







« Et voilà pourquoi Israël et ses acolytes, les tortionnaires américains et européens, attendent que les Palestiniens "déchiffrent avec leurs plaies" les mots SOUMISSION et CAPITULATION que la machine grave dans leur chair en lettres de sang » Aline de Diéguez


« Quand je désespère, je me souviens qu'à travers toute l'histoire, les chemins de la vérité et de l'amour ont toujours triomphé. Il y a eu des tyrans et des meurtriers, et parfois ils ont semblé
invincibles, mais à la fin, ils sont toujours tombés. Pensez toujours à cela.»
Gandhi
« They call all resistance "terrorism"» Edward W. Saïd
« Face à l'expansion guerrière d'un empire, il n'y a que deux logiques possibles : celle de la soumission et
celle du combat. L'existence même du joug de l'OTAN frappe la civilisation européenne de déshérence (…) Platon explique dans la République qu'une génération vaincue engendre nécessairement deux
générations d'aveugles, mais que la troisième se réveille non moins nécessairement»
Manuel de Diéguez
« Alors quittez
notre Terre
/ Nos rivages, notre
mer/ Notre blé, notre sel, notre blessure » Mahmoud
Darwish


«
On
peut couper les roses, mais on ne peut empêcher le printemps d’arriver »
Pablo Neruda







« D'abord
ils vous ignorent, ensuite ils vous raillent, ensuite ils vous combattent et enfin, vous gagnez. » Gandhi





« La
mémoire dans le contexte humiliant que vit le monde arabo-musulman en particulier est l’arme la plus efficace pour consolider le passé, comprendre le présent et construire le futur. »
Mahdi ELMANDJRA







Big Brother Is Watching Us
Grand
Frère
Nous
Regarde


« Les hommes n’oublieront pas
éternellement leur indigence, leur douleur et leur humiliation. Ils ne seront pas indéfiniment dupés par les grands appareils d’illusion, les décors artificiels à l’abri desquels les puissants
maintiennent leur impitoyable pouvoir » Paul Nizan
« Talibans », « Bourka », « Al-Qaïda », « Barbus », « Terroristes »…voilà les premiers clichés qui viennent à l’esprit d’une personne conditionnée quand on parle de l’Afghanistan. Et pourtant !
Et pourtant l’Afghanistan source d’inspiration d’un Joseph Kessel ne ressemble pas à un tel simplisme : « De l'Amoû -Daryâ au désert du Seistân et de Hérât aux passes de Khyber, à travers les races, les tribus et les clans, on rencontre chez ce peuple, composé comme une mosaïque humaine, les mêmes traits : passion de l'indépendance, fierté, gentillesse et hospitalité. La vigueur et la noblesse des traits — ce peuple est l'un des plus beaux du monde —, l'harmonie des mouvements, la couleur des étoffes s'accordent à cette dignité instinctive de pâtre, de paysan, de montagnard, de guerrier, de nomade… Et le plus pauvre montre au visiteur qui vient de l'étranger une courtoisie, une générosité sans pareille. »[1]. Et Sayed Qassem Rishtya d’ajouter « Les événements de l’histoire ont fait que l’Afghanistan est un pays peuplé de plusieurs ethnies distinctes. Malgré leur diversité apparente, Pachtouns, Tadjiks, Ouzbekset Hazaras ont beaucoup de choses en commun et partagent une même culture dont les éléments principaux sont l’esprit d’indépendance, la notion d’égalité (absence de classe), l’hospitalité et le respect des aînés ».
En ce mois de janvier j’ai voulu écrire ce modeste post pour saluer la grandeur d’un peuple
de résistants et de poètes aujourd’hui meurtri par l’occupation et la division, et célébrer la mémoire de l’épopée Gandamak, connue aussi comme « la Première Guerre Anglo-afghane ».
C’est en janvier 1842 que les guerriers afghans du souverain Dost Mohammad Khan ont pu livrer une des plus mémorables batailles des Guerres Anglo-Afghanes et que les impérialistes britanniques de « Sa majesté » n’ont jamais pu oublier ou faire oublier[2]. Entre le 9 et le 13 janvier 1842 tous les régiments britanniques[3] assaillants composés de 16.500 soldats furent anéantis. Le seul survivant de cette folie britannique n’était autre que le fameux major Dr William Brydon.
Aujourd’hui, nous assistons indignés à une autre folie, cette fois-ci américaine, contre la nation afghane. Les américains semblent avoir appris quelques leçons de la Première Guerre Anglo-afghane ; en internationalisant les forces occupantes dites la « coalition des volontaires » afin dit-on, « de rétablir l’ordre et instaurer la démocratie » avec un « sceau légal » des Nations Unies, les américains ne font que s’approprier les garanties pour un « embourbement collectif » et « refiler le sale boulot » à leurs vassaux de l’OTAN. Un vrai esprit d’équipe, « embourbons-nous ensemble et partageons le coût de la guerre ensemble» pensaient les américains, mais est-ce « partageons le butin ensemble » ?!
En tout cas contrairement aux allégations des américains, rien n’a été reconstruit et aucune institution afghane ne peut se targuer d’être représentative du peuple afghan. Depuis son intronisation, Hamid Karzaï est terré dans son bunker de Kaboul ne dépassant pas la simple et fantoche fonction de « Maire de Kaboul », laissant les seigneurs de la guerre, seuls vrais maîtres des provinces, à leur trafique de drogue et pillages. Une économie du pavot avec la bénédiction et la protection des GI’s et de l’OTAN[4] ; on parle même d’avions militaires se chargeant de transporter la précieuse marchandise. Un kilo d’opium vaut mieux qu’un baril de pétrole ; il est aisément exportable et sans tractations ou fluctuations boursières bien entendu !
Dans la ligne de mire des occupants ce n’est pas seulement la souveraineté et donc la situation géostratégique du pays (le contrôle du pétrole de la mer Caspienne etc.) qui compte mais c’est aussi et surtout la culture islamique de l’Afghanistan qui a unifié ce pays des siècles durant. L’Afghanistan est frappé dans son identité et mémoire avant tout par une guerre impérialiste au service d’un projet de domination mondiale.
Ce n’est pas avec de l’opium, des rasoirs Gillette ou des magazines, k7 et CD pornographiques que l’Afghanistan sera reconstruit ! Ce n’est pas aussi le prosélytisme évangélique des missionnaires qui trouvent une couverture idéale et insoupçonnable dans les agences dite d' « aide humanitaire et de développement international », qui va résoudre les problèmes sociaux et infrastructurels. Car comme le précise Martin Hadlow de l'UNESCO « L'intervention internationale apporte son lot de problèmes. L'afflux d'étrangers bien payés provoque souvent une flambée insupportable des prix des produits alimentaires et des services de première nécessité, qui déstabilise l'économie du pays. Inévitablement, les agences internationales et les ONG sont appelées à recruter auprès de l'élite urbaine et éduquée, exacerbant le clivage entre nantis et défavorisés et privant d'employés qualifiés les entreprises locales. En l'absence d'une amélioration rapide et tangible des conditions de vie générales, la bienveillance à l'égard de la présence humanitaire se change vite en amertume. »
«On asservit les peuples plus facilement avec la pornographie que par des miradors.» disait Alexandre Soljenitsyne, mais c’est sous-estimer les afghans. Il suffit de rappeler à nos frères afghans leur devise «Hospitalité, Honneur, Revanche» et il y aura toujours un seul Dr Brydon qui survivra des occupants pour raconter au monde que l’Afghanistan est le pays des Titans insoumis, les enfants de Gandamak!
[1] Joseph Kessel : Le jeu du roi. Paris. Del Duca/Plon 1969.
[2] Les Britanniques la qualifient de « The disaster of the First Afghan War » et de « sorry episode »…
[3]
Voir The Battle of Kabul and the retreat to
Gandamak
[4]
Grâce à qui l’Afghanistan est devenu le premier producteur mondial d’opium. Voir Emma Bonino : Poppy power
* La première photo du photographe Reza représente une petite fille afghane de Tora Bora. Les deux autres dessins représentent une scène de la bataille de Gandamak et le retour du seul survivant le Dr Brydon à Jellalabad. © britishbattles.com 2005
Bonsoir Karim
C’est conséquent! Il n’y a que les « marionnettes » pour exécuter une politique impérialiste !
Bonsoir Amir
Il est certainement de mon devoir de traiter de temps en temps et selon l’actualité, la situation au Grand Maghreb Arabe, dont je suis profondément attaché…tout en signalant la qualité informative de certains blogs tunisiens qui n’hésitent pas à nous rappeler que bloguer en Tunisie peut se terminer en prison ! Les « geôles de Ben Ali » comme on dit !
Bonsoir Eva
Ce n’est pas par hasard que les américains sont allés jeter toutes ces tonnes de bombes sur ce pays d’une beauté époustouflante, les mêmes qui sont allés piller et brûler les musées et les bibliothèques millénaires de Bagdad…
Ce jour-là, des foules plus clairsemées et plus discrètes écoutèrent des discours plus sobres. Aucune image ne fut brûlée et un observateur jugea même que les quelques policiers présents avaient l'air d'«un groupe de vieux copains en balade». Une tendance similaire est constatée dans les pays arabophones. Martin Indyk, ex-ambassadeur américain en Israël, relève que neuf manifestations anti-américaines ont eu lieu pendant la première semaine suivant le début des attaques aériennes américaines, le 7 octobre. Leur nombre fut ensuite de trois pendant la deuxième semaine, d'une pendant la troisième semaine et de deux pendant la quatrième. «Puis, plus rien», observe Indyk. «La rue arabe est calme.» Et il en fut de même dans les régions plus éloignées du monde musulman – Indonésie, Inde, Nigeria – où les manifestations tonitruantes de septembre ne sont plus que de lointains souvenirs.
Les attentats du 11 septembre devaient constituer une étape majeure vers la défaite totale de l'Amérique en démoralisant la population, en provoquant des troubles, voire en marquant le début d'une série d'événements qui auraient conduit au renversement du gouvernement des États-Unis. Au lieu de cela, les plus de 4000 victimes suscitèrent un vibrant appel à prendre les armes. à présent, deux mois plus tard, le déploiement de la puissance américaine a compromis les projets de l'Islam militant. Le schéma est évident: aussi longtemps que les Américains subissaient passivement les attaques meurtrières de l'Islam militant, ce mouvement trouvait un soutien croissant parmi les Musulmans. Lorsque les Américains se décidèrent à combattre l'Islam militant, son attrait diminua rapidement. En d'autres termes, la victoire sur les champs de bataille a non seulement pour avantage manifeste de protéger les États-Unis, mais aussi pour effet secondaire notable de crever l'abcès d'anti-américanisme qui avait engendré ces attaques.
Le but principal du Jihadisme moderne, mouvement apocalyptique et cataclysmique, est la domination de l'Islam sur le monde. Au nom de revendications millénaristes, l'islamisme promet qu'une fois son autorité établie partout la paix règnera sur le monde.
Le Jihad, comme guerre millénaire, agit aujourd'hui principalement à deux niveaux. Premièrement, celui d'une violence ouverte et revendiquée ; son agression apparaît dans la plupart des espaces où des majorités musulmanes partagent une frontière avec une autre culture. Le second niveau s'exprime par ce que l'on pourrait appeler la démopathie, c'est-à-dire l'invocation de valeurs particulières à une société pour saper le système démocratique de l'intérieur.
L'Essentiel de la Pensée Apocalyptique
Les Protocoles des Sages de Sion
Le Mouvement Sioniste
Le Philo-judaïsme
Les Juifs Non-Dhimmis
L'Islam Apocalyptique et ses Dates
Politique arabe et Apocalypse
Le Nouveau Concept Apocalyptique
« Cette politique a atteint son apogée dans les années 1960 avec Nasser conduisant les Arabes dans une autre «guerre finale» avec Israël. Dans les mois précédant le conflit, des foules énormes dansaient dans les rues des villes arabes en prévision de l'élimination d'Israël. L'échec stupéfiant de cette politique a discrédité le nationalisme arabe «laïc» pour longtemps inversant la balance en faveur du fondamentalisme religieux, pour conduire finalement à une réaction explicitement islamique apocalyptique envers les Juifs qui s'exprima dans un millénarisme cataclysmique ». « Selon cette doctrine, les Musulmans sont à l'aube d'une glorieuse victoire globale pour l'Islam, allant de pair avec une destruction dévastatrice de l'Occident qui commencera par l'anéantissement d'Israël. Alors le monde pourra entrer dans le paisible millénaire du Dar al-Islam mondialisé. Pour beaucoup de Musulmans, Ben Laden est un acteur central de cette bataille cosmique entre les guerriers de
« Ces concepts sont recyclés de l'époque où l'Islam entamait sa diffusion (7ème-8ème siècles). A cette période, les Musulmans pensaient qu'après avoir détruit les mauvais gouvernements du monde - les empires romains, byzantins et persans - la domination d'Allah serait absolue. Accompagnés par cette idéologie, les Musulmans ont réalisé de nombreuses conquêtes et se sont étendus à la moitié du monde, depuis l'Atlantique jusqu'au Pacifique. Cependant, les temps modernes ont maltraité l'Islam. Particulièrement au temps de l'invasion napoléonienne de 1798-1799, ils durent éprouver et affronter les limites de leur politique. Malgré leur immense richesse pétrolière et économique actuelle, leur infériorité politique reste une source de grande douleur pour le monde arabo-musulman ». « Le mouvement de globalisation des dernières années du 20ème siècle a rendu ce sentiment d'infériorité d'autant plus douloureux. Ainsi, l'Afrique Subsaharienne fabrique plus de produits finis que le monde arabe. Cette position humiliante a déclenché une révision des perceptions millénaristes dans le monde musulman. Dans cette vision islamique apocalyptique, l'Occident a produit la technologie par laquelle l'Islam le vaincra, ce à quoi il faut ajouter l'idée que la démocratie a rendu le monde musulman vulnérable. Dans la vision utopique de Ben Laden, l'Islamisme - cette partie de l'Islam épuré - est sur le point de gagner la bataille suprême contre l'Occident matérialiste et sécularisé. Le site Internet islamique basé à Londres [www.muhajiroun.com] illustre les formes de l'expansion impériale islamique depuis ses origines pour glisser aisément vers une célébration des attentats du 11 septembre 2001 ». « Jérusalem est le centre de ce drame apocalyptique musulman, elle est le site du Jugement Dernier. Selon une tradition prophétique ou hadith, la pierre de
Violence et Déstabilisation des Démocraties Occidentales
Une Démopathie
« Le second niveau du Jihad s'exprime dans une violence ouverte provoquant une réaction atterrée de subjugation dans les sociétés modernes, en grande partie Occidentales. Dans ce cas, le Jihadisme, incapable de se battre avec des moyens traditionnels, utilise l'outil linguistique pour saper la démocratie Occidentale de l'intérieur. Pour nommer un tel processus, on a créé l'expression démopathie ». « Ces musulmans radicaux ne disent pas clairement aux Occidentaux ni aspirer au Jihad ni espérer éliminer leur culture. Ils évitent même d'appeler à la destruction d'Israël ; ils le cachent, en priant l'Occident de les aider à traiter avec les Israéliens si injustes envers eux. Mais dans le même temps, les expressions au travers (ou par le biais) desquelles ils qualifient l'injustice d'Israël envers eux - par exemple, la punition collective en détruisant des maisons - ne peuvent être comparées avec la façon dont les Musulmans se traitent entre eux ou avec la façon dont ils traitent les Israéliens. De nombreux dirigeants arabes punissent impitoyablement toute critique en tuant ceux qui, à leurs yeux, résistent à leur volonté. Un exemple : l'ancien président syrien Hafez El Assad a fait tuer près de 10,000 habitants à Hama parce qu'une organisation, la Fraternité Musulmane, y était devenue trop puissante. Quant à Israël, les assassinats par des terroristes-martyrs contre des civils israéliens sont présentés comme des vengeances et incarnent la forme la plus atroce de la punition collective : le meurtre aléatoire de civils innocents ». « Deux éléments clefs caractérisent la démopathie : d'abord, la scission radicale entre ce que les démopathes invoquent comme un comportement moral et la façon dont ils se comportent, ensuite la pénétrante croyance en l'existence d'une conspiration, la projection systématique de la mauvaise foi et d'intentions impitoyables sur «l'autre». Saddam Hussein a tué plus de Musulmans qu'aucun autre dirigeant, mais les Musulmans dirigent leur haine exclusivement sur Israël qui a tué moins de Palestiniens au cours des décennies que le Roi Hussein de la Jordanie en un mois ». « En comparaison de la souffrance physique infligée aux Musulmans par les Chrétiens et par leurs propres dirigeants, on peut dire que les Juifs leur en ont peu infligé. La réelle Naqba infligée par Israël est l'humiliation catastrophique et le coup insupportable porté à la fierté arabe et islamique, défaite par la main d'un ennemi indigne à leurs yeux. Les Arabes essaient de récupérer cette fierté en imaginant une conspiration mondiale dirigée contre eux ». « C'est à l'Occident qu'il incombe de détecter leurs méthodes et d'exercer des pressions sur ces apologistes prétendant que ces violentes aspirations n'existent pas ou n'existent seulement qu'en réponse à l'agression israélienne. Si l'Occident ne commence pas à défier verbalement des Musulmans et des Arabes le long de ces lignes de front, il sera de plus en plus vulnérable. Beaucoup de personnes ont des difficultés à le dire explicitement parce qu'ils craignent d'être qualifiés de racistes. «Je ne suis pas raciste» semblent-ils dire «Je ne pense pas que les Arabes soient stupides au point de croire pouvoir conquérir le monde entier». Ces démopathes ne croient pourtant pas véritablement que les Arabes changeront et renonceront à leur ambition de détruire Israël et d'imposer la sharia au monde, aussi prétendent-ils que les Arabes ont déjà renoncé à poursuivre des buts si inhumains ».
Le Retour de l'Islam Apocalyptique après 1400 (1979 CE)
2000: L'Année Tournant
Des Intentions génocidaires assumées.
L'élan du Discours
Landes considère que nous devons être sensibles au développement croissant du discours apocalyptique. « Il est habituel de dire que le Jihadisme est une forme extrémiste, marginale de l'Islam. Pour tenter de comprendre son rôle dans l'actualité, nous devons l'entendre en termes de dynamique apocalyptique : des mouvements millénaristes couronnés de succès - comme les Nazis - et s'étendant depuis les périphéries vers leur centre. Toutes les cultures sont vulnérables face aux messages apocalyptiques, ainsi en est-il du monde arabe désorienté et obsédé par la théorie de la conspiration ; la technologie amplifie énormément l'impact de tels messages. Au lieu de ne toucher que des aires locales, ils peuvent très rapidement atteindre une inquiétante masse des gens ». « Une fois qu'une telle masse est constituée, ses leaders utilisent la rhétorique apocalyptique, comme l'Autorité palestinienne le fait. Ainsi, ce discours public devient prédominant. Celui qui n'est pas d'accord est sur la défensive et préfère se tenir tranquille ». Interrogé sur les perspectives d'avenir, Landes explique : « au moins un milliard de Musulmans sont attirés par un scénario millénariste islamique selon lequel ils s'empareront du monde. L'énorme majorité n'est pas encore acquise à la démarche apocalyptique, mais il est fort possible que des Arabes et des Musulmans puissent, partout dans le monde, être balayés par une fièvre d'espoir apocalyptique et de violence. Un tel scénario peut nous sembler ridicule puisque le millénaire ne vient jamais en réalité, mais dans le registre des croyances millénaristes, les conséquences fortuites jouent un rôle principal. Plus le scénario apocalyptique se veut violent et actif, plus ses conséquences peuvent être destructrices, peu importe que ses objectifs paraissent pas ou peu réalistes ». « L'Occident ne peut pas se permettre d'écarter ces fantaisies parce qu'elles nous semblent peu probables. Nous devons écouter ce que le Jihadistes disent et particulièrement ce qu'ils se disent les uns aux autres. L'Occident doit arrêter d'encourager les penseurs apocalyptiques en feignant d'y voir simplement un ressentiment dû à l'occupation israélienne ou à l'impérialisme américain. Les Jihadistes n'entendent pas notre lancinante autocritique comme un encouragement à la modération mais au contraire, comme une invitation à plus de violence ». « Surtout, l'Occident doit cesser de permettre et d'encourager ce discours démopathique qui est aussi destructeur pour ceux qui l'utilisent que pour le reste du monde. Nous devons renforcer les Arabes et les Musulmans qui craignent aussi ces forces épouvantables et désirent vivre en paix avec leurs voisins.
L'Occident doit cesser d'être en proie à l'anti-sionisme démopathique, il doit identifier les réels modérés dans tous les champs culturels et religieux. Cela doit être fait rapidement, car l'Occident perd chaque jour plus de terrain et les conséquences de son échec seront terribles ».
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