmer en ce qui concerne l’augmentation des prix de la nourriture Si vous voyagez en Inde ces jours-ci, vous verrez qu’une grande partie du débat concerne le ‘second repas’, (…)
Les gens mangent deux fois par jour, et si un tiers d’un milliard de gens en Inde font ça, cela se chiffre à 300 millions. C’est une grande partie de l’Union Européenne ».
« Les hommes n’oublieront pas
éternellement leur indigence, leur douleur et leur humiliation. Ils ne seront pas indéfiniment dupés par les grands appareils d’illusion, les décors artificiels à l’abri desquels les puissants
maintiennent leur impitoyable pouvoir » Paul Nizan
« Talibans », « Bourka », « Al-Qaïda », « Barbus », « Terroristes »…voilà les premiers clichés qui viennent à l’esprit d’une personne conditionnée quand on parle de l’Afghanistan. Et pourtant !
Et pourtant l’Afghanistan source d’inspiration d’un Joseph Kessel ne ressemble pas à un tel simplisme : « De l'Amoû -Daryâ au désert du Seistân et de Hérât aux passes de Khyber, à travers les races, les tribus et les clans, on rencontre chez ce peuple, composé comme une mosaïque humaine, les mêmes traits : passion de l'indépendance, fierté, gentillesse et hospitalité. La vigueur et la noblesse des traits — ce peuple est l'un des plus beaux du monde —, l'harmonie des mouvements, la couleur des étoffes s'accordent à cette dignité instinctive de pâtre, de paysan, de montagnard, de guerrier, de nomade… Et le plus pauvre montre au visiteur qui vient de l'étranger une courtoisie, une générosité sans pareille. »[1]. Et Sayed Qassem Rishtya d’ajouter « Les événements de l’histoire ont fait que l’Afghanistan est un pays peuplé de plusieurs ethnies distinctes. Malgré leur diversité apparente, Pachtouns, Tadjiks, Ouzbekset Hazaras ont beaucoup de choses en commun et partagent une même culture dont les éléments principaux sont l’esprit d’indépendance, la notion d’égalité (absence de classe), l’hospitalité et le respect des aînés ».
En ce mois de janvier j’ai voulu écrire ce modeste post pour saluer la grandeur d’un peuple
de résistants et de poètes aujourd’hui meurtri par l’occupation et la division, et célébrer la mémoire de l’épopée Gandamak, connue aussi comme « la Première Guerre Anglo-afghane ».
C’est en janvier 1842 que les guerriers afghans du souverain Dost Mohammad Khan ont pu livrer une des plus mémorables batailles des Guerres Anglo-Afghanes et que les impérialistes britanniques de « Sa majesté » n’ont jamais pu oublier ou faire oublier[2]. Entre le 9 et le 13 janvier 1842 tous les régiments britanniques[3] assaillants composés de 16.500 soldats furent anéantis. Le seul survivant de cette folie britannique n’était autre que le fameux major Dr William Brydon.
Aujourd’hui, nous assistons indignés à une autre folie, cette fois-ci américaine, contre la nation afghane. Les américains semblent avoir appris quelques leçons de la Première Guerre Anglo-afghane ; en internationalisant les forces occupantes dites la « coalition des volontaires » afin dit-on, « de rétablir l’ordre et instaurer la démocratie » avec un « sceau légal » des Nations Unies, les américains ne font que s’approprier les garanties pour un « embourbement collectif » et « refiler le sale boulot » à leurs vassaux de l’OTAN. Un vrai esprit d’équipe, « embourbons-nous ensemble et partageons le coût de la guerre ensemble» pensaient les américains, mais est-ce « partageons le butin ensemble » ?!
En tout cas contrairement aux allégations des américains, rien n’a été reconstruit et aucune institution afghane ne peut se targuer d’être représentative du peuple afghan. Depuis son intronisation, Hamid Karzaï est terré dans son bunker de Kaboul ne dépassant pas la simple et fantoche fonction de « Maire de Kaboul », laissant les seigneurs de la guerre, seuls vrais maîtres des provinces, à leur trafique de drogue et pillages. Une économie du pavot avec la bénédiction et la protection des GI’s et de l’OTAN[4] ; on parle même d’avions militaires se chargeant de transporter la précieuse marchandise. Un kilo d’opium vaut mieux qu’un baril de pétrole ; il est aisément exportable et sans tractations ou fluctuations boursières bien entendu !
Dans la ligne de mire des occupants ce n’est pas seulement la souveraineté et donc la situation géostratégique du pays (le contrôle du pétrole de la mer Caspienne etc.) qui compte mais c’est aussi et surtout la culture islamique de l’Afghanistan qui a unifié ce pays des siècles durant. L’Afghanistan est frappé dans son identité et mémoire avant tout par une guerre impérialiste au service d’un projet de domination mondiale.
Ce n’est pas avec de l’opium, des rasoirs Gillette ou des magazines, k7 et CD pornographiques que l’Afghanistan sera reconstruit ! Ce n’est pas aussi le prosélytisme évangélique des missionnaires qui trouvent une couverture idéale et insoupçonnable dans les agences dite d' « aide humanitaire et de développement international », qui va résoudre les problèmes sociaux et infrastructurels. Car comme le précise Martin Hadlow de l'UNESCO « L'intervention internationale apporte son lot de problèmes. L'afflux d'étrangers bien payés provoque souvent une flambée insupportable des prix des produits alimentaires et des services de première nécessité, qui déstabilise l'économie du pays. Inévitablement, les agences internationales et les ONG sont appelées à recruter auprès de l'élite urbaine et éduquée, exacerbant le clivage entre nantis et défavorisés et privant d'employés qualifiés les entreprises locales. En l'absence d'une amélioration rapide et tangible des conditions de vie générales, la bienveillance à l'égard de la présence humanitaire se change vite en amertume. »
«On asservit les peuples plus facilement avec la pornographie que par des miradors.» disait Alexandre Soljenitsyne, mais c’est sous-estimer les afghans. Il suffit de rappeler à nos frères afghans leur devise «Hospitalité, Honneur, Revanche» et il y aura toujours un seul Dr Brydon qui survivra des occupants pour raconter au monde que l’Afghanistan est le pays des Titans insoumis, les enfants de Gandamak!
[1] Joseph Kessel : Le jeu du roi. Paris. Del Duca/Plon 1969.
[2] Les Britanniques la qualifient de « The disaster of the First Afghan War » et de « sorry episode »…
[3]
Voir The Battle of Kabul and the retreat to
Gandamak
[4]
Grâce à qui l’Afghanistan est devenu le premier producteur mondial d’opium. Voir Emma Bonino : Poppy power
* La première photo du photographe Reza représente une petite fille afghane de Tora Bora. Les deux autres dessins représentent une scène de la bataille de Gandamak et le retour du seul survivant le Dr Brydon à Jellalabad. © britishbattles.com 2005
un très bon article
je t"informe qu'il est le plus mauvais de tous
un article stp pour dénoncer ce despote si le maghreb t'interesse comme tu dis
cordialement
amir de tunisie
Bonsoir Karim
C’est conséquent! Il n’y a que les « marionnettes » pour exécuter une politique impérialiste !
Bien à toiBonsoir Amir
Il est certainement de mon devoir de traiter de temps en temps et selon l’actualité, la situation au Grand Maghreb Arabe, dont je suis profondément attaché…tout en signalant la qualité informative de certains blogs tunisiens qui n’hésitent pas à nous rappeler que bloguer en Tunisie peut se terminer en prison ! Les « geôles de Ben Ali » comme on dit !
Bien à toij'ai parcouru des déserts, par ex au Maroc, du côté d'Erfoud, une pure merveille, et aussi l'hospitalité des gens. J'imagine , surtout depuis que j'ai vu le beau documentaire sur MASSOUD, que la beauté et la poésie du pays doivent donner beaucoup d'émotions. C'est autre chose que les maisons cubes et les baraques super-marché alignées sans fin et sans âme aux Etats-Unis !
Quelle résistance, face aux Russes et aux Américains ! Les uns ont les armes, les autres une cause. Les armes ne font jamais le poids face aux peuples. Les Américains, toujours englués partout, et les Israéliens, devraient s'en souvenir. La paix, ou la fin du terrorisme, ne s'obtiennent jamais par les armes, mais par le dialogue, le COMPROMIS.
Je change d'adresse mail, donc je me désabonne à l'ancienne adresse et je m'abonne à la nouvelle.
bien amicalement Eva
Bonsoir Eva
Ce n’est pas par hasard que les américains sont allés jeter toutes ces tonnes de bombes sur ce pays d’une beauté époustouflante, les mêmes qui sont allés piller et brûler les musées et les bibliothèques millénaires de Bagdad…
Nous sommes devant un ennemi inculte, barbare et vicieux. Quand on frappe quelqu’un dans sa culture, c’est qu’on est forcément barbare. Les Houlagou Khan du 21ème siècle récolteront de la région ce que les mongols du 13ème siècle ont pu récolter !au fait, lis les commentaires de mon dernier article sur http://r-sistons.over-blog.com ,
sur le monétaire
et un jeune musulman se fait connaître, j'ai regardé son site, il faut le booster, Chahid ! Il n'a pas beaucoup de lecteurs
http://laparoledujeunemusulman.blogspot.com
Chahid, comment obtenir d'over-blog qu'on puisse dans les commentaires ajouter liens, citations etc ? Il faudrait fichier, édition (pouvoir COPIER-COLLER), si c'était possible j'aurais pu ici donner le lien pour son magnifiqiue cri du coeur universaliste et de paix !
fraternellement à TOUS, eva
l'article (c'est pénible, pas possible de mettre le lien ici) BH L communautariste...eva
peut-on comprendre que vous soutenez les talibans?
Ce jour-là, des foules plus clairsemées et plus discrètes écoutèrent des discours plus sobres. Aucune image ne fut brûlée et un observateur jugea même que les quelques policiers présents avaient l'air d'«un groupe de vieux copains en balade». Une tendance similaire est constatée dans les pays arabophones. Martin Indyk, ex-ambassadeur américain en Israël, relève que neuf manifestations anti-américaines ont eu lieu pendant la première semaine suivant le début des attaques aériennes américaines, le 7 octobre. Leur nombre fut ensuite de trois pendant la deuxième semaine, d'une pendant la troisième semaine et de deux pendant la quatrième. «Puis, plus rien», observe Indyk. «La rue arabe est calme.» Et il en fut de même dans les régions plus éloignées du monde musulman – Indonésie, Inde, Nigeria – où les manifestations tonitruantes de septembre ne sont plus que de lointains souvenirs.
Les attentats du 11 septembre devaient constituer une étape majeure vers la défaite totale de l'Amérique en démoralisant la population, en provoquant des troubles, voire en marquant le début d'une série d'événements qui auraient conduit au renversement du gouvernement des États-Unis. Au lieu de cela, les plus de 4000 victimes suscitèrent un vibrant appel à prendre les armes. à présent, deux mois plus tard, le déploiement de la puissance américaine a compromis les projets de l'Islam militant. Le schéma est évident: aussi longtemps que les Américains subissaient passivement les attaques meurtrières de l'Islam militant, ce mouvement trouvait un soutien croissant parmi les Musulmans. Lorsque les Américains se décidèrent à combattre l'Islam militant, son attrait diminua rapidement. En d'autres termes, la victoire sur les champs de bataille a non seulement pour avantage manifeste de protéger les États-Unis, mais aussi pour effet secondaire notable de crever l'abcès d'anti-américanisme qui avait engendré ces attaques.
La conclusion est claire: rien ne remplace la victoire. Le gouvernement des États-Unis doit poursuivre la guerre contre la terreur en affaiblissant l'Islam militant partout où il existe, de l'Afghanistan à Atlanta.Jihad, Apocalypse et Antisémitisme
Un entretien avec Richard Landes
Le but principal du Jihadisme moderne, mouvement apocalyptique et cataclysmique, est la domination de l'Islam sur le monde. Au nom de revendications millénaristes, l'islamisme promet qu'une fois son autorité établie partout la paix règnera sur le monde.
Le Jihad, comme guerre millénaire, agit aujourd'hui principalement à deux niveaux. Premièrement, celui d'une violence ouverte et revendiquée ; son agression apparaît dans la plupart des espaces où des majorités musulmanes partagent une frontière avec une autre culture. Le second niveau s'exprime par ce que l'on pourrait appeler la démopathie, c'est-à-dire l'invocation de valeurs particulières à une société pour saper le système démocratique de l'intérieur.
L'Essentiel de la Pensée Apocalyptique
Landes explique précisément quelles sont les caractéristiques d'une pensée apocalyptique : « il s'agit de la croyance en une transformation cosmique imminente, la prochaine transformation du monde pouvant prendre deux formes : la première, selon laquelle le monde va entièrement disparaître (l'eschatologie), et la seconde qui envisage l'éventualité de l'avènement de l'Ere messianique. Cette dernière espérance est souvent appelée «millénarisme» (mille = 1000, anni = années) non à cause de l'apparition d'un marqueur de 1000 ans [comme l'année 2000] mais parce qu'il promet «un royaume messianique de 1000 ans» ». « Dans ses formes modérées, le millénarisme existe dans toutes les cultures puisque la plupart des humains portent l'espoir fondamental d'une amélioration du monde. En revanche, il est plus rare que des croyances millénaristes deviennent apocalyptiques, qu'elles balaient des groupes, des mouvements et des populations entières dans une croyance frénétique que le millénaire est advenu ! » « Parmi les partisans d'une transformation apocalyptique imminente, on rencontre deux principales écoles. D'une part, les «passifs» majoritaires expliquent : «Dieu sera la cause de la transformation menant à la fin des temps ou au millénaire terrestre». D'autre part, les plus activistes annoncent : «nous sommes les agents de Dieu et nous devons provoquer la transformation apocalyptique». Convaincus que l'apocalypse appelle à la destruction cataclysmique, ils considèrent pouvoir sauver le monde en le détruisant ; le plus souvent leurs cibles premières sont les Juifs et le Judaïsme ».Les Protocoles des Sages de Sion
« Tant dans le Christianisme que dans l'Islam, des courants tiennent le Judaïsme pour un ennemi mortel de leur foi. Ces mêmes personnes sont particulièrement sensibles aux théories d'une conspiration cosmique. Le faux les Protocoles des Sages de Sion se veut être une description de cette conspiration tri-millénaire des Juifs pour asservir l'humanité ». « Les Protocoles sont un rapport imaginaire qui aurait été établi au cours du premier Congrès de Sioniste en 1897. Paru au début du 20ème siècle, ce document prétendait être les minutes des Sages de Sion discutant de leur plan secret d'asservissement de l'humanité toute entière. Il fut publié en 1905 avec une préface du mystique russe orthodoxe Sergei Nilus lançant un avertissement apocalyptique quant aux ravages de la modernité et à l'apparition d'un Antéchrist juif. Plus tard, la révolution russe de 1917 fut interprétée par des antisémites comme une preuve spectaculaire de l'authenticité du texte. Le soi-disant complot allait entrer dans une phase toujours plus ouverte qui culminerait avec la Dépression des années 1930. Rien ne put réduire ce texte au silence, pas même les preuves de sa falsification ». « Dans l'appel aux craintes apocalyptiques d'une bataille globale imminente entre le Bien et le Mal, les Protocoles ont apporté une réponse absolue. Ils ont inspiré un empressement à tout sacrifier pour détruire l'ennemi juif. Les principaux manipulateurs de ce texte ont des traits communs : ils aspirent au pouvoir autoritaire, recourent à la violence chaque fois que nécessaire et cherchent à supprimer toute opposition ou critique. Ceux qui pensent pouvoir y échapper, seront asservis. Autrement dit, ils ressemblent aux Juifs dépeints dans les Protocoles. Comme Hitler criait au complot juif pour une conquête mondiale visant à asservir l'humanité, il réalisait précisément ce plan ». « Dès le début, ce texte fut plébiscité par les judéophobes. Norman Cohn l'a appelé la «Garantie Nazie du génocide»1. Après la Deuxième Guerre mondiale, parmi ses partisans les plus enthousiastes, on trouve des intellectuels et des élites politiques arabes. Ceux qui croient en ce faux prétendent que la conspiration, ourdie silencieusement depuis des millénaires, est maintenant sur le point de se révéler. Ainsi ils doivent agir impitoyablement contre leur ennemi au risque d'être détruits ».Le Mouvement Sioniste
Le mouvement sioniste a été vu par beaucoup de non juifs comme un signe de l'Antéchrist. Landes explique : « l'inquiétude apocalyptique provoquée par le Sionisme dans la forme des Protocoles ressemble aux attitudes chrétiennes et musulmanes envers les Juifs des temps apocalyptiques. Les Juifs jouent un rôle central dans les scénarios apocalyptiques tant chrétiens que musulmans, ils y incarnent la force de l'Antéchrist ou du Dajjal ». « La plupart des représentations apocalyptiques récurrentes de Juifs comme conspirateurs essayant de détruire la vraie religion sont déjà présentes au Moyen âge. Chaque fois que la paranoïa chrétienne a cru que la fin des temps était arrivée, ils ont offert aux Juifs le choix entre la conversion ou la mort, à l'instar de la Première Croisade ». « Les rabbins avaient cru utile de souligner l'existence des «trois serments» de l'exil afin d'assurer l'échec de n'importe quelles croyances apocalyptiques parmi les Juifs. Deux de ces serments ont découragé des formes actives de comportement messianique : ne pas se rebeller contre les autorités non juives et ne pas «monter sur le mur» c'est-à-dire retourner en Israël collectivement avant la venue du Messie2. Les Juifs purent donc, légitimement, adopter une attitude discrète et ne pas provoquer la colère des non juifs quant à leur notion messianique de rédemption ».Le Philo-judaïsme
« Cependant, un changement important de perception est survenu lorsque les Chrétiens (surtout dans le monde anglo-saxon) ont adopté un scénario millénariste dans lequel les Juifs devaient retourner à Sion pour annoncer l'apocalypse. En conséquence, quelques Chrétiens ne virent pas le désir messianique juif du retour en Israël comme un acte de l'Antéchrist mais plutôt comme celui qui allait promouvoir la parousie (seconde et ultime venue de Jésus sur terre). Ces Chrétiens sionistes ont regardé d'un oeil favorable - voire même encouragé - le messianisme juif. Lord Balfour était un partisan millénariste, ses vues étaient semblables à celles des cercles protestants sionistes d'aujourd'hui ». « L'indépendance israélienne a déclenché une réaction messianique extraordinaire parmi un certain nombre de Chrétiens. Ils ont perçu la naissance de l'Etat d'Israël, suivie de la conquête des territoires et de Jérusalem pendantLes Juifs Non-Dhimmis
« La dynamique de pensée apocalyptique traditionnelle est un jeu de «somme zéro» c'est-à-dire «je gagne, vous perdez». Le Messie de l'un est l'Antéchrist de l'autre. En règle générale, cela se traduit par un impérialisme de nature théocratique : «ma religion est juste parce qu'elle a remplacé la vôtre et la preuve de votre usurpation se lit dans la domination politique de ma religion». L'Islam est entré historiquement dans le monde quand les Juifs étaient déjà soumis politiquement. La théologie islamique n'accordait aucune place à des Juifs politiquement indépendants, en particulier au cœur du Dar Al-Islam (le royaume de l'Islam où seuls les Musulmans détiennent l'autorité). C'est pourquoi beaucoup de Musulmans considèrent les paroles de l'hymne national israélien - «être des individus libres dans notre pays» - comme absolument inadmissibles ». « Quand les Musulmans invoquent «l'âge d'or de tolérance Islamique», ils font référence à une période où ils régnaient sur des Juifs. Si les Musulmans médiévaux ont généralement traité les Juifs mieux que ne le firent les Chrétiens, à l'instar de ces derniers, leur attitude envers les Juifs correspondait essentiellement au système de «somme zéro», propre à un monothéisme triomphant. Pour l'Islam comme pour le Christianisme, disposer de la puissance était le moyen d'établir leur légitimité. Leur religion était «vraie» puisqu'elle dominait et en soumettait d'autres. En particulier, ils avaient raison puisque les Juifs avaient tort. Pour se sentir supérieurs, il fallait que les Juifs soient visiblement, ostensiblement inférieurs. Les lois dites deL'Islam Apocalyptique et ses Dates
« David Cook, un savant de l'Université Rice à Houston, est l'un des rares islamologues à étudier la pensée apocalyptique musulmane. Dans son livre, Études sur l'Apocalypse musulmane3, il analyse la généalogie apocalyptique de l'Islam et présente les étapes d'une variété de traditions portant cette croyance en dépit de son continuel échec. Une de ces traditions musulmanes, appelée le Mujaddid4, soutient que tous les cent ans, un renouveau religieux est attendu ; il s'agit d'un code pour une figure messianique. Quand il s'avère ne pas être le Messie, ces croyants disent qu'il était «un agent du renouveau», qui, bien qu'il n'ait pas rencontré les espérances apocalyptiques, revitalise néanmoins la religion ». « En 1300 du Hadj (1881-1882) , cet «agent du renouveau» était un prétendant messianique : le Mahdi. Il reprit Khartoum et se lança dans une guerre contre l'impérialisme anglais. En 1400 (1979-1980), la pensée apocalyptique musulmane connut une forte poussée lorsque Khomeyni prit le pouvoir en Iran. La même année, le Nigeria connaissait une éruption messianique violente dans ses provinces musulmanes, tandis que les Chi'ites au Liban disposaient d'un candidat «agent du renouveau» en la personne de l'Imam Musa Al-Sadr5 ». « Khomeyni fut pour beaucoup une figure messianique. En Iran, il a gagné l'appui d'un grand nombre des laïcs, permettant tant aux millénaristes fondamentalistes qu'aux progressistes de partager un espoir commun. Pour un court laps de temps, les Iraniens furent saisis par l'idée que leur monde serait fondamentalement transformé. Khomeyni en a joué, mais son projet n'a pas fonctionné. Au contraire, comme cela arrive souvent avec le millénarisme, la nouvelle culture ne peut supporter sa confrontation avec la modernité qui nécessite un haut degré de liberté. Le khomeynisme a abouti à un appauvrissement accentué de l'Iran ». « Khomeyni a réalisé pour les Musulmans - même Sunnites - ce que Lénine fit pour les Communistes. Peu importe combien l'Etat de Sharia était négatif, il a servi de modèle possible. Après Khomeyni, des Musulmans apocalyptiques pouvaient commencer à imaginer que l'Islam régnerait finalement sur le monde entier. Les Talibans ont représenté la première expérience millénariste sunnite anti-moderne ».Politique arabe et Apocalypse
« Dès les après-guerres de 1948 et de 1967, on peut identifier l'usage d'une rhétorique totalitaire de nature apocalyptique parmi les Arabes. Son essence peut être ainsi résumée : «nous allons anéantir ce blasphème incarné par Israël. Le massacre des Juifs à venir rendra Genghis Khan insipide». En 1947, la Ligue Arabe, certaine de sa supériorité, déclara une guerre totale à Israël ». « Sur un plan laïque, on peut comparer la réaction arabe contre Israël à celle des monarchies européennes face à la Révolution française. Elles avaient voulu détruire l'expérience démocratique française offensante qui, par risque de contagion, menaçait «la santé» de leurs sociétés autoritaires. Sur le plan culturel, on peut percevoir cette réaction arabe comme la réponse à un outrage fait à une culture fondée sur le code de l'honneur. Leur campagne militaire, qui devait être une victoire facile, fut finalement un désastre. La défaite - Naqba ou la catastrophe - a illustré une humiliation culturelle et religieuse, les Arabes ont perdu la face à une échelle et à un degré que peu d'étrangers peuvent imaginer ». « La culture politique arabe a ensuite géré cette catastrophe auto-infligée d'une façon caractéristique aux mouvements choisissant la voie de la violence apocalyptique. Ils ont blâmé les autres de leur échec - ici la conspiration sioniste et l'impérialisme occidental - et ont appelé à un nouveau sacrifice arabe dans un effort pour transformer leur pertes en gains ». « Cela signifie la translation d'une approche de «somme zéro» à une approche de «somme négative» : «si je perds, vous devez perdre». Les Arabes ont ainsi déchargé leur frustration sur leurs Juifs dhimmis, chassant la plupart d'entre eux dans une explosion de purification ethnique. Ils ont aussi fait des réfugiés palestiniens des sortes de nouveaux dhimmis, ils les ont enfermés dans des camps pour en faire une blessure visible et permanente à reprocher continuellement à Israël. Ils ont ainsi pu également y recruter l'avant-garde de ces exclus devenus haineux pour la bataille suivante de leur guerre rédemptrice ».Le Nouveau Concept Apocalyptique
« Cette politique a atteint son apogée dans les années 1960 avec Nasser conduisant les Arabes dans une autre «guerre finale» avec Israël. Dans les mois précédant le conflit, des foules énormes dansaient dans les rues des villes arabes en prévision de l'élimination d'Israël. L'échec stupéfiant de cette politique a discrédité le nationalisme arabe «laïc» pour longtemps inversant la balance en faveur du fondamentalisme religieux, pour conduire finalement à une réaction explicitement islamique apocalyptique envers les Juifs qui s'exprima dans un millénarisme cataclysmique ». « Selon cette doctrine, les Musulmans sont à l'aube d'une glorieuse victoire globale pour l'Islam, allant de pair avec une destruction dévastatrice de l'Occident qui commencera par l'anéantissement d'Israël. Alors le monde pourra entrer dans le paisible millénaire du Dar al-Islam mondialisé. Pour beaucoup de Musulmans, Ben Laden est un acteur central de cette bataille cosmique entre les guerriers dela Vérité contre les agents universels de Satan, à savoir l'Occident et particulièrement les Etats-Unis et Israël ».
« Ces concepts sont recyclés de l'époque où l'Islam entamait sa diffusion (7ème-8ème siècles). A cette période, les Musulmans pensaient qu'après avoir détruit les mauvais gouvernements du monde - les empires romains, byzantins et persans - la domination d'Allah serait absolue. Accompagnés par cette idéologie, les Musulmans ont réalisé de nombreuses conquêtes et se sont étendus à la moitié du monde, depuis l'Atlantique jusqu'au Pacifique. Cependant, les temps modernes ont maltraité l'Islam. Particulièrement au temps de l'invasion napoléonienne de 1798-1799, ils durent éprouver et affronter les limites de leur politique. Malgré leur immense richesse pétrolière et économique actuelle, leur infériorité politique reste une source de grande douleur pour le monde arabo-musulman ». « Le mouvement de globalisation des dernières années du 20ème siècle a rendu ce sentiment d'infériorité d'autant plus douloureux. Ainsi, l'Afrique Subsaharienne fabrique plus de produits finis que le monde arabe. Cette position humiliante a déclenché une révision des perceptions millénaristes dans le monde musulman. Dans cette vision islamique apocalyptique, l'Occident a produit la technologie par laquelle l'Islam le vaincra, ce à quoi il faut ajouter l'idée que la démocratie a rendu le monde musulman vulnérable. Dans la vision utopique de Ben Laden, l'Islamisme - cette partie de l'Islam épuré - est sur le point de gagner la bataille suprême contre l'Occident matérialiste et sécularisé. Le site Internet islamique basé à Londres [www.muhajiroun.com] illustre les formes de l'expansion impériale islamique depuis ses origines pour glisser aisément vers une célébration des attentats du 11 septembre 2001 ». « Jérusalem est le centre de ce drame apocalyptique musulman, elle est le site du Jugement Dernier. Selon une tradition prophétique ou hadith, la pierre dela Kaabah se transportera de la Mecque jusqu'à Jérusalem. Ainsi, en raison à la fois de la théologie et du code de l'honneur - une sorte «de théologie d'honneur» - Israël constitue le coeur de la bataille apocalyptique finale et totale ».
Violence et Déstabilisation des Démocraties Occidentales
« Le Jihad fonctionne principalement à deux niveaux. Le premier est celui de la violence ouverte, complète et assumée. Cette attitude belliqueuse apparaît dans la plupart des lieux où l'Islam partage une frontière avec une autre culture. Du Nigeria, sur l'Atlantique, à travers l'Afrique subsaharienne pour se retrouver au Soudan et à travers l'Asie jusqu'au Pacifique avec des pôles comme l'Indonésie, les Philippines et la Thaïlande ». « Dans l'ère globale, le Jihad apocalyptique a intensifié tant sa rhétorique que son action. Il en appelle à de terrifiantes hadiths dans lesquelles la fin est signifiée par un massacre des Juifs de type génocidaire ; par exemple celle qui dit que le moment venu, même les roches et les arbres appelleront «Oh Musulman, il y a un Juif se cachant derrière moi, venez et tuez-le !». D'autres hadiths incluent les Chrétiens dans le carnage. On retrouve ce thème commun au nationalisme laïc des émeutes arabes de la période pré-sioniste : «d'abord les gens de samedi puis les gens de dimanche.» » « Récemment, une preuve inquiétante suggère que la hadith prétendant qu'à la fin des temps chaque Musulman aura «un Juif ou un Chrétien pour le remplacer dans l'enfer,» a été interprétée pour signifier que chaque Musulman a un Juif - ou un Chrétien - à tuer pour assurer sa rédemption. Durant l'hiver 2003, le jeune français musulman d'origine arabe qui a assassiné et mutilé son voisin d'enfance (un disc-jokey de confession juive couronné de succès) est remonté dans l'appartement de ses parents les mains ensanglantées en disant : «j'ai tué mon Juif, je peux aller au Paradis.»6 »Une Démopathie
« Le second niveau du Jihad s'exprime dans une violence ouverte provoquant une réaction atterrée de subjugation dans les sociétés modernes, en grande partie Occidentales. Dans ce cas, le Jihadisme, incapable de se battre avec des moyens traditionnels, utilise l'outil linguistique pour saper la démocratie Occidentale de l'intérieur. Pour nommer un tel processus, on a créé l'expression démopathie ». « Ces musulmans radicaux ne disent pas clairement aux Occidentaux ni aspirer au Jihad ni espérer éliminer leur culture. Ils évitent même d'appeler à la destruction d'Israël ; ils le cachent, en priant l'Occident de les aider à traiter avec les Israéliens si injustes envers eux. Mais dans le même temps, les expressions au travers (ou par le biais) desquelles ils qualifient l'injustice d'Israël envers eux - par exemple, la punition collective en détruisant des maisons - ne peuvent être comparées avec la façon dont les Musulmans se traitent entre eux ou avec la façon dont ils traitent les Israéliens. De nombreux dirigeants arabes punissent impitoyablement toute critique en tuant ceux qui, à leurs yeux, résistent à leur volonté. Un exemple : l'ancien président syrien Hafez El Assad a fait tuer près de 10,000 habitants à Hama parce qu'une organisation, la Fraternité Musulmane, y était devenue trop puissante. Quant à Israël, les assassinats par des terroristes-martyrs contre des civils israéliens sont présentés comme des vengeances et incarnent la forme la plus atroce de la punition collective : le meurtre aléatoire de civils innocents ». « Deux éléments clefs caractérisent la démopathie : d'abord, la scission radicale entre ce que les démopathes invoquent comme un comportement moral et la façon dont ils se comportent, ensuite la pénétrante croyance en l'existence d'une conspiration, la projection systématique de la mauvaise foi et d'intentions impitoyables sur «l'autre». Saddam Hussein a tué plus de Musulmans qu'aucun autre dirigeant, mais les Musulmans dirigent leur haine exclusivement sur Israël qui a tué moins de Palestiniens au cours des décennies que le Roi Hussein de la Jordanie en un mois ». « En comparaison de la souffrance physique infligée aux Musulmans par les Chrétiens et par leurs propres dirigeants, on peut dire que les Juifs leur en ont peu infligé. La réelle Naqba infligée par Israël est l'humiliation catastrophique et le coup insupportable porté à la fierté arabe et islamique, défaite par la main d'un ennemi indigne à leurs yeux. Les Arabes essaient de récupérer cette fierté en imaginant une conspiration mondiale dirigée contre eux ». « C'est à l'Occident qu'il incombe de détecter leurs méthodes et d'exercer des pressions sur ces apologistes prétendant que ces violentes aspirations n'existent pas ou n'existent seulement qu'en réponse à l'agression israélienne. Si l'Occident ne commence pas à défier verbalement des Musulmans et des Arabes le long de ces lignes de front, il sera de plus en plus vulnérable. Beaucoup de personnes ont des difficultés à le dire explicitement parce qu'ils craignent d'être qualifiés de racistes. «Je ne suis pas raciste» semblent-ils dire «Je ne pense pas que les Arabes soient stupides au point de croire pouvoir conquérir le monde entier». Ces démopathes ne croient pourtant pas véritablement que les Arabes changeront et renonceront à leur ambition de détruire Israël et d'imposer la sharia au monde, aussi prétendent-ils que les Arabes ont déjà renoncé à poursuivre des buts si inhumains ».
Le Retour de l'Islam Apocalyptique après 1400 (1979 CE)
« Dans les années 1980, le discours apocalyptique musulman a pris une nouvelle tournure. Si précédemment il était très conservateur, compilant sur le sujet des traditionnelles hadiths, il emprunte désormais des idées et des techniques au monde Occidental - en particulier au millénarisme protestant - incluant une utilisation plus sophistiquée des moyens de communication, tels que brochures et cassettes de sermons. Le Jihadisme a également repris des thèmes occidentaux, tels que les soucoupes volantes ou des textes bibliques, en plus du Coran et des hadith ». « Il faut souligner que l'approche de la fin du second millénaire de l'ère Chrétienne a influencé le monde musulman : la version musulmane traditionnelle de l'Antéchrist, le Dajjal, devait arriver en 2000. Il s'agissait d'un Juif qui contrôlerait la plus grande partie du monde selon les procédures décrites dans les Protocoles des Sages de Sion. En 2000, il était prévu qu'il prenne d'assaut Sharif Al-Haram et piétine la mosquée d'Al Aqsa. Une guerre apocalyptique suivrait, au cours de laquelle le Dajjal conduirait l'Occident et Israël contre les Musulmans. En lisant attentivement les descriptions dans la presse arabe de la visite de Sharon au Mont du Temple en septembre 2000, on peut noter qu'elles correspondent clairement à cette croyance ». « L'aspect le plus inquiétant de l'actuelle pensée apocalyptique islamique réside dans toutes ses variantes d'événements cataclysmiques apportant destruction et mort. C'est pourquoi, la plupart des aspects de cette pensée apocalyptique dans le monde arabe - laïc comme religieux - se concentre sur une culture mortifère et sur la figure du martyr tuant au hasard. Ils croient que Dieu attend d'eux la destruction des Juifs, annoncée selon eux par les prophètes hébreux. On le voit, la présente pensée apocalyptique musulmane est loin de soutenir l'affirmation selon laquelle l'Islam est une religion de paix ».2000: L'Année Tournant
Landes prétend que l'année 2000 fut un tournant. « On peut considérer le deuxième soulèvement palestinien comme l'irruption dans le domaine public du discours apocalyptique islamique qui s'était développé rapidement depuis 1980. Le shahid, le martyr, est devenu une icône centrale. Les Palestiniens ont avec succès transformé Mohammed Al Dura âgé de 12 ans en martyr. Ils en ont fait le saint patron de l'Intifada aussi bien que du Jihad mondial. (Ironiquement, la reconstruction la plus probable de l'affaire d'Al Dura a montré que le cameraman aurait réalisé une mise en scène et - du moins dans la vidéo de la chaîne publique française France2 - ni le garçon ni le père ne sont clairement frappés par des balles.) ». « Indépendamment de sa source, l'image de Mohammed Al Dura est devenue l'icône d'un discours apocalyptique autour du thème d'une politique de génocide conduite par les Israéliens. Par l'intermédiaire de la chaîne télévisée Al Jazeera - et avec l'acquiescement des Occidentaux - ce battage médiatique d'une guerre apocalyptique a atteint le public arabe à un degré sans précédent, paralysant n'importe quel effort à la modération d'origine officielle ou individuelle ». « L'urgence apocalyptique croissante, particulièrement enflammée par la seconde Intifada, a provoqué des tueries-suicide à une échelle toujours plus grande, dans des restaurants en Israël, au World Trade Center de New York et maintenant dans plusieurs pays musulmans. Ces criminels ne viennent pas des classes les plus pauvres n'ayant rien à perdre, mais de classes instruites, profondément mécontentes et nourrissant des espoirs millénaristes. A l'instar des Communistes et des Nazis, ils sont, dès le départ, fortement idéologisés dans leurs motivations et traitent la vie humaine - incluant celle de leurs propres membres - avec un mépris absolu ».Des Intentions génocidaires assumées.
« Sur ce sujet, la rhétorique de l'O.L.P. suit celle de groupes comme le Hamas, plus religieuse. Lorsqu'il s'exprime en arabe, Arafat utilise la langue apocalyptique du martyr et exploite la question de Jérusalem sur le registre théologique. Si nous voulons comprendre pourquoi l'Autorité palestinienne peut tourner ses capacités éducatives et médiatiques vers l'enseignement d'une culture de haine et de mort, sacrifiant leurs enfants au Moloch de l'anti-sionisme, il est intéressant de comprendre la structure apocalyptique de leurs perceptions ». « Quand les Nazis sont arrivés au pouvoir, ils ont commencé par un lavage de cerveau de la jeunesse allemande avec les théories de la conspiration juive et la promesse que la race aryenne allait gouverner le monde. Beaucoup refusent ce parallèle avec le Jihadisme moderne, soulignant la bien plus grande «efficacité» des Nazis. Cependant, sur ces questions apocalyptiques, le propos n'est pas uniquement de savoir si le projet est réalisable en totalité - les enthousiastes croient aux grands miracles - mais de savoir quelles sont les conséquences des essais pour le mettre en œuvre ; son manque de réalisme importe peu dans ce cas. Plus violent sera le plan, plus dévastateur sera notre échec. De nos jours, les Arabes et les Musulmans sont beaucoup plus francs dans la proclamation de leur intention génocidaire envers les Juifs que les Nazis ne le furent jamais ». « En attendant, des médias arabes se sont consacrés à la production sophistiquée de matériel apocalyptique, y compris la diffusion de l'antisémitisme le plus virulent, comme des diffamations sanglantes, des reconstitutions des Protocoles, des dessins animés politiques malsains et la proclamation de l'extermination des Juifs comme garantie de salut ». « Un des aspects les plus inquiétants du développement de ce discours est de constater combien l'Occident l'a encouragé au lieu d'en être choqué. Quand les attentats suicides ont commencé en octobre 2000 - pour venger la mort de Mohammed Al Dura - il y a eu des manifestations pro-palestiniennes en Europe. Certains manifestants ont érigé des mannequins légèrement vêtus portant de prétendues ceintures explosives. On doit s'interroger sérieusement sur la moralité et la santé mentale de ceux qui glorifient ces actes. Il est suicidaire d'approuver de tels actes apocalyptiques violents, car cela revient à légitimer l'idéologie qui les fonde ». « Tout aussi autodestructrice fut l'empathie libérale largement exprimée vis-à-vis du «désespoir palestinien». «Quel choix ont-ils ?» a-t-on entendu dire. L'échec tragique de 2000 - particulièrement à gauche - fut le stupéfiant silence devant le rejet aberrant d'Arafat d'une offre de paix que l'histoire humaine retiendra malgré lui ».L'élan du Discours
Landes considère que nous devons être sensibles au développement croissant du discours apocalyptique. « Il est habituel de dire que le Jihadisme est une forme extrémiste, marginale de l'Islam. Pour tenter de comprendre son rôle dans l'actualité, nous devons l'entendre en termes de dynamique apocalyptique : des mouvements millénaristes couronnés de succès - comme les Nazis - et s'étendant depuis les périphéries vers leur centre. Toutes les cultures sont vulnérables face aux messages apocalyptiques, ainsi en est-il du monde arabe désorienté et obsédé par la théorie de la conspiration ; la technologie amplifie énormément l'impact de tels messages. Au lieu de ne toucher que des aires locales, ils peuvent très rapidement atteindre une inquiétante masse des gens ». « Une fois qu'une telle masse est constituée, ses leaders utilisent la rhétorique apocalyptique, comme l'Autorité palestinienne le fait. Ainsi, ce discours public devient prédominant. Celui qui n'est pas d'accord est sur la défensive et préfère se tenir tranquille ». Interrogé sur les perspectives d'avenir, Landes explique : « au moins un milliard de Musulmans sont attirés par un scénario millénariste islamique selon lequel ils s'empareront du monde. L'énorme majorité n'est pas encore acquise à la démarche apocalyptique, mais il est fort possible que des Arabes et des Musulmans puissent, partout dans le monde, être balayés par une fièvre d'espoir apocalyptique et de violence. Un tel scénario peut nous sembler ridicule puisque le millénaire ne vient jamais en réalité, mais dans le registre des croyances millénaristes, les conséquences fortuites jouent un rôle principal. Plus le scénario apocalyptique se veut violent et actif, plus ses conséquences peuvent être destructrices, peu importe que ses objectifs paraissent pas ou peu réalistes ». « L'Occident ne peut pas se permettre d'écarter ces fantaisies parce qu'elles nous semblent peu probables. Nous devons écouter ce que le Jihadistes disent et particulièrement ce qu'ils se disent les uns aux autres. L'Occident doit arrêter d'encourager les penseurs apocalyptiques en feignant d'y voir simplement un ressentiment dû à l'occupation israélienne ou à l'impérialisme américain. Les Jihadistes n'entendent pas notre lancinante autocritique comme un encouragement à la modération mais au contraire, comme une invitation à plus de violence ». « Surtout, l'Occident doit cesser de permettre et d'encourager ce discours démopathique qui est aussi destructeur pour ceux qui l'utilisent que pour le reste du monde. Nous devons renforcer les Arabes et les Musulmans qui craignent aussi ces forces épouvantables et désirent vivre en paix avec leurs voisins.
FINL'Occident doit cesser d'être en proie à l'anti-sionisme démopathique, il doit identifier les réels modérés dans tous les champs culturels et religieux. Cela doit être fait rapidement, car l'Occident perd chaque jour plus de terrain et les conséquences de son échec seront terribles ».
Eva
Je crois qu’il faudrait juste copier tout le lien qui s’affiche sur la barre de l’adresse du site.
Par exemple pour ton dernier post « Sarkozy est au service de la " Mafia " qui gangrène le monde » que j’ai trouvé particulièrement riche en informations, à savoir le nombre de textes, de liens et de photos que tu présentes, le lien exact est http://r-sistons.over-blog.com/article-15817588-6.html#anchorComment
J’invite les lecteurs d’ailleurs à le consulter…
et toi Laura, petite cocotte, va à l'école apprendre à lire et à analyser.. Si tu lisais VRAIMENT celui que tu taxes bien légèrement d'islamisme, tu verrais des paroles de fraternité, de tolérance, d'amour, je cite
Le cri du coeur, http://laparoledujeunemusulman.blogspot.com
"la rencontre des êtres venant d'horizons différents...mieux se connaître afin de se COMPRENDRE, ... dénonçons l'antisémitisme COMME l'islamo-phobie..."
apparemment, toi tu ne dénonces qu'un volet !
qui est fraternel, universaliste, ouvert, tolérant, intelligent, aimant ? Toi, ou lui ?
Laurette, sois bénie (tu en as bien besoin) en Jésus, ou en Mahomet, ou en Abraham..
Bonsoir cher Georges
Comme le rappelle le professeur Mahdi Elmandjra, nous sommes aujourd’hui en présence d’un impérialisme différent, un « méga-impérialisme » qui ne cadre pas avec la définition classique de l’impérialisme de l’ère de l’expansion du commerce et de la révolution industrielle. Un méga-impérialisme qui utilise de nouvelles méthodes et surtout un nouveau langage « guerre contre le terrorisme », « Islam fasciste », « le fascisme de l’Islam », « talibans » etc., et ne tolère pas la contradiction ou la concurrence d’un autre impérialisme contrairement à l’ancien qui acceptait la co-existence de plusieurs colonialismes à la fois, comme tu nous le rappelles avec l’exemple révélateur de la Chine au début XX° siècle. L’empire n’a désormais que des vassaux, l’OTAN ou la dite « coalition des volontaires » ne sont finalement qu’une sorte de « gilet pare-balles » pour protéger naïvement l’empire et Israël.
Bien à toi
@ Laura
Je soutiens l’Afghanistan, c’est différent !J'ai jeté un oeil sur les trolls de propagande en regardant ce qui a trait au Protocole de Sion, ne l'ayant jamais lu (c'est juste un titre d'ouvrage pour moi)
vous niez la réalité des Protocoles, fort bien,
mais moi en tant que professionnelle du journalisme je vois la REALITE dans les médias : + de 50 % (voir mon article) sont sionistes, alors que la population totale mondiale des Juifs est de 12 millions je crois, dont combien de sionistes ? Une minorité ! Et c'est pourtant elle qui occupe presque tous les devants de la scène, médiatique, économique, médicale, politique... il n'y a pas besoin d'être antisémite ou devin pour dire ça, il suffit de constater la réalité, en face... Or, moi je suis pour le PURALISME !
Et alors vient une question : est-ce normal que SI PEU de gens occupent TANT de postes importants Non, à la télé par ex il ne devrait pas y avoir les mêmes, mais des personnes variées, de tous bords, toutes origines, races, religion...
c'est ce qui s'appelle la pluralité..
J'arrête, vous me faites perdre mon temps, c'est terminé.
Je vous aime car vous êtes
- mon prochain à aimer
- mon frère ou soeur en humanité
- enfant du même Père céleste
Mais vous me gonflez avec vos obsessions partisanes et communautaristes, c'est ce que je DETESTE le plus, l'esprit de clocher, moi je ne l'ai pas, je porte en moi toutes les religions, et surtout l'OUVERTURE
Bonne nuit, elle porte conseil, sagesse. Adieu
Eva
ILFAUT "POURSUIVRE"
lers intégristes islamistes, ET évangélistes, ET sionistes.
Du boulot !
seulement voilà, les ptits malins qui s'usent à ne convaincre personne, sont pour la poursuite des mêmes, A SENS UNIQUE.
Ils ont des terres pleines de pétrole, n'est-ce pas ? Donc à éjecter au profit des affairistes internationaux... ou à exterminer... pousse-toi afin que je te vole tes terres, et si tu ne veux pas, je t'extermine.
Il y a toujoiurs eu des fanatiques cupides et sanguinaires sur terre pour le malheur de l'humanité.
je ne leur répondrai plus. Sauf le samedi, éventuellement, je veux bien débattre avec eux ce jour-là, pas d'autre. En semaine je suis occupée, et le dimanche c'est le jour de Dieu. Reste le samedi pour échanger..
salut les cocos
Eva
Eva
Les Crimes du Sionisme & La Tragédie Palestinienne
Nul ne peut renier le droit aux juifs de vivre en Palestine mais nul ne peut également renier que l’existence même d’Israël est fondé sur le viol des droits fondamentaux des Palestiniens ; expulsion, expropriation, massacre, torture et humiliation. Quoi de plus naturel pour ce peuple à l’heure de l’affirmation identitaire et à l’image de la résistance de la France Libre contre Vichy et le Nazisme Allemand, que de se battre corps et âmes pour préserver le peu de terre et de dignité qu’il leur reste. Est-ce un crime dans le reste du monde que de se défendre contre l’injustice ? Les valeurs et les postures des grandes puissances prouvent l’hypocrisie générale et leurs assouvissements aux désirs et aux caprices du régime sioniste israélien.
Le temps n’est’ il pas venu de faire un constat d’échec et de revoir ce soutien inconditionnel que la plupart des dirigeants du monde accordent de façon aveugle à ce régime qui n’a qu’une idée en tête, qui est de coloniser un maximum pour jouer sur les équilibres démographiques et mettre le monde entier devant un fait accompli, en espérant qu’avec le temps la remise en question sera impossible. Cet état qui pratique le terrorisme d’état et qui alimente le moulin de l’antisémitisme par sa politique de répression et de colonisation sur le peu d’espace que ces millions de Palestiniens doivent se partager dans ces prisons à ciel ouvert, doit être remis en question pour le bien-être non seulement des palestiniens mais également pour celui des juifs qui vivent là-bas.
Il est temps que les Intellectuelles et les Esprits Libres se libèrent des carcans de l’histoire. C’est une vraie commotion émotionnelle et cérébrale dont souffrent nos hommes de lettre, ils sont stoïques et paralysés face à la tragédie palestinienne qui se déroule sur le théâtre de l’humanité. De peur d’être taxé, étiqueté d’antisémite, d’intégriste, de révisionniste et personne non grata dans les médias, la plupart préfèrent les honneurs, la notoriété et l’opulence des éloges puériles que leurs offrent les médias contre leur silence face à ce drame qui risque de compromettre l’avenir même de l’humanité.
R.A
Personne ne peut attaquer ceux qui défendent une cause juste, la justice. Les Palestiniens paient injustement pour les folies d'autres - européens fascistes et bornés hier, ou aujourd'hui sionistes fascistes bornés. Défendre laJustice est un honneur. Et nous, nous militons contre l'injustice. Honneur à nous, la tête haute.
De la même façon que nous aurions en son temps dénoncé la Shoah des Juifs, des Tsiganes, des communistes, des handicapés etc - certainement au péril de nos vies - , de la même façon nous dénonçons aujourd'hui la Shoah des Palestiniens, leur lente agonie. Résister à l'intolérable est un devoir.
De la même façon que nous avons milité contre l'abomination de l'apartheid sud-africain, (soutenue par le gouvernement Israélien ! Voir en particulier http://michelcollon.info), jusqu'à victoire, en boycottant les produits sud-africains, militons contre l'apartheid des Palestiniens, et boycottons les produits israéliens. Et dénonçons sans cesse l'intolérable des fanatismes fous !
eva
J'ai boosté l'audence de ce jeune musulman éclairé, universaliste et pacifiste. J'en suis heureuse.
Excellent texte de Muslim. Une « communauté internationale » « pute et soumise », des intellectuels intimidés et un peuple palestinien insoumis et fier de l’être…
Au fait Eva, les paroles de la chanson de David Rovics que tu m’as envoyée sont remarquables !
Je reproduis quelques passages qui parlent de l’Afghanistan tout en invitant les lecteurs à consulter le lien suivant http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2007-10-13%2017:43:36&log=invites
Qui Jésus bombarderait-il ?
David Rovics
(…)
Peut-être que Jésus bombarderait les Syriens
Parce qu’ils ne sont pas Juifs comme lui
Peut-être que Jésus bombarderait les Afghans
Sur une sorte de coup de tête vengeur
Peut-être que Jésus conduirait un M1 tank
Et tirerait sur Saddam
Dites-moi, qui Jésus bombarderait-il ?
(…)
Parce que je ne crois pas que Jésus enverrait des hélicoptères de combat à Bethléem
Ou des avions pour raser les villes du Timor
Je ne pense pas que Jésus donnerait de l’argent aux dictateurs
Ou conduirait des SUV
Je ne pense pas que Jésus aurait laissé s’échapper
La moindre goutte de napalm
Alors dites-moi, qui Jésus bombarderait-il ?
Je pense qu’il n’est pas inutile de rappeler les origines politiques de cette tragédie et de passer outre à tout le bla bla bla de la «guerre contre le terrorisme » . Il faut situer les événements d’Afghanistan dans la géostratégie de la « guerre pour l'appropriation des hydrocarbures » que le régime de G.W. Bush avait décidé de déclencher au Moyen Orient avant même le 11 septembre 2001 .
Dans le projet US de « recomposition du Grand Moyen Orient » en vue de faire main basse sur les ressources énergétiques de la région - l’Afghanistan des talibans était le hors d’œuvre alors que la guerre de Mésopotamie - le plat de résistance - était déjà dans les tuyaux. Dans les deux cas, l’empire attendait le prétexte déclencheur.
Car le régime les talibans ne gênait en rien l’Amérique qui, comme on le voit partout, s’accommode parfaitement des régimes , les plus dictatoriaux soient-ils, qui servent ses intérêts. Tant que le régime des talibans négociait « positivement » avec UNOCAL en vue de la construction d’un gigantesque pipe-line qui devait traverser tout l’Afghanistan et amener le pétrole d’Asie centrale à travers la Turquie, aucune guerre n’était ni programmée, ni nécessaire et les droits de l’homme ou le statut des femmes étaient le moindre des soucis de l’empire.
La négociation avec UNOCAL a échoué et il y a eu le 11 septembre 2001 – il faut appeler , pour l’instant, la concomitance de ces deux événements … une coïncidence .
Les USA ont immédiatement mis à « profit » cet événement pour ouvrir la « chasse au Ben Laden » baptisé ennemi public mondial n°1 et réfugié, disaient-ils, dans les montagnes d’Afghanistan. Ils prétendaient que c’était à partir d’une grotte sise dans la région de Tora-Bora, aux frontières du Pakistan , que le désastre du World Trade Center aurait été concocté. Il fallait, pour capturer cet unique individu et la poignée de ses supporters, que les talibans refusaient de livrer, bombarder un pays tout entier .
Souvenons-nous du tableau digne de la science-fiction qui était fait des souterrains, des aménagements, de l’équipement high tech qui auraient permis cet exploit. Bizarrement, quand on a découvert les vraies grottes, plus proches de celles de l’homme du Néanderthal que de superman, personne ne s’est permis de remettre en question la version officielle.
Aujourd’hui, même le parlement d’un allié aussi proche et aussi soumis que celui du Japon commence de se poser des questions sur les explications officielles US fournies à propos du déclenchement de la fameuse « guerre contre le terrorisme ».
Ah ! le conditionnement des cerveaux des vassaux ! Quel bel exemple, une fois de plus, de ce que la servitude est toujours volontaire. Il faut rendre justice à Lionel Jospin, qui est le seul responsable politique occidental à s’être insurgé contre le déclenchement d’une guerre dont la raison officielle affichée était la capture d’un individu . Il s’agissait, disait-il, d’une action de police du ressort d’interpool , et pas d’une guerre contre un Etat . Mais il n’a pas été suivi par Jacques Chirac .
C’est ainsi que cette première guerre pour le pétrole dans laquelle les USA ont réussi à entraîner tous leurs vassaux à la faveur de l’émotion soulevée par la destruction des tours s’est installée avec son cortège d’horreurs, d’atrocités et de destructions.
Personne n’est capable de dire clairement aujourd’hui quels buts de guerre continuent d’être poursuivis et à quel moment il sera décidé qu’ils ont été atteints.
Les talibans sont revenus, les seigneurs de la guerre sont plus puissants que jamais, la culture du pavot se porte à merveille pendant que l’Amérique et ses sous-traitants de l’OTAN bombardent selon la formule bien connue : « Tuons les tous, Dieu reconnaîtra les siens ».
Bien à vous,
Salam chère Mme Aline
Tout à fait d’accord avec vous, cette guerre ou ces guerres s’inscrivent dans un schéma qui ne date pas du 11 septembre 2001, le « Defense Planning Guidance » le fameux rapport de Paul Wolfowitz (1992-1994) et le « Defense Strategy for the 1990s : The Regional Defense Strategy » de Dick Cheney (1993) sont deux exemples révélateurs. Pour une fraction de la droite américaine, l’appropriation sans concurrents des hydrocarbures de la région passe essentiellement par la recomposition du « Grand Moyen Orient ». Cette doctrine néocon appelée abusivement «Doctrine Bush » (Bush lui-même n’étant qu’un instrument parmi d’autres, retapé pour l’occasion par le « kingmaker » Karl Rove) qui fait de la « guerre préventive » et du renversement de certains régimes du monde arabo-musulman pour « instaurer la démocratie » dit-on, inspirée d’une sorte de « morale des Lumières », leur cheval de Troie, est en fait une version retapée de Sykes-Picot…
Mais réduire la doctrine néocon à la seule domination énergétique, c’est sous-estimer leur messianisme religieux et donc culturel. L’occasion pour moi de citer les travaux très importants du professeur Mahdi Elmandjra, le premier à parler du concept de « guerre civilisationnelle » bien avant Samuel Huntington. Pour Mahdi Elmandjra, nous vivons donc aujourd’hui les effets de la « deuxième guerre civilisationnelle » (Guerre d’Afghanistan), elle-même une des conséquences de la « première guerre civilisationnelle » (Guerre du golfe 1991). Quand Georges W Bush parle de « guerre des croisades » cela nous rappelle Ibn Khaldoun, pour qui, le vainqueur essaie toujours d’imposer au plus faible, ses valeurs, sa langue, son langage même etc.
Mahdi Elmandjra insiste sur le fait que la question des valeurs dominera la scène, davantage que durant la « première guerre civilisationnelle », parce qu’à présent les problèmes seront étendus au reste du monde, particulièrement en Europe. Rappelons-nous qu’en 1943 la philosophe Simone Veil avait écrit que « l’Europe est à la croisée des chemins entre l’Amérique et l’Orient. Nous savons très bien qu’après la guerre, l’américanisation de l’Europe sera un grave danger. Nous n’ignorons pas non plus que nous serons perdants si cela devait arriver. Ce que nous perdrons est toute cette partie de nous-même qui est si proche de l’Orient ».
En optant seulement pour la puissance du pouvoir militaire au détriment de la diversité, l’hégémonie de valeurs est alors le plus grand risque que court l’humanité compte tenu de cette « Doctrine Bush ».
L’Iran, le Hizbollah, Al-Qaida et le Hamas (chacun à sa façon, selon sa propre doctrine et avec sa marge d’erreurs), semblent pour l’instant avoir très bien saisi les « enjeux » de cette doctrine aux nerfs messianiques.
Bien à vousMais on ne peut pas vraiment dire que le messianisme démocratico-biblique américain soit une nouveauté dans l’histoire ou qu’il date de dix ou vingt ans. Il est endémique depuis la naissance de cet Etat . Il a été le moteur de leur expansion et leur a servi à s’étendre sur leur propre continent et à justifier la quasi extermination des populations indiennes autochtones avant qu’ils se répandent sur la planète surtout après la seconde guerre mondiale. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle tant d’Américains soutiennent et approuvent le génocide larvé des Palestiniens.
Compte-tenu du niveau intellectuel de l’actuel Président et de l'arrogance de son entourage, il est devenu, c’est vrai, plus spectaculaire depuis quelques années.
Je ne peux donc qu’approuver l’analyse du professeur Mahdi Elmandjra qui confirme la phrase bien connue de Necker «Dominer, c’est régner sur les imaginations ».
Mais La doctrine Bush qui consiste , comme vous l’écrivez à juste titre à « imposer au plus faible, ses valeurs, sa langue, son langage même » n’a pas non plus commencé avec les néocons. Elle est à l’œuvre en Europe et notamment d’une manière insidieuse en France , notamment depuis es accords Blum-Byrnes signés en 1946 par Léon Blum et Jean Monnet - le fameux « père de l’Europe» - avec le ministre des finances de Truman : en échange d’un prêt au gouvernement français – qui s’est d’ailleurs réduit comme une peau de chagrin - les salles de cinéma françaises étaient obligées de diffuser uniquement des films américains trois semaines par mois. L’imaginaire français n’avait le droit de s’exprimer qu’une semaine sur quatre.
Et voilà comment Hollywood a prospéré et comment le mode de vie américain et la façon de penser américaine sont si bien devenus la norme qu’on comprend mieux sur quel terreau a grandi l’actuel président de la République .
Les Américains étaient bien conscients que le formatage des esprits à l’American way of life était le préalable à la servitude volontaire. Ainsi, on voit des gamins et même des adultes appeler les juges « Votre Honneur ».
Et voilà comment, pour un plat de lentilles, des politiciens à la courte vue ont vendu l’âme de la France . Ils sentaient pourtant qu’il s’agissait d’une forfaiture puisque cette clause secrète n’a été révélée qu’un an après sa signature. Le cinéma était un enjeu économique, mais surtout culturel important, c’était à l’époque le premier spectacle français. Les USA avaient compris qu’il est le média de masse le plus efficace pour répandre le mode de vie américain et la culture qui s’y rattache. C’est bien pourquoi les séries américaines envahissent aujourd’hui les écrans du monde entier.
Amitiés ,
Bonsoir chère Mme Aline
Vous avez assez de clairvoyance, d’honnêteté et les mots justes pour nous rappeler les racines d’une domination programmée. Les plus honnêtes parmi les américains ne le nient d’ailleurs pas (voir entre autres les travaux de l’historien Howard Zinn etc.), ils savent et font savoir que la culture américaine qui s’est construite sur les cadavres des amérindiens est une culture bâtie sur la peur de l’autre, la violence et la brutalité comme réponse à chaque problème et la domination des autres comme garant de survie…
Ce que la France a enduré et continue d’endurer depuis 1945 résume parfaitement la stratégie américaine qu’on peut comparer aux déplacements des criquets ravageurs. La région infestée est pillée pratiquement de tout, richesses, valeurs et même de son histoire, puisque les américains se prévalent aujourd’hui de l’histoire des autres nations. L’erreur fatale des européens fut leur folie impérialiste qui a permis aux américains de se construire une réputation d’« amis des peuples opprimés », de leur liberté et de leur indépendance. Du début du 20ème siècle jusqu’à la guerre d’Algérie, il y avait toujours un journaliste américain, ou conseiller américain auprès des mouvements de libération pour leur rappeler que la bataille de l’opinion publique mondiale passe par les rédactions new-yorkaises. C’était la fin programmée de L’Europe. Les criquets ravageurs américains emportent avec eux ses « lumières » et lui envoient du Made in USA. L’Europe récoltait ainsi les fruits amers de sa régression morale que fut l’impérialisme. Chose à quoi les américains ne peuvent échapper, la Chine est désormais considérée comme l’ « amie des peuples opprimés », et ainsi de suite.
La guerre des valeurs est donc très décisive, puisqu’elle prépare le terrain de l’intérieur. Elle installe les signes et les feux pour délimiter la piste d’atterrissage de tout un système machiavélique et rapace.
Pour revenir au professeur Mahdi Elmandjra, j’aimerais aussi préciser que contrairement à Huntington qui considère que c’est dans les civilisations qu’il y a les gènes des violences, Elmandjra précise que pour lui, si on ne fait pas attention aux valeurs culturelles, on va vers un conflit. En assimilant l’Islam à la violence et au « terrorisme », on risque de faire de 1,5 milliard de musulmans des « terroristes en puissance ». L’entente occidentale et entre certaines composantes de la civilisation judéo-chrétienne à montrer l’Islam comme une menace n’est que le prolongement incessant de cette régression morale de l’occident qui au lieu de demander pardon et réconciliation préfère jouer l’histoire de la même façon avec les mêmes erreurs et folies.
En assistant en direct à la prise d’assaut et pillage des musées iraquiens par des spécialistes occidentaux, pressés d’entrer à Bagdad le même jour avec les soldats américains, le monde arabo-musulman a compris à qui il a affaire, la version 21ème siècle des criquets ravageurs impérialistes. Napoléon n’avait-il pas fait la même chose avec les trésors et vestiges égyptiens ?! Le Louvre en est une des preuves d’ailleurs, sans oublier les autres musées européens bien entendu, et dire qu’au Maroc par exemple il n’y a aucun musée pour des trésors espagnols !
Bien à vousMariali, j'ai mis la référence exacte sur mon blog.
je souhaiterais que nos frères et soeurs juifs élèvent eux aussi le débat, en intervenant.
puissent-ils réaliser que la shoah des palestiniens n'exorcisera pas la shoah des juifs, et d'ailleurs qu'ils n'en sont pas responsables.C'est nous, occidentaux, qui en sommes responsables, allemands, collabos en tous genres de France ou d'ailleurs, affairistes américains (hé oui, comme les Bush !)...
la barbarie, l'extermination des Palestinioens ne solutionnera pas les problèmes mais les aggravera : frustrations, haine, terorisme, et dégoût de la terre entière. Pour qq arpents de terre en plus, ou d'eau, voulez-vous perdre votre âme et la considération des autres ? Réfléchissez .... relisez Proverbes : la Sagesse...
fraternellement à TOUS, eva
Je vous embrasse,
Aline-Mariali
Un grand merci ! Ca me ferait tellement plaisir si tu mettais ton si gentil encouragement à mon gros travail, sur mon blog !
commentaires : juste sous la rubrique Palestine !
Si je vois que tu n'y arrives pas, je chercherai une solution ! je t'embrasse, eva