We Blog For Gaza

Présentation

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« En 1973, une brochure officielle destinée aux militaires israéliens pieux contenait les recommandations suivantes: «Quand au cours d'une guerre, ou lors d'une poursuite armée ou d'un raid, nos forces se trouvent devant des civils dont on ne peut être sûr qu'ils ne nous nuiront pas, ces civils, selon la Halakhah, peuvent et même doivent être tués […] En aucun cas l'on ne peut faire confiance à un arabe, même s'il a l'air civilisé […] En guerre, lorsque nos troupes engagent un assaut final, il leur est permis et ordonné par la Halakhah de tuer même des civils bons, c'est-à-dire les civils qui se présentent comme tels.» » Aline de Diéguez

Des soldats israéliens témoignent : « Six heures du matin. Rafah est sous couvre-feu. Y a pas un chat dans les rues. Seulement un petit enfant de quatre ans qui joue dans le sable. Il bâtit une espèce de tour comme ça dans la cour de sa maison. Celui-là se met tout à coup à courir et tous, nous courons avec lui. Il était du génie. Nous courons tous avec lui. Il attrape le gosse. Noufar, je suis un fils de pute si je ne dis pas la vérité. Il lui a brisé le bras, ici, à l'articulation. Il lui a cassé le bras à hauteur du coude. Il lui a cassé la jambe ici. Et il a commencé à lui marcher sur le ventre, trois fois. Puis il est parti. Nous étions tous bouche bée, le regardant, choqués… Le lendemain, je repars en patrouille avec lui et déjà les soldats commençaient à faire comme lui. » (Haaretz  21 septembre 2007)
« Jane Goodall avait observé que le réflexe de protection d'un bébé est également répandu chez les chimpanzés ou les gorilles. Or, dans le témoignage ci-dessus, on voit que l'officier israélien est totalement dépourvu de ce réflexe primaire du mammifère supérieur et ce d'autant plus qu'il n'est même pas psychologique protégé par la "distance" que crée le meurtre indirect par impact lointain dont parle Lorenz . Pour que l'officier israélien se déchaîne avec une telle cruauté, il faut que, dans son esprit, ce petit enfant ne fasse pas partie de l'espèce humaine. C'est pourquoi il se rue donc sur lui comme s'il s'agissait de détruire un cafard ou un dangereux prédateur. (…) Ces exemples permettent de comprendre pourquoi les déchaînements de violence contre la population palestinienne sont la norme et non l’exception. Ils renvoient à la définition que les éthologues donnent de l'agression gratuite qui caractérise la dérive d'une bestialité typiquement humaine. Elle se manifeste lorsque tout est permis et qu'il s'agit d'infliger à une victime innocente un dommage intentionnel maximal sans aucune raison rationnelle et sans bénéfice immédiat.» Aline de Diéguez. Lire la suite
 « C'est pourquoi l'apparente phase ascendante de l'expansion impériale d'Israël est trompeuse. Comme la locomotive de la Bête humaine, le train du grand rêve sioniste est lancé dans une fuite en avant désespérée, mais le comportement de l'officier israélien piétineur et tortionnaire d'un petit enfant palestinien cité ci-dessus, est révélateur du mélange de fureur, de folie et d'impuissance face à l'impasse dans laquelle il sent confusément que conduit cette politique. Son issue ne peut être qu'une guerre permanente ou l'auto-anéantissement. » Aline de Diéguez.

« Comme le résumait Buffon à propos du loup : " Cet animal est très méchant, quand on l'attaque, il se défend ". Traduite en langage militaro-politique israélo-américain, cela donne : " Les Afghans (ou les Irakiens, ou les Palestiniens) sont très méchants (ce sont même d'horribles " terroristes "), quand on les attaque (pour les voler, les tuer, les piller, les spolier), ils se défendent. " » Aline de Diéguez
« Les enfants, souvent très jeunes, n'ont pas besoin d'un long apprentissage pour se comporter en bourreaux et pour exercer un "impérialisme au quotidien " qui consiste à maltraiter impunément tout élément d'une race qu'on lui a appris à considérer comme inférieure et à mépriser. » Aline de Diéguez

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« Cette mythologie fumeuse vient d'être confortée par le discours du Président de la République française qui, lors de son discours devant le parlement israélien a parlé de "Terre Promise" par "l'Eternel" à "Moïse». M. Nicolas Sarkozy a même cité un verset de la Bible afin de donner plus de force à son propos: "Et l'Eternel dit à Moïse: Monte sur cette montagne et regarde le pays que je donne aux enfants d'Israël. " Le Président français et les dirigeants actuels de l'Etat d'Israël ne nous disent pas si Moïse avait une bonne vue et jusqu'où s'étendait son regard!
Lorsqu'un responsable politique de premier plan d'un Etat laïc en arrive à considérer qu'un texte théologique vieux de deux millénaires et demi fournit l'acte de propriété d'une terre, toute personne raisonnable est en droit d'éprouver une légitime inquiétude et même une véritable panique à la fois sur le degré d'information du locuteur, sur le fonctionnement de son cerveau et sur les conséquences politiques de ce genre d'argument. » Aline de Diéguez

Ils ont osé dire …

François Fillon : « Le conflit va durer, parce que les causes de ce conflit sont très profondes (…) C’est l’opposition entre le monde musulman et une grande partie du reste de la planète, c’est le conflit israélo-palestinien, c’est les déséquilibres économiques et sociaux qui règnent dans le monde. »

  

 

Silvio Berlusconi : « On ne peut pas mettre sur le même plan toutes les civilisations. Il faut être conscient de notre supériorité, de la supériorité de la civilisation occidentale (…) un système de valeurs qui a apporté à tous les pays qui l'ont adopté une large prospérité et qui garantit le respect des droits de l'homme et des libertés religieuses (…) ce respect n'existe certainement pas dans les pays islamiques »

 

Avec Madeleine Albright

« Question : Nous savons que 500.000 enfants sont morts [des suites des sanctions contre l'Irak]. Ce qui représente quand même plus de victimes qu'à Hiroshima... Est-ce que ce prix à payer était vraiment justifié ?

Réponse de Madeleine Albright :  Je pense que le choix n'a pas été facile, pas du tout, mais le prix à payer, oui... je pense qu'il était justifié. »

   

Alain Finkielkraut : « Ah, qu'il est doux d'être juif en cette fin de XXème siècle !  Nous ne sommes plus les accusés de l'Histoire, nous en sommes les chouchous. L'esprit du monde nous aime, nous honore, nous défend, prend en charge nos intérêts; il a même besoin de notre imprimatur. »



Angela Merkel
  : « les mauvaises politiques agricoles et les changements d’habitudes alimentaires dans les pays en voie de développement sont principalement à blâmer en ce qui concerne l’augmentation des prix de la nourriture Si vous voyagez en Inde ces jours-ci, vous verrez qu’une grande partie du débat concerne le ‘second repas’, (…) Les gens mangent deux fois par jour, et si un tiers d’un milliard de gens en Inde font ça, cela se chiffre à 300 millions. C’est une grande partie de l’Union Européenne ».

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Samedi 23 février 2008

ArunGandhi.jpg « Ah, qu'il est doux d'être juif en cette fin de XXème siècle !  Nous ne sommes plus les accusés de l'Histoire, nous en sommes les chouchous. L'esprit du monde nous aime, nous honore, nous défend, prend en charge nos intérêts; il a même besoin de notre imprimatur. » Alain Finkielkraut. Le Monde du 7 octobre 1998.

 

    Le petit-fils du Mahatma Gandhi, Arun Gandhi, président (désormais ex-président) et co-fondateur de M. K. Gandhi Institute for Nonviolence à l’Université de Rochester (New York) et chef du Parti du Congrès National Indien, est sans aucun doute la dernière victime en date du lobby sioniste américain. Ceux qui connaissent le parcours de l’homme et son soutien à la cause palestinienne, à sa manière dite « innovante » et « non-violente »[1], ne seront pas étonnés. Ses discours en Palestine et ailleurs, l’exposaient à devoir affronter tôt ou tard la machine de lynchage et d’intimidation, ô combien redoutable et efficace, des lobbys sionistes. Depuis son discours à Bethlehem en 2004 où il avait déclaré, bien avant Jimmy Carter, « Ce mur me rappelle l'Afrique du Sud. (…) La situation ici en Palestine est dix fois pire que la situation d’Apartheid en Afrique du Sud de l’époque », et passant par son dernier texte « Jewish Identity Can’t Depend on Violence »  (L’identité juive ne peut dépendre de la violence), publié le 7 janvier 2008 par le Washington Post dans sa section « On Faith », Arun Gandhi était prêt pour le bûcher. Gandhi_in_abudis_27aug04.jpg  

    En se désolidarisant de l’auteur, le Washington Post le jette en pâture aux lyncheurs le 18 janvier 2008 avec un communiqué tranchant  «Des lecteurs ont estimé que les remarques d’A. Gandhi étaient antisémites, les excuses qu’il a faites par la suite étaient insuffisantes. Quand nous avons lancé ce projet, il y a un an, nous avons écrit que notre but était d’éclairer un sujet – la religion – qui, trop souvent, suscite la passion. Le texte de Gandhi n’était pas à la hauteur de la tâche... Nous regrettons de l’avoir publié…». Le Washington Post blâmé pour ne pas avoir censuré le texte avant sa publication et d’avoir toléré des commentaires dits « antisémites », cherche ainsi une sortie de secours.  Malgré les excuses ou regrets sur la forme de certains passages de son texte, Mr Gandhi sous pression, a fini par envoyer sa démission par e-mail le 25 janvier 2008[2], laissant le soin ou le privilège, si vous voulez, au président de Rochester University, Joël Seligman, d’écrire comme épitaphe conciliante avec le lobby sioniste  « La démission de Gandhi est justifiée, parce que ses remarques ne reflètent ni les valeurs de l’Université ni celles de l’Institut ».

    Mais qu’avait-il écrit au juste pour mériter une telle rafale sioniste?[3] Entre autres passages, on peut lire « (…) il me semble qu’aujourd’hui les Juifs veulent, non seulement que les Allemands se sentent coupables, mais aussi que le monde entier regrette ce qui est arrivé aux Juifs. Le monde a été désolé de l’épisode mais quand un individu ou une nation refuse de pardonner et d’aller de l’avant, la désolation tourne à la colère. Le futur de l’identité juive paraît sombre. Toute nation qui reste fixée dans le passé est incapable d’aller de l’avant, et spécialement une nation qui croit que sa survie ne peut être assurée que par les armes et les bombes.(…) Apparemment, dans le monde moderne, si déterminé à vivre par la bombe, c’est un concept étranger. Vous ne recherchez l’amitié de personne, vous voulez tout dominer. Nous avons créé une culture de la violence, Israël et les Juifs sont les plus gros contributeurs, et cette Culture de la Violence risque de finir par détruire l’humanité ». C’est oser dire tout haut ce que pensent les autres tout bas.[4] Un tabou condamné à être brisé[5]. Du courage et de l’honnêteté à saluer. 
gandhi.jpg     Arun Gandhi est ainsi fidèle à la mémoire et aux enseignements de son grand-père. Le Mahatma Gandhi n’avait-il pas écrit sur la question palestinienne que «La Palestine appartient aux Arabes comme l'Angleterre aux Anglais et la France aux Français. Il est injuste et inhumain d'imposer les juifs aux Arabes (…) les juifs se trompent gravement en cherchant à s'imposer en Palestine avec l'aide des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne, et avec violence »[6]. Martin Buber, philosophe et fervent sioniste, avait alors écrit sa célèbre « Lettre ouverte » à Gandhi. Vous remarquerez, étonnés, sa ressemblance aujourd’hui avec les textes des détracteurs  d’Arun Gandhi. C’est dire combien l’histoire se répète avec la même rhétorique sioniste malhonnête et très mal inspirée !


[1] Lire « Look again, Gandhi »

[3] Quelques exemples du défoulement sioniste : Victor Davis Hanson : « Nonviolence Nonsense. Gandhi, again. » ; Bennett J. Loudon: « Gandhi comments insults Jews »   ; HAVIV RETTIG: « Gandhi's grandson blasts Israel, Jews »

[4] Notons le silence total des médias européens sur l’affaire d’Arun Gandhi.

[6] Lire « The Jews »  par Mohandas Gandhi.

Par Chahid - Publié dans : Palestine
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Commentaires

"Nous avons créé une culture de la violence, Israël et les Juifs sont les plus gros contributeurs"

Si le petit-fils du Mahatma a réellement strictement dit cela, il a fait une grosse erreur didactique : tous les Juifs d'Israël ne sont pas des sionistes  cruels et criminels. Tous les Juifs du monde ne sont pas complices des gouvernements sionistes successifs depuis la déclaration dite d'indépendance du 14 mai 1948 qu'il faut connaitre pour en mieux saisir la formidable  hypocrisie foncière.

La fin du  déshumanisant - pour les deux côtés  - drame palestinien passe - peut-être même d'abord et avant tout - par des propos pesés et ciselés dans la bouche ou sous le clavier des palestinophiles en tous genres

Y compris les "sionistes pacifistes" (Wascharwski, Avnery et Cie") qui ne peuvent  (encore ?) admettre .que la création d'Israël est éthiquement inadmissible et encore moins que leurs descendants aient un jour une carte nationale d'identité palestinienne.

"Pesons nos mots pour réduire, sinon anihiler,   les maux pesants"

Cordialement

Depuis un bourg du Nord de la France.

c
Commentaire n° 1 posté par Jean-Marie le 23/02/2008 à 08h49
Chahid, tes articles sont des événements, (même chose pour Stanechy,...) je viens d'annoncer celui-ci dans mon dernier post

trouvé dans ma boîte mails, je le soumets à votre réflexion :

Dans les années 1950, les immigrants sépharades en Israël seront irradiés en masse (plus de 100'000 personnes) officiellement pour prévenir la propagation d'un ver parasite, causant des dommages graves et provoquant une mortalité très élevée de cette communauté.

<http://fr.wikipedia.org/wiki/Séfarades>

Commentaire n° 2 posté par eva journaliste-resistante a l'intolerable le 23/02/2008 à 17h15

Jean-Marie,

Pensez-vous qu’Arun Gandhi est dupe ou ignore tout des règles élémentaires pour un discours « didactiquement » correct?

Arun Gandhi évoque ici une opinion, son opinion, et jamais des affirmations. Il a l’habileté de le préciser par « it seems to me the Jews today (…)» « il me semble qu’aujourd’hui les Juifs (…)», c’est comme dire « je crois qu’aujourd’hui les Juifs (…) » ; un énoncé parfaitement valide, il s’agit d’une « croyance » et l’ordre de la croyance n’est pas confondu avec les faits… Le dialogue étant finalement un affrontement ou combat des « croyances » mais jamais des affirmations. Arun Gandhi invite au dialogue, son texte en question n’est qu’un « stimulant » pour ouvrir le débat avec les divers intervenants etc., pourquoi lui répondre comme d’habitude, avec la « méthode » de l’anathème ?

En interdisant à certains penseurs de mettre fin au jeu sur les mots qui empêche de voir la réalité comme elle est, on les condamne à une sorte d’ « incommunicabilité », à la folie tout simplement.  

La cause palestinienne n’est pas si fragile que ça, par contre, l’« argumentation» musclée, intimidante et brutale des sionistes révèle une fragilité chronique et préfabrication dans l’ensemble qu’on appelle « Israël » !

Vous n’avez qu’à suivre les commentaires sionistes qui s’abattront par la suite sur ce post, pour admirer  la chose !

Cordialement
Commentaire n° 3 posté par Chahid le 23/02/2008 à 18h31

Eva

Vient de paraître d’ailleurs un livre très important d’Ilan Pappé (historien juif et israélien) « Le nettoyage ethnique de la Palestine ». Fayard. http://www.europalestine.com/spip.php?article3003.  Nettoyage ethnique, racisme, Apartheid, terrorisme d’Etat etc., c’est l’histoire de la Palestine sans détours ni langue de bois !
Commentaire n° 4 posté par Chahid le 23/02/2008 à 19h14
je suis d'accord avec chaque mot de gandhi que je salue et soutiens, comme je le suis avec tes articles et idées chahid
il est grand temps de lever sa voix c'est un génocide quotidien en palestine
célia wavre
Commentaire n° 5 posté par célia le 23/02/2008 à 20h24
@ jean marie
n'avons nous pas, citoyens ordinaires, le droit de dénoncer les crimes des israéliens avec des mots simples?
Commentaire n° 6 posté par célia le 23/02/2008 à 20h29

Bonsoir Célia !

Ta solidarité spontanée avec les palestiniens me rappelle la bonté des habitants de Wavre, une charmante, paisible et accueillante petite ville que j’aime beaucoup. J’ai gardé de très bons souvenirs de cette ville, j’espère y revenir un jour ! En attendant, merci pour tes encouragements.
Commentaire n° 7 posté par Chahid le 24/02/2008 à 00h48
Le problème du sionisme, c'est que les sionistes ont réussi à faire passer l'amalgame juifs / sionistes. Ainsi, si on voulait dédommager les juifs victimes de la Shoah, l'État d'Israël est devenu le prétexte.
Aujourd'hui, tout antisioniste devient très rapidement un antisémite (terme par ailleurs galvaudé puisque les Arabes sont aussi des sémites) ; preuve de l'amalgame réussi que font les sionistes entre sionisme et judaïsme. On peut dire qu'un antisioniste est antisémite : ça va passer dans tout média car le politiquement correct empêchera le média de faire un bon discernement.
Le danger, c'est qu'au final cet amalgame devienne réel, et que l'assimilation juif / sioniste et antisioniste / antisémite devienne réelle. Alors là, ça n'irait vraiment pas bien.
Commentaire n° 8 posté par Killcow le 24/02/2008 à 12h19

 

Sionisme, anti-sionisme

Jean-François Goulon

Le sionisme est-il une entreprise de colonisation ? Pour Théodore Herzl c'est oui, mais aujourd'hui il semble que cela soit discuté.

Ecoutons la Secrétaire Générale adjointe du Cercle Léon Blum :
"Être sioniste, c'est être favorable à l'existence d'un état juif sur une partie de la Palestine mandataire, c'est être convaincu de la légitimité même d'Israël. [...] L'antisionisme nous dépeint le sionisme comme un mouvement colonial. Reprenons la définition de "colonie": il s'agit de l'exploitation d'un territoire étranger par une métropole bénéficiaire. Peut-on parler de territoire étranger, lorsque le lien qui unit les Juifs à Israël est ancestral ? [...]"
Véronique Bensaïd

1) " …favorable à l'existence d'un Etat juif… "
Si je suis Juif, oui, probablement, mais pas forcément (cf. Einstein ou Martin Buber) Dans le cas contraire, pourquoi pas, mais où ?

2) " …sur une partie de la Palestine mandataire… "
Attendez ! Là, il y a un truc qui cloche. Lorsque le sionisme a été reconnu pour la première fois en public, c'était en 1897, lors du premier Congrès sioniste mondial, vingt ans avant le début du " Mandat " britannique. Retirons donc "mandataire".

Commentaire n° 9 posté par . le 24/02/2008 à 16h33
3) " …c'est être convaincu de la légitimité-même d'Israël… "
Pour être convaincu, il faut des arguments convaincants. Certains n'ont d'arguments que leurs croyances, d'autres cherchent encore les arguments pour s'en convaincre. Entre deux, il y a les légalistes : Israël a été reconnu par les Nations-Unies en 1949, un an après son auto-proclamation. A titre personnel, je préfère me référer à la loi. Je reconnais donc la légitimité d'Israël, jusqu'en 1967, telle qu'elle lui avait été reconnue en 1949 par les Nations-Unies à la suite des conférences de Lausanne.

4) " …L'antisionisme nous dépeint le sionisme comme un mouvement colonial… "
Je me réfère à Herzl et je confirme : le sionisme est bien un mouvement de colonisation.

5) " …le lien qui unit les Juifs à Israël est ancestral... "
Le lien qui unit les Juifs à l'Etat d'Israël ne peut pas être ancestral, puisque l'Etat d'Israël, en prenant la date la plus ancienne (celle de son auto-proclamation), n'existe que depuis 1948. Israël est donc à chercher ailleurs. Le Royaume d'Israël, alors ? Reprenons. Tout commence avec la conquête de Canaan par David, -1000 env., sur un peuple avancé, comme en témoignent des fouilles remontant à l'âge de bronze. Les longs règnes de David et de Salomon durèrent en tout 73 ans, à la suite desquels, le royaume initial se scinda en deux (-930). Après plusieurs règnes de soumission aux Assyriens, en -722, le Royaume d'Israël n'existait plus.
Comme on le voit, ce lien est peut-être ancestral, mais la période de référence est particulièrement courte. La plus courte de tous les peuples qui ont vécu sur cette terre.
Toutefois, l'honnêteté commande de dire que le deuxième royaume juif, le Royaume de Juda, dura jusqu'en -586, donc 344 ans, soit 57 ans de moins que l'occupation de ces terres par l'empire ottoman (1516-1917).
Ce n'est donc pas là non plus que la légitimité d'Israël est à chercher. Je cherche, je cherche, mais je quitte le rationnel…
Commentaire n° 10 posté par . le 24/02/2008 à 16h35
Est-il nécessaire d'aller plus loin ?

Comme je le disais, je m'en tiens à la légalité. Constatant que l'Etat d'Israël n'a pas respecté les engagements qui assujettissaient sa condition d'Etat et, particulièrement, ses limites territoriales ; qu'Israël refuse de ratifier les Conventions de Genève et le TNP ; qu'Israël viole constamment les résolutions des Nations-Unies (la liste est trop longue pour tenir dans cet article) ; que dès 1967 Israël a rompu les engagements qui le liaient à la communauté internationale ; alors, je me pose des questions quant à la légalité de son statut actuel.

Je crois donc que la question que doivent se poser aujourd'hui les Israéliens (et les Juifs, en général, étant donnée la nationalité israélienne qui leur est accordée de fait par l'Etat d'Israël) est : Sommes-nous prêts à appliquer les Accords de Lausanne de 1949 — dans le cadre de la négociation d'un traité de paix définitif — en échange de la reconnaissance pleine, entière et universelle de notre Etat ? Et tant pis pour ceux qui refusent toujours de renoncer à leurs rêves d'un Grand Israël.
Mais, au fait, et si nous n'étions pas majoritaires à penser ainsi ?
Alors, Israël serait condamné à disparaître.
Commentaire n° 11 posté par . le 24/02/2008 à 16h36

Le règne des Juifs ne représente pas plus qu’une simple période de toute l’histoire de la Palestine ancienne


Les longs règnes de David et de Salomon, sur lesquels les sionistes basent leurs exigences territoriales, ne durèrent en tout qu’environ 73 ans… Puis ils se désagrégèrent… [Même] en admettant que l’ensemble des règnes juifs anciens furent autonomes, de la conquête de Canaan par David en 1000 av. J.C. jusqu’à la liquidation de Juda en 586 av. J.C., cela nous donne [seulement] une domination juive de 414 ans. 
Illene Beatty, "Arab and Jew in the Land of Canaan."
Commentaire n° 12 posté par . le 24/02/2008 à 16h44

Plus sur la civilisation cananéenne

Des fouilles archéologiques récentes ont fourni la preuve que Jérusalem était déjà une ville importante et fortifiée en 1800 av. J.C.… Des découvertes montrent que le système sophistiqué d’approvisionnement en eau, attribué jusqu’ici à la maîtrise des Israélites, leur était en réalité antérieur de huit siècles et était même encore plus sophistiqué qu’on ne l’imaginait… Le Dr Ronny Reich, qui dirigea les travaux d’excavation avec Elie Shuikrun, a affirmé que l’ensemble de ce système fut construit comme un seul complexe, au milieu de l’âge de bronze – vers 1800 av. J.C. par les Cananéens. 
The Jewish Bulletin, 31 juillet 1998

Commentaire n° 13 posté par . le 24/02/2008 à 16h46

Vous avez dit un antisémitisme inhérent ?

Avant le 20ème siècle, la plupart des Juifs de Palestine faisaient partie de l’ancienne communauté Yishuv qui s’y était installée, d’ailleurs plus pour des raisons religieuses que pour des motifs politiques. Il n’y avait pratiquement aucun conflit entre eux et la population arabe. C’est lors de l’arrivée des colons sionistes dans les années 1880 que les tensions surgirent… lorsqu’ils achetèrent des terrains à des propriétaires absents, ce qui conduisit à l’expropriation des paysans qui les avaient cultivés. 
Don Peretz, "The Arab-Israeli Dispute."

[Pendant le moyen-âge,] l’Afrique du Nord et le Proche-Orient arabe devinrent des lieux de refuge et des havres pour les Juifs persécutés, d’Espagne ou d’ailleurs… En Terre Sainte… tous vivaient ensemble en [relative] harmonie, harmonie qui ne fut bouleversée que lorsque les sionistes commencèrent à revendiquer que la Palestine était la possession ‘légitime’ du ‘peuple juif’ à l’exclusion de ses habitants musulmans et chrétiens. 
Sami Hadawi, "Bitter Harvest."

Commentaire n° 14 posté par . le 24/02/2008 à 16h59
L’attitude des Juifs envers les Arabes, à leur arrivée en Palestine

Les Juifs, qui étaient [généralement] des serfs dans les pays de la Diaspora, se retrouvèrent subitement libres [en Palestine] ; et ce changement éveilla en eux une tendance au despotisme. Ils traitèrent les Arabes avec hostilité et cruauté, les privèrent de leurs droits, ils les offensèrent sans raison et se vantèrent même de ces exploits ; et aucuns d’entre nous ne s’opposa à ce penchant méprisable et dangereux. 
Ahad Ha’am, écrivain sioniste cité dans "Bitter Harvest" de Sami Hadawi.
Commentaire n° 15 posté par . le 24/02/2008 à 17h01

La déclaration de Balfour promet une patrie juive en Palestine.

La déclaration de Balfour, faite en novembre 1917 par le gouvernement britannique… a été faite

(a) par une puissance européenne,
(b) à propos d’un territoire non-européen,
(c) en totale indifférence à la présence et aux souhaits de la majorité des autochtones vivant sur ce territoire…

[Comme Balfour l’a lui-même écrit en 1919], ‘La contradiction avec la lettre de la convention (la déclaration anglo-française de 1918 promettant l’indépendance aux Arabes des anciennes colonies ottomanes en récompense pour leur soutien aux alliés) est encore plus flagrante dans le cas d’une nation indépendante de Palestine que dans celuid’une nation indépendante de Syrie. En tout cas, en Palestine, nous ne proposons même pas de consulter les habitants sur ce qu’ils souhaitent… Les quatre puissances [Etats-Unis, Grande-Bretagne, France et Russie] ont pris des engagements vis à vis du sionisme – à tort ou à raison, qu’il soit bon ou mauvais, le sionisme puise ses racines dans une tradition ancestrale – pour satisfaire ses besoins présents et ses espoirs futurs, plus importants que les désirs ou les préjugés des 700.000 Arabes vivant aujourd’hui sur cette très vieille terre. 
Edward Saïd, "The Question of Palestine."

Commentaire n° 16 posté par . le 24/02/2008 à 17h06
Les premiers sionistes avaient-ils l’intention de vivre côte à côte avec les Arabes ?

En 1919, la commission américaine King-Crane passa six semaines en Syrie et en Palestine à discuter avec diverses délégations et à lire des pétitions. Le rapport suivant fut établi : Les membres de la commission commencèrent leur étude sur le sionisme avec un à priori favorable… La réalité qui apparut à plusieurs reprise lors des conférences de la commission avec des représentants juifs est que les sionistes attendaient avec impatience, au moyen de différentes modalités d’achat, l’expropriation quasi totale des actuels habitants non-juifs de la Palestine… Si le principe [de l’autodétermination] doit être la règle, et que les souhaits de la population palestinienne sont déterminants pour décider de ce que l’on doit faire avec la Palestine, alors on doit garder en mémoire que la population non-juive de Palestine – environ quatre-vingt dix pour cent de sa totalité – est catégoriquement opposée à l’ensemble du programme sioniste… Faire subir à un peuple aussi déterminé une immigration juive illimitée ainsi qu’une pression financière et sociale constante pour qu’il cède sa terre serait une violation grossière de ce fameux principe… Aucuns des officiers britanniques, consultés par les membres de la commission, ne croient en la capacité du programme sioniste de se réaliser, à moins de recourir à la force des armes. Les officiers pensent globalement qu’une force d’au moins cinquante mille soldats serait nécessaire rien que pour démarrer ce programme. Ce qui, en soi, prouve la profonde injustice du programme sioniste… La revendication initiale soumise régulièrement par les représentants sionistes, basée sur une occupation datant de deux mille ans, ne peut être sérieusement prise en considération. 
Relevé dans "The Israel-Arab Reader" éd. Laquer Rubin.
Commentaire n° 17 posté par . le 24/02/2008 à 17h10
La politique sioniste d’occupation des sols fait partie intégrante de la constitution de l’Agence Juive pour la Palestine… ‘la terre doit être acquise en tant que propriété juive et les titres de propriété doivent être établis au nom du Fonds National Juif, aux fins d’être détenus en tant que propriété inaliénable du peuple juif.’ La clause stipule que ‘l’Agence encouragera l’implantation agricolebasée sur le travail juif’… Cette politique de colonisation sioniste eut pour effet de conférer l’extraterritorialité aux terres acquises par des Juifs ; et les Arabes ne pouvaient plus les exploiter…

Les sionistes ne firent pas mystère de leurs intentions, puisque dès 1921, le Dr Elder, un membre de la commission sioniste, dit effrontément devant la cour d’instruction, ‘Il ne peut y avoir qu’une seule patrie en Palestine, et elle doit être juive, et il n’y aura pas de traitement égalitaire entre les Juifs et les Arabes, mais une prépondérance juive dès que la race aura atteint un nombre suffisant. Puis il réclama que seuls les Juifs ne doivent être autorisés à porter des armes. 
Sami Hadawi, "Bitter Harvest."
Commentaire n° 18 posté par . le 24/02/2008 à 17h13
Confrontés à une opposition arabe, les sionistes ont-ils soutenu l’installation d’un gouvernement majoritaire en Palestine ?

Il est clair que la dernière chose voulue par les sionistes était que tous les habitants de Palestine eussent le même poids dans la conduite des affaires du pays… Chaim Weizmann fit bien comprendre à Churchill qu’un gouvernement représentatif sonnerait la fin de la patrie juive en Palestine… [Churchill] déclara, ‘La forme de gouvernement actuelle se poursuivra pendant de nombreuses années. Nous mettrons en place, pas à pas, des institutions représentatives qui conduiront à une autonomie totale, mais les enfants de nos enfants seront morts lorsque cela sera accompli. 
David Hirst, "The Gun and the Olive Branch."
Commentaire n° 19 posté par . le 24/02/2008 à 17h15
l'opinion américaine passe par les médias américains et les médias américains passent par les principaux actionnaires qui sont tous juifs et pro-sioniste
tous les éditorialistes américains connus sont juifs et tous soutiennent israel comme thomas fridman qui a soutenu l'invasion de l'iraq
des enfants palestiniens lanceurs de pierres sont décrits comme terroristes et personnes armées par ces même journalistes que le peuple américains très très très bête croient sans aucun effort d'investigation
l'argent sioniste et pro-sioniste achete tout aux usa et travestit la vérité toute la vérité
Commentaire n° 20 posté par free girl le 24/02/2008 à 19h46
@ chahib
je te dis casse toi, pauvre con va
comme au minable raciste qui a refusé de saluer notre grand président sarkozy, vous etes tous des minables les antisémites
if ( undefined !== MIA.Pub.OAS.events ) { MIA.Pub.OAS.events["pubOAS_middle"] = "pubOAS_middle"; }

 

 

Commentaire n° 21 posté par Manou le 24/02/2008 à 22h34
What a fucking idiot. Where does this idea come from the Jews are the biggest players in the "culture of violence." Truth is, Muslims are at war with Jews. Truth is, Muslims are at war all over the world.


Commentaire n° 22 posté par 999 zion le 24/02/2008 à 22h45
Gandhi Is A Sacred Cow - We Must Butcher Him

If Europe would have taken Gandhi’s advice as below, we’d all be speaking German and be part of a perfect Aryan race. There would be no people living with disabilities or birth defects; the Roma (gypsies) would have disappeared into oblivion and there would be no homosexuality allowed. Communism and free speech would be considered crimes and there would have been no freedom of religion.
"I would like you to lay down the arms you have as being useless for saving you or humanity. You will invite Herr Hitler and Signor Mussolini to take what they want of the countries you call your possessions...

"If these gentlemen choose to occupy your homes you will vacate them. If they do not give you free passage out, you will allow yourselves, man, woman and child to be slaughtered, but you will refuse to owe allegiance to them."

"Hitler killed five million [sic] Jews. It is the greatest crime of our time. But the Jews should have offered themselves to the butcher's knife. They should have thrown themselves into the sea from cliffs."

Louis Fisher, Gandhi's biographer asked him: "You mean that the Jews should have committed collective suicide?"Gandhi responded, "Yes, that would have been heroism."

It’s very lucky that Gandhi himself used passive resistance against the civilised British, because if he’d have used the same technique with the Nazis, there would be no people of Indian descent left in this world.

It's time for the world to grow up and realize that Gandhi was not a man of great vision. He was not an incarnation of God.

I would not even call him a man of peace.The emotional devastation he was willing to lay on his wife gives the lie to his being a good man in private. For a person to deprive the one he supposedly loves of physical intimacy (and the emotional well-being that goes with it) because he believes he has some special relationship with the universe is an disgusting sin.

Gandhi was a snake oil salesman who won a P.R. battle against British imperialism. Thank God he did. He was the right schmuck at the right time. His people owe him thanks.However, his legacy is a burden on the whole human race. Unfortunately many naiive, but well-placed, people believe we can take Gandhian "principles" and apply them to all of reality.

Gandhi's notion of applying his asinine philosophy to the fight against Hitler is not only laughable, it's arrogant to the point of megalomania. It shows he was willing to let the whole human race go down with the ship, because of his own belief in his special relationship with his stupid pantheistic universe.

And to sum it up, let me pose this question:

Gahndi says,"the Jews should have offered themselves to the butcher's knife." So, how exactly does his philosophy differ, in practice, from that of Hitler?
Commentaire n° 23 posté par 999 zion le 24/02/2008 à 22h48
Commentaire n° 24 posté par PHIL le 24/02/2008 à 22h57
Ignorance, bigotry…yes, anti-Semitism…thy name is Gandhi. How much dining out can you do on one famous last name?
Commentaire n° 25 posté par ôOOOOooo le 24/02/2008 à 23h05

First of all.

Lets take things in perspective.

India and young indians.. more than a billlion young indians support Israel today.

Outside of Israel.. young indians are the most pro Israeli youth anywhere in the world.

INDIANS LOVE JEWS

this is an undeniable fact.

Commentaire n° 26 posté par INDIANS LOVE JEWS le 24/02/2008 à 23h07

anywhere u go in india.. village.. city town.. u say jew, moses, judaism, torah, kabalah.. israel.. INDIANS SMILE AND LOVE it.

hmm.. interesting posts.

Few points I would like to make.

1) Pakistan and 53 other muslim nations hate israel. They dont know why. All they do is harp about the jewish mafia and israel suppressing palestinians. if they care so much have they ever once offered a place for the jews in their land to stay. .. NO.. ( not like the jewish ppl want too ).

2)India is living proof that the hypocrisy of Islamofascists.. that Jews threaten the world. their anti islamic. blah blah blah. India loves the Jews and in Kerela india and even in southern Kashmir.. they are 2500 year old jewish synagogues.

3)these so called arab-islamo fascist nations need to wake up to their double talk. All they want to do is spread the barbaric power hegemony and brutality of sixth century islamic wahabism everywhere.

4) one billion indians and six million israleis.. will fight.. against this together.. ISRAEL AND INDIA ARE TIGHT.. no one can do us apart.

5) I think this is a set up to divide Israel and India. IT WILL NEVER HAPPEN.

6) 800 million young indians support ISRAEL.

no islam, palesstine, iran, pakistan, arab..

can defeat the aspirations and love of 800 million young folk..

anyway.. sorry got passionate a little.

people need to wake up man.. israel is here to stay. JEwish culture is here to stay. Judaism deserves respect.

as young indians believe all of palestine, jordan, syria Should be part of ISRAEL.

and we will see that our dream of greater ISRAEL STATE WILL BE ACCOMPLISHED

JAI HIND

JAI BHARAT MATA

Commentaire n° 27 posté par INDIANS LOVE JEWS le 24/02/2008 à 23h08
Le "grand" Président Français fait l'unanimité contre lui , surtout à l'étranger, tellement il est tout petit... voir l'histoire du stylo demandé au Président Roumain ! 

Il est évident que des gens ayant des arguments et un style comme celui-là, se déconsidèrent d'eux-mêmes... Eva

Merci pour la référence à Gandhi, Chahid. Ah, la nostalgie des "grands".... de gaulle, Gandhi, ML King, et  même Chirac contre la guerre en Irak

Une page s'est tournée, en France, hélas..
Commentaire n° 28 posté par eva journaliste-resistante a l'intolerable le 25/02/2008 à 03h50
Well Well!!! to those beautiful folks who come from India!!! It's pretty much shocking to me to read a comment of an Indian, I mean an Indian from the country India, not the red Indian of America, because those ones have a lot to pride about( just making things clear for ignorant people)...  I live in California, USA. I lived all my life in a country where people were very fond of the Indian movie industry, whose main themes were revenge, and hate. As a kind, I was curious about those movies, I tried it. It was really a movie with no sense to somebody who cherishes common sense, all I saw lost girls dancing like a banch of monkeys running from the threat of a reged elephant, scrolling down in the ground because of lust. It was atrocious indeed. Yet I never judged people of Indian untill I got the chance to live arround them. Oh my GOD!!! I swear I was horrified, all what they do is stare at you, because you happen to dress classy and eat elegantly and talk fashionably. For those those who do not know Indian, what a mess .... they are very dirty creatures, with my respect to Ghandi and the few good ones( if there is any), if you go into an Indian house, you would smell some really weird, yet abnoxious odor that I never figured out what it is... but I always suspected it to be of their ultra spicy untasty food combined with the smell of their unwashed bodies that maybe their GODS who happen to be a cow, rat, rabbit, monkey, cats' poop or some weird sort of objects do not allow them to wash.  Yes dear civilized people, I've had unpleasant experiences with them. I worked for a huge printing company where the majority of workers there are Indians of India. I used to be working and whenever I turn on my sides, it always was that weird unpleasant look of an Indian person. My co-worker, who is an Indian born in England, told hated her people soo much and never wanted to be arround them, I wondered why so asked her, she said : " Indian men are very disrespectful towards their wifes, the woman mean nothing and she is just a mom of the kids and all their sexual fantasies is practiced with other women who happen to be American white trash who would accept to have sex with an Indian guy" she continued saying : " I don't feel bad for Indian women, either. They are so ignorant, all what they do is gossiping".
    Indian people in USA are known of owning business like: liquor stores( selling alcohol), and cigarettes stores, and for minors in America it is only in Indian stors they can buy cigarette, which is against the law. Yes those bastards cow worshipers they love money more than their famillies, they open 366 days a year and sometimes 377 :) I'm telling you those mother fuckers they do nothing in their lives but going blindly after money.
     Now I'm soo surprised to see an iNdian talking about Islam, Islam is far hollier than any other form of existance on earth, if you Indian decide to love Israel, it is because you have same values, values of hatred and killing. This a superb example of how evil reaches among different areas of the world. 
   I believe an Indian person's brain hasn't been fully developed to understand or talk about politics or religion. Such matters are too complex for that part of the world, otherwise, beef could be to the hangry Indians, but noo they would not mess with their GOD. How dare you talk about Islam you retards mother facking idiots. Only great minds grasps Islam and convert into it, look for people like Yusuf Hamza, Yusuf Islam, the French maritime scholor Costo and more others of the genuises of the wolrd, those people really were blessed to believe in Islam.
       Stick to your Israeli brothers, time will show you only how big is Islam and how evil cannot survive and for those who base their judgement of Islam upon Bin Laden or the Shiite Iran, they actually ignore a tramendous amount of knowldge about this magnificent religion.
Commentaire n° 29 posté par Abdel le 25/02/2008 à 09h15
   For that guy who is cherishing the fact that Indian love the Jews :)  I'm not surprised of that because it is not a big of a deal. People of Indian are among the most hungry people of the world! how could a hungry person's opinion matter :)   try this :   stay away from food for a week and see if you could think properly....   GO AHEAD INDIANS YELL AND SHOUT ; LIVE LONG ISRAEL maybe they will award you with couple of dollars to feed your fucking stomacks in return. Cheap bastards!
Commentaire n° 30 posté par Abdel le 25/02/2008 à 09h26

Gandhi s’exprime sur le conflit en Palestine – 1938

La Palestine appartient aux Arabes au même titre que l’Angleterre appartient aux Anglais ou que la France appartient aux Français… Ce qui se passe aujourd’hui en Palestine ne peut être justifié par aucun code moral de conduite… S’ils [les Juifs] doivent compter géographiquement sur la Palestine pour en faire leur patrie, alors, se cacher derrière l’artillerie britannique n’est pas la bonne façon d’y entrer. Toute action religieuse ne doit pas s’accomplir à l’aide de la baïonnette ou des bombes. Ils ne peuvent s’installer en Palestine qu’avec la bienveillance des Arabes… Au point où cela en est arrivé, ils sont co-responsables avec les Britanniques de la dévastation d’un peuple qui ne leur a fait aucun mal. Je ne défends pas les excès des Arabes. J’aurais souhaité qu’ils eussent choisi la voie de la non-violence pour résister à ce qu’ils considèrent à juste titre comme une intrusion inacceptable dans leur pays. Mais selon les critères reconnus du bien et du mal, on ne peut rien reprocher à la résistance arabe face à une adversité écrasante. Mahatma Gandhi, cité dans "A Land of Two Peoples" éd. Mendès-Flohr.

Commentaire n° 31 posté par . le 25/02/2008 à 17h34

Le début de la guerre


En décembre 1947, les Britanniques annoncèrent qu’ils se retireraient de Palestine à compter du 15 mai 1948. Les Palestiniens, à Jérusalem et à Jaffa, appelèrent à la grève générale contre la partition. Presque immédiatement, des combats éclatèrent dans les rues de Jérusalem… De violents incidents se multiplièrent et dégénérèrent en une guerre acharnée… Pendant ce mois fatidique d’avril 1948, huit des treize principales attaques sionistes contre des Palestiniens eurent lieu dans les territoires attribués à l’Etat arabe. 
The People Press Palestine Book Project, "Our Roots Are Still Alive."
Commentaire n° 32 posté par . le 25/02/2008 à 17h38

Le non-respect par les sionistes des frontières fixées par la partition

Avant la fin du mandat, et donc avant que les Etats arabes ne puissent intervenir, les Juifs, forts de leurs supériorités militaire et d’organisation, occupaient… la plupart des villes arabes de Palestine, donc avant le 15 mai 1948. Tibériade fut occupée le 19 avril 1948, Haïfa le 22 avril, Jaffa le 28 avril, les quartiers arabes de la ville nouvelle de Jérusalem le 30 avril, Beit Shean le 8 mai, Safed le 10 mai et Saint-Jean d’Acre le 14 mai 1948… Par contre, les Arabes palestiniens, eux, ne s’étaient emparés d’aucuns des territoires réservés à l’Etat hébreu par la résolution de partition. Henry Cattan, auteur britannique, "Palestine, The Arabs and Israel."

Commentaire n° 33 posté par . le 25/02/2008 à 17h39

Coupables de l’intensification des combats

Ménahem Begin, le dirigeant de l’Irgoun [groupe terroriste sioniste], explique comment ‘à Jérusalem, comme ailleurs, nous fûmes les premiers à passer de la défensive à l’offensive… Les Arabes qui étaient terrorisés s’enfuyaient… le Haganah remportait d’autres victoires à l’occasion d’attaques sur d’autres fronts, tandis que les forces juives continuaient d’avancer à travers Haïfa comme un couteau dans du beurre’…

Les Israéliens prétendent aujourd’hui que la guerre commença à cause de l’entrée des armées arabes en Palestine après le 15 mai 1948, en fait, il s’agissait là de la seconde phase de la guerre ; ils n’assistèrent pas aux massacres, aux expulsions et aux expropriations qui eurent lieu avant cette fameuse date et qui rendirent nécessaire ‘l’intervention’ des Etats arabes. 
Sami Hadawi, "Bitter Harvest."

Commentaire n° 34 posté par . le 25/02/2008 à 17h42
Le massacre de Palestiniens à Deir Yassin perpétré par des soldats juifs

Pendant toute la journée du 9 avril 1948, l’Irgoun et les soldats du LEHI, de façon froide et préméditée, exécutèrent ce carnage … Les attaquants ‘alignèrent les hommes, les femmes et les enfants le long des murs et les fusillèrent,’… Le caractère impitoyable de l’attaque de Deir Yassin choqua autant l’opinion juive que l’opinion mondiale ; ce massacre sema la terreur et la panique parmi la population arabe ; et dans tout le pays, ces populations civiles désarmées s’enfuirent de leurs maisons. 
Simha Flapan, auteur israélien, "The Birth of Israel."
Commentaire n° 35 posté par . le 25/02/2008 à 17h45
Deir Yassin a-t-elle été la seule action de ce genre ?

A partir de 1948, le Juif était non seulement capable de se ‘défendre tout seul’ mais aussi de commettre des atrocités à grande échelle. En effet, selon l’ancien directeur des archives militaires israéliennes, ‘dans presque tous les villages que nous occupions lors de la guerre d’indépendance, des actes, définis comme crimes de guerre, tels que meurtres, massacres et viols, furent commis’… Uri Milstein, l’historien israélien spécialisé dans la guerre de 1948 et qui fait autorité, va plus loin en affirmant encore aujourd’hui que ‘chaque accrochage se terminait par un massacre d’Arabes. 
Norman Finkelstein, "Image and Reality of the Israel-Palestine Conflict."
Commentaire n° 36 posté par . le 25/02/2008 à 17h48

Le nettoyage ethnique de la population arabe de Palestine

Joseph Weitz était le directeur du Fonds National Juif à la Terre… Le 19 décembre 1940, il écrivait : ‘Que ce soit bien clair : dans ce pays, il n’y a pas de place pour deux peuples… Jusqu’à présent, l’entreprise sioniste… c’est bien déroulée, à son rythme, et elle pouvait se contenter ‘d’acheter des terres’ – mais cela n’aboutira pas à l’Etat d’Israël ; il faut que cela se fasse d’un coup, à la manière d’un Salut (c’est le secret de l’idée messianique) ; et il n’y a pas d’autres moyens que de transférer les Arabes vers les pays voisins, de les transférer tous ; à l’exception peut-être de Bethléem, de Nazareth et du Vieux Jérusalem, nous ne devons leur laisser aucun village, pas même une simple tribu’… Ce sont des centaines de déclarations similaires que faisaient les sionistes. Edward SaÏd, « The Question of Palestine. »

A la suite du soulèvement de 1936, pas un seul des principaux dirigeants [sionistes] n’était capable de concevoir une future coexistence sans une séparation physique et nette des deux peuples – séparation réalisable uniquement par le transfert et les expulsions. En public, ils continuaient tous de parler de coexistence et attribuaient la violence à une petite minorité de fanatiques et d’agitateurs. En fait, il ne s’agissait que d’une simple posture. Ben Gourion résuma la situation ainsi : ‘A l’aide du transfert forcé nous disposerons d’un vaste espace (pour les implantations)… Je soutiens le transfert forcé. Je ne vois rien d’immoral à cela. 
Benny Morris, historien israélien, « Righteous Victims. »

Ben Gourion voulait manifestement que le moins possible d’Arabes demeurent dans l’Etat hébreu. Il espérait les voir s’enfuir. Il le répéta souvent à ses collègues et à ses assistants à l’occasion de réunions en août, septembre et octobre [1948]. Mais aucune politique [générale] d’expulsion ne fut jamais [officiellement] exposée et Ben Gourion se garda toujours d’émettre par écrit des ordres d’expulsion clairs ; il préférait que ses généraux ‘comprennent’ par eux-mêmes ce qu’il attendait d’eux. Il souhaitait éviter que l’histoire ne se souvienne de lui comme du ‘grand expulseur’ et il ne voulait pas que le gouvernement israélien soit impliqué dans une politique moralement douteuse… Mais alors qu’il n’y avait pas de politique officielle d’expulsion, les offensives de juillet et d’octobre [1948], en comparaison avec la première moitié de la guerre, furent caractérisées par des expulsions bien plus nombreuses et, pour tout dire, par encore plus de brutalité envers les populations civiles arabes. 
Benny Morris, « The Birth of the Palestinian Refugee Problem, 1947-1949. »

Commentaire n° 37 posté par . le 25/02/2008 à 17h53

Le nettoyage ethnique – suite

Que l’objectif ultime de Ben Gourion fut d’évacuer la plus grande quantité d’Arabes de l’Etat hébreu ne peut difficilement être remis en cause, ne serait-ce qu’au regard de la variété de moyens qu’il mit en œuvre pour y parvenir… et de la manière la plus résolue, en détruisant des villages entiers et en chassant leurs habitants… même s’ils n’avaient pas pris part à la guerre et qu’ils étaient restés en Israël dans l’espoir d’y vivre en paix et dans l’égalité, ainsi que la déclaration d’indépendance l’avait promis. 
Simha Flapan, auteur israélien, "The Birth of Israel."

Commentaire n° 38 posté par . le 25/02/2008 à 18h00
Destruction délibérée des villages arabes pour prévenir tout retour des Palestiniens

Pendant le mois de mai [1948], les conceptions sur la façon de consolider et de rendre permanent l’exil des Palestiniens se concrétisèrent, et la destruction de villages fut immédiatement perçue comme le meilleur moyen d’atteindre ce but… [Même avant,] Le 10 avril, les unités du Haganah prirent Abou Shusha… Cette nuit-là, le village fut détruit… Khulda fut rasée par les bulldozers israéliens le 20 avril… Abou Zureiq, complètement démolie… Al Mansi et An Naghnaghiya, dans le sud-est, furent elles aussi rasées… A partir de la mi-49, la majorité [des 350 villages arabes fraîchement dépeuplés] était soit complètement ou partiellement en ruines, soit rendue inhabitable. 
Benny Morris, "The Birth of Palestinian Refugee Problem, 1947-1949."
Commentaire n° 39 posté par . le 25/02/2008 à 18h03
Ces expropriations avaient-elles une quelconque justification ?

Le fait que les Arabes se soient enfuis, terrorisés par la peur d’une répétition des massacres sionistes de 1948, n’est pas une raison pour les priver de leurs maisons, de leurs champs et de leur gagne-pain. Généralement, les populations civiles qui se trouvent prises dans des zones de combats paniquent. Mais elles ont toujours pu retourner chez elles une fois le danger passé. La conquête par des moyens militaires n’abolit pas le droit à la propriété privée et ne permet pas non plus aux vainqueurs de confisquer les maisons, les propriétés et les biens personnels de la population civile non combattante. La saisie de la propriété des Arabes par les Israéliens fut un scandale. 
Sami Hadawi, "Bitter Harvest."
Commentaire n° 40 posté par . le 25/02/2008 à 18h06

Quel sort fut réservé aux Palestiniens qui étaient alors devenus des réfugiés ?

L’hiver 1949, le premier hiver d’exil pour plus de 750.000 Palestiniens, fut rude et froid… Des familles se blottirent dans des grottes, d’autres dans des huttes abandonnées ou encore dans des tentes improvisées… Nombre de ces affamés n’étaient distants que de quelques kilomètres de leurs jardins potagers et de leurs vergers en Palestine occupée – le nouvel Etat d’Israël… A la fin de 1949, les Nations-Unies finirent par agir. Elles mirent sur pieds l’UNRWA (United Nations Relief and Works Administration – l’Administration d’Aide et de Travaux des Nations-Unies) pour prendre le relais des associations humanitaires sur soixante camps de réfugiés. Cela permit tout juste de maintenir les gens en vie. 
The Peoples Press Palestine Book Project, "Our Roots Are Still Alive."
Commentaire n° 41 posté par . le 25/02/2008 à 18h11
L’histoire de l’expansionnisme israélien

Le danger principal que pose Israël, en tant qu’Etat hébreu, à son propre peuple, aux autres Juifs et à ses voisins, réside dans la poursuite de son expansion territoriale, trouvant sa source dans l’idéologie, et de la série inévitable de guerres qui s’en suivra… Aucun politicien sioniste n’a jamais répudié l’idée de Ben Gourion selon laquelle la politique israélienne doit se baser (dans les limites de la considération pratique) sur la restauration des frontières bibliques comme frontières de l’Etat hébreu. 
Israël Shahak, professeur israélien, "Jewish History, Jewish Religion : The Weight of 3000 Years."
Commentaire n° 42 posté par . le 25/02/2008 à 18h14

Le terroriste et criminel Moshé Dayan


Dans le journal personnel du Premier ministre israélien Moshé Sharatt, on y trouve un extrait datant de mai 1955 dans lequel il cite Moshé Dayan : [Israël] doit regarder l’épée comme le principal, sinon l’unique, instrument avec lequel il peut maintenir son enthousiasme au plus haut et contenir ses tensions morales. Pour ce faire, il peut – non, il doit – inventer des dangers, et pour y parvenir, il doit adopter la méthode provocations/représailles… Et surtout, espérons une nouvelle guerre avec les pays arabes pour que nous puissions enfin régler nos problèmes et acquérir notre espace. 
Cité dans "Israel’s Sacred Terrorism" de Livia Rokach.
Commentaire n° 43 posté par . le 25/02/2008 à 18h23
Commentaire n° 44 posté par isa le 26/02/2008 à 13h13
lien exact http://www.juif.org/video/2943,jacques-attali-les-juifs-au-xxie-siecle-un-avenir-incertain.php 
Commentaire n° 45 posté par isa le 26/02/2008 à 13h15

« Qu’est-ce qu’Einstein, Mahatma Gandhi, Ehoud Olmert et, oui, moi, avons tous en commun ? Nous pourrions chacun être accusés de racisme », selon la définition de l’antisémitisme rédigée par une agence européenne. Arthur Neslen, journaliste juif de Tel Aviv, pointe le ridicule d’un politiquement correct qui gomme la frontière entre critique du sionisme et antisémitisme.

Qu’est-ce qu’Einstein, Mahatma Gandhi, Ehoud Olmert et, oui, moi, avons tous en commun ? Nous pourrions chacun être censurés pour racisme selon la « définition de l’anti-sémitisme » de l’observatoire européen des phénomènes racistes et xénophobes (EUMC en anglais) [1] qui été adoptée la semaine dernière par l’Union Nationale des Etudiants du Royaume-Uni [2] en tant que règle officielle.

Cette définition a récemment évincé toute celles qui existaient avant elle, se voyant approuvée par tous et partout, du All Party Parliamentary Report on anti-semitism au délégué spécial pour la lutte contre l’anti-sémitisme du Département d’Etat américain. Le gouvernement britannique a promis de réexaminer sa propre définition de l’anti-sémitisme si l’organisme successeur de l’EUMC, la Fundamental Rights Agency, ratifie cette nouvelle lingua franca .

Il est vraiment quelque peu choquant de découvrir que cette définition a été en grande partie rédigée par un partisan d’Israël, qui donne des conférences sur la façon de gommer la distinction entre l’anti-Sionisme et la haine du juif.

Kenneth Stern est l’expert du Comité Juif Américain sur les questions d’anti-sémitisme. Dans « Définir l’antisémitisme » une étude publiée par l’institut Stephen Roth de l’université de Tel Aviv, il a expliqué comment il a développé le projet de définition « avec d’autres experts » lors du deuxième semestre de 2004.

En substance, il s’agissait pour lui de mettre sur le même plan la haine religieuse et raciale des juifs avec ce qu’il a appelé l’anti-sémitisme « politique ».

L’antisémitisme, déclarait-il, s’est montré « ces dernières années sous les traits de l’anti-sionisme, qui traite Israël comme l’était le juif classique ». Parmi les antisémites politiques pourraient ainsi se trouver, par exemple, ceux qui « cherchent à disqualifier Israël du statut de partenaire à part entière de la communauté des nations », par le biais d’initiatives de boycott, sans doute...

Naturellement, comparer Israël à l’ancienne Afrique du Sud ségrégationniste est également, dans l’optique de Kenneth Stern, « une expression d’antisémitisme ».

Commentaire n° 46 posté par isa le 26/02/2008 à 13h21

Son organisation, l’AJC, affirme que pendant la période de consultation, l’EUMC a accepté son invitation de tenir une réunion au sujet de cette définition. À la différence de certains autres contributeurs juifs au processus de consultation, la déclaration d’intention de l’AJC range le soutien de la « recherche de paix et de sécurité d’Israël » et la lutte contre le « traitement d’Israël aux Nations Unies » parmi ses principales préoccupations.

Mais Stern semble être tout particulierement intéressé à discréditer l’anti-sionisme. Le programme de la réunion sur l’ « anti-sémitisme et l’anti-Sionisme » qu’il donne le mois prochain, informe qu’il traitera de la question suivante : « Quels sont les ingrédients essentiels des stratégies pour combattre l’anti-Sionisme et l’anti-sémitisme ici et à l’étranger ? »

Au risque de paraître léger, je dirais que le fait de persuader les décisionnaires politiques de brouiller la différence entre les deux notions dans cette définition pourrait être un bon début. Et c’est précisément ce que l’EUMC vient de faire.

Son rapport commence ainsi : « L’antisémitisme est une perception donnée des juifs, qui peut prendre la forme de la haine à l’encontre des juifs ». Une telle perception peut inclure des diffamations stéréotypées ou déshumanisantes, par exemple « au sujet des juifs en tant que tels ou du pouvoir des juifs pris collectivement - tels, en particulier, mais non exclusivement, le mythe d’une conspiration juive mondiale, ou de juifs contrôlant les médias, l’économie, le gouvernement ou toute autre institution sociale. »

Mais cela peut inclure également une litanie de critères habituels des lobbyiste, tels :

-  Le fait de dénier au peuple juif sont droit à l’autodétermination, notamment en affirmant que l’existence d’un Etat d’Israël est le résultat d’une action raciste. [3]

-  Appliquer le " deux poids, deux mesures " en exigeant d’Israël un comportement que l’on n’attendrait ni a fortiori n’exigerait d’aucune nation démocratique autre que lui.

-  Comparer la politique israélienne actuelle à celle des nazis.

-  Tenir les juifs collectivement responsables des actions de l’état d’Israël.

Les militants juifs en faveur de la paix ont toujours tenu à ce dernier point, se dissociant des crimes de guerre commis en leurs noms.

Malheureusement, Ehoud Olmert n’a pas été aussi prudent quand il a déclaré le 7 juillet aux Communautés Juives Unies que l’invasion du Liban était « une guerre menée par tous les juifs ».

Tenant compte de cette nouvelle norme toutefois, il pourrait s’agir d’un « double standard » antisémite si on le soumet à la critique alors même que les mots perfides de l’ancien leader indien Mahatma Gandhi sont encore enseignés dans les écoles britanniques. En effet, en 1938, Ghandi a déclaré qu’il pensait que la « Palestine appartient aux Arabes de la même manière que l’Angleterre appartient aux anglais ou la France au Français. » Se privant ainsi lui-même du droit de parole dans une université britannique aujourd’hui.

Commentaire n° 47 posté par isa le 26/02/2008 à 13h22

Einstein quant à lui se ferait littéralement tailler en pièces. Après le massacre de Deir Yassine où plus de 250 civils palestiniens ont été tués en 1948, il a signé une lettre [4] au New York Times décrivant le parti Herout (ancêtre du Likoud) comme « étroitement apparenté dans son organisation, ses méthodes, sa philosophie politique et son message social aux nazis et aux partis fascistes » [5]. Son chef d’alors (et futur premier ministre d’Israël) Menahem Begin, représentait « les éléments fascistes » en Israël, et son parti avait « ouvertement prêché la doctrine de l’état fasciste ». Ainsi Einstein, échouerait au test de l’EUMC pour avoir « comparé la politique israélienne à celle des nazis. »

Mais même des forces bien supérieures à Einstein pourraient elles aussi échouer lamentablement à l’examen de Stern.

Après tout, dans le Lévitique 25:23, Dieu a ordonné à Moïse de dire aux juifs que « la terre est mienne ; vous n’êtes que des locataires et des voyageurs ». De quoi s’agit-il sinon de nier aux juifs le droit à leur autodétermination ? Faites Le donc comparaître devant l’AJC, Kenneth...

L’ironie terrible dans cette affaire c’est que, selon les termes de sa plateforme politique actuelle, le British National Party [6] pourrait avoir peu de problèmes avec cette définition de l’EUMC.

Pendant la guerre du Liban, par exemple, Lee Barnes, le responsable des affaires juridiques de la BNP a écrit sur le site Web du parti que « En tant que nationaliste je peux dire que je soutiens Israël à 100% dans leur conflit avec le Hezbollah. En fait, j’espère qu’ils effaceront le Hezbollah de la carte libanaise et les bombarderont jusqu’à ce qu’ils laissent de grands cratères boueux dans les villes, là où leurs quartiers d’islamistes extrémistes de la terreur se trouvaient dans le passé. »

Ainsi Lee Barnes passerait le test de l’EUMC. Par comparaison, les juifs anti-Sionistes (tels que ma propre personne) qui ont été physiquement attaqués par des dirigeants du BNP et soumis à des campagnes anti-sémites pourraient avoir à faire face à la censure ou pire. Comment en sommes-nous arrivés là ?

Bien sûr, il existe quelques palestiniens qui parlent des « Yehouds » sur un ton dépréciateur, citent sans précaution des textes diffamatoires et font des déclarations idiotes sur l’holocauste.

Mais c’est ce qui advient au langage lorsque quelqu’un est pris à la gorge. Les noirs victimes de la ségrégation dans le sud des USA traitaient les blancs de « honkys » et le mouvement de Malcolm X « Nation of Islam » prêchait qu’un scientifique maléfique du nom de Yaqub (Jacob) avait créé la race blanche lors d’une expérience de laboratoire qui avait mal tourné. Ceci n’en fait pas pour autant des racistes.

Commentaire n° 48 posté par isa le 26/02/2008 à 13h23

Naturellement, quand des franges lunatiques du mouvement pro-Palestinien tentent de forger des alliances avec des néo-nazis gommant ainsi la distinction entre juifs et sionistes, elles devraient être combattues. Mais c’est rendu beaucoup plus difficile par les idéologues sionistes et les bureaucrates de Bruxelles qui, pour différentes raisons, brouillent exactement les mêmes distinctions, mais plus efficacement.

Voila pourquoi personne ne devrait être intimidé de défier ces nouvelles règles affreuses.

Pour paraphraser la vieille plaisanterie sur les féministes : Combien faut-il de lobbyistes pro-Israel pour changer la définition usuelle d’une ampoule lumineuse ? Un seul, et ce n’est pas anti-sémite de le dire.

Arthur Neslen est un journaliste travaillant à Tel Aviv. Premier employé juif de Aljazeera.net et ancien de la BBC, Neslen a contribué à divers organes de presse ces dernières années, y compris le Guardian, l’Observer, l’ Independent et Red Pepper.

Commentaire n° 49 posté par isa le 26/02/2008 à 13h24

Infos : vient de paraître le dernier texte d’Aline de Diéguez Suite. : http://pagesperso-orange.fr/aline.dedieguez/mariali/picrochole/mains/main.htm

Chap. XIII : La  « main invisible du marché »

Une histoire de « bulles », de « subprimes », de « monolines » et autres merveilles  de la « finance structurée »

Le plus petit marchand est savant sur ce point,
Pour sauver son crédit, il faut cacher sa perte."
Jean de La Fontaine, La chauve-souris, le buisson et le canard .

Commentaire n° 50 posté par Chahid le 27/02/2008 à 07h16
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