







« Et voilà pourquoi Israël et ses acolytes, les tortionnaires américains et européens, attendent que les Palestiniens "déchiffrent avec leurs plaies" les mots SOUMISSION et CAPITULATION que la machine grave dans leur chair en lettres de sang » Aline de Diéguez


« Quand je désespère, je me souviens qu'à travers toute l'histoire, les chemins de la vérité et de l'amour ont toujours triomphé. Il y a eu des tyrans et des meurtriers, et parfois ils ont semblé
invincibles, mais à la fin, ils sont toujours tombés. Pensez toujours à cela.»
Gandhi
« They call all resistance "terrorism"» Edward W. Saïd
« Face à l'expansion guerrière d'un empire, il n'y a que deux logiques possibles : celle de la soumission et
celle du combat. L'existence même du joug de l'OTAN frappe la civilisation européenne de déshérence (…) Platon explique dans la République qu'une génération vaincue engendre nécessairement deux
générations d'aveugles, mais que la troisième se réveille non moins nécessairement»
Manuel de Diéguez
« Alors quittez
notre Terre
/ Nos rivages, notre
mer/ Notre blé, notre sel, notre blessure » Mahmoud
Darwish


«
On
peut couper les roses, mais on ne peut empêcher le printemps d’arriver »
Pablo Neruda







« D'abord
ils vous ignorent, ensuite ils vous raillent, ensuite ils vous combattent et enfin, vous gagnez. » Gandhi





« La
mémoire dans le contexte humiliant que vit le monde arabo-musulman en particulier est l’arme la plus efficace pour consolider le passé, comprendre le présent et construire le futur. »
Mahdi ELMANDJRA







Big Brother Is Watching Us
Grand
Frère
Nous
Regarde


« Ah, qu'il est doux d'être juif en cette fin de XXème siècle ! Nous ne sommes plus les accusés de l'Histoire, nous en sommes les chouchous. L'esprit du monde nous aime, nous honore, nous défend, prend en charge nos intérêts;
il a même besoin de notre imprimatur. » Alain Finkielkraut. Le Monde du 7
octobre 1998.
Le petit-fils du Mahatma Gandhi, Arun
Gandhi, président (désormais ex-président) et co-fondateur de M. K. Gandhi Institute for Nonviolence
à l’Université de Rochester (New York) et chef du Parti du Congrès National Indien, est sans aucun doute la dernière victime en date du lobby sioniste américain. Ceux qui connaissent le parcours
de l’homme et son soutien à la cause palestinienne, à sa manière dite « innovante » et « non-violente »[1],
ne seront pas étonnés. Ses discours en Palestine et ailleurs, l’exposaient à devoir affronter tôt ou tard la machine de lynchage et d’intimidation, ô combien redoutable et efficace, des lobbys
sionistes. Depuis son discours à Bethlehem en 2004 où il avait déclaré, bien avant Jimmy Carter, « Ce mur me rappelle l'Afrique du Sud. (…) La situation ici en Palestine est dix fois pire que la situation d’Apartheid en
Afrique du Sud de l’époque », et passant par son dernier texte « Jewish Identity Can’t Depend on Violence » (L’identité juive ne peut dépendre de la violence), publié le 7 janvier 2008 par le Washington Post dans sa section « On Faith », Arun Gandhi était prêt pour le bûcher.
En se désolidarisant de l’auteur, le Washington Post le jette en pâture aux lyncheurs le 18 janvier 2008 avec un communiqué tranchant «Des lecteurs ont estimé que les remarques d’A. Gandhi étaient antisémites, les excuses qu’il a faites par la suite étaient insuffisantes. Quand nous avons lancé ce projet, il y a un an, nous avons écrit que notre but était d’éclairer un sujet – la religion – qui, trop souvent, suscite la passion. Le texte de Gandhi n’était pas à la hauteur de la tâche... Nous regrettons de l’avoir publié…». Le Washington Post blâmé pour ne pas avoir censuré le texte avant sa publication et d’avoir toléré des commentaires dits « antisémites », cherche ainsi une sortie de secours. Malgré les excuses ou regrets sur la forme de certains passages de son texte, Mr Gandhi sous pression, a fini par envoyer sa démission par e-mail le 25 janvier 2008[2], laissant le soin ou le privilège, si vous voulez, au président de Rochester University, Joël Seligman, d’écrire comme épitaphe conciliante avec le lobby sioniste « La démission de Gandhi est justifiée, parce que ses remarques ne reflètent ni les valeurs de l’Université ni celles de l’Institut ».
Mais qu’avait-il écrit au juste pour mériter une telle rafale
sioniste?[3]
Entre autres passages, on peut lire « (…) il me semble qu’aujourd’hui les Juifs veulent, non seulement que les
Allemands se sentent coupables, mais aussi que le monde entier regrette ce qui est arrivé aux Juifs. Le monde a été désolé de l’épisode mais quand un individu ou une nation refuse de pardonner et
d’aller de l’avant, la désolation tourne à la colère. Le futur de l’identité juive paraît sombre. Toute nation qui reste fixée dans le passé est incapable d’aller de l’avant, et
spécialement une nation qui croit que sa survie ne peut être assurée que par les armes et les bombes.(…) Apparemment, dans le monde moderne, si
déterminé à vivre par la bombe, c’est un concept étranger. Vous ne recherchez l’amitié de personne, vous voulez tout dominer. Nous avons créé une culture de la violence, Israël et les
Juifs sont les plus gros contributeurs, et cette Culture de la Violence risque de finir par détruire l’humanité ». C’est oser dire tout haut ce que pensent les autres tout
bas.[4]
Un tabou condamné à être brisé[5]. Du courage et de l’honnêteté à saluer.
Arun Gandhi est ainsi fidèle à la mémoire et aux enseignements de son grand-père. Le
Mahatma Gandhi n’avait-il pas écrit sur la question palestinienne que «La Palestine appartient aux Arabes comme l'Angleterre aux Anglais et la France aux
Français. Il est injuste et inhumain d'imposer les juifs aux Arabes (…) les juifs se trompent gravement en cherchant à s'imposer en Palestine avec l'aide des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne,
et avec violence »[6].
Martin Buber, philosophe et fervent sioniste, avait alors écrit sa célèbre « Lettre ouverte » à Gandhi. Vous remarquerez, étonnés, sa ressemblance aujourd’hui avec les textes des détracteurs d’Arun Gandhi. C’est
dire combien l’histoire se répète avec la même rhétorique sioniste malhonnête et très mal inspirée !
[1] Lire « Look again, Gandhi »
[3] Quelques exemples du défoulement sioniste : Victor Davis Hanson : « Nonviolence Nonsense. Gandhi, again. » ; Bennett J. Loudon: « Gandhi comments insults Jews » ; HAVIV RETTIG: « Gandhi's grandson blasts Israel, Jews »
[4] Notons le silence total des médias européens sur l’affaire d’Arun Gandhi.
[5] Lire Muriel Mirak-Weissbach : « Breaking Taboos In the Search For Truth. Arun Gandhi's Pursuit of Peace »
[6] Lire « The Jews » par Mohandas Gandhi.
Jean-Marie,
Pensez-vous qu’Arun Gandhi est dupe ou ignore tout des règles élémentaires pour un discours « didactiquement » correct?
Arun Gandhi évoque ici une opinion, son opinion, et jamais des affirmations. Il a l’habileté de le préciser par « it seems to me the Jews today (…)» « il me semble qu’aujourd’hui les Juifs (…)», c’est comme dire « je crois qu’aujourd’hui les Juifs (…) » ; un énoncé parfaitement valide, il s’agit d’une « croyance » et l’ordre de la croyance n’est pas confondu avec les faits… Le dialogue étant finalement un affrontement ou combat des « croyances » mais jamais des affirmations. Arun Gandhi invite au dialogue, son texte en question n’est qu’un « stimulant » pour ouvrir le débat avec les divers intervenants etc., pourquoi lui répondre comme d’habitude, avec la « méthode » de l’anathème ?
En interdisant à certains penseurs de mettre fin au jeu sur les mots qui empêche de voir la réalité comme elle est, on les condamne à une sorte d’ « incommunicabilité », à la folie tout simplement.
La cause palestinienne n’est pas si fragile que ça, par contre, l’« argumentation» musclée, intimidante et brutale des sionistes révèle une fragilité chronique et préfabrication dans l’ensemble qu’on appelle « Israël » !
Vous n’avez qu’à suivre les commentaires sionistes qui s’abattront par la suite sur ce post, pour admirer la chose !
Eva
Bonsoir Célia !
Sionisme, anti-sionisme
Jean-François Goulon
Le sionisme est-il une entreprise de colonisation ? Pour Théodore Herzl c'est oui, mais aujourd'hui il semble que cela soit discuté.
Ecoutons la Secrétaire Générale adjointe du Cercle Léon Blum :
"Être sioniste, c'est être favorable à l'existence d'un état juif sur une partie de la Palestine mandataire, c'est être convaincu de la légitimité même d'Israël. [...] L'antisionisme nous dépeint le sionisme comme un mouvement colonial. Reprenons la définition de "colonie": il s'agit de l'exploitation d'un territoire étranger par une métropole bénéficiaire. Peut-on parler de territoire étranger, lorsque le lien qui unit les Juifs à Israël est ancestral ? [...]"
Véronique Bensaïd
1) " …favorable à l'existence d'un Etat juif… "
Si je suis Juif, oui, probablement, mais pas forcément (cf. Einstein ou Martin Buber) Dans le cas contraire, pourquoi pas, mais où ?
2) " …sur une partie de la Palestine mandataire… "
Attendez ! Là, il y a un truc qui cloche. Lorsque le sionisme a été reconnu pour la première fois en public, c'était en 1897, lors du premier Congrès sioniste mondial, vingt ans avant le début du " Mandat " britannique. Retirons donc "mandataire".
Le règne des Juifs ne représente pas plus qu’une simple période de toute l’histoire de la Palestine ancienne
Plus sur la civilisation cananéenne
Des fouilles archéologiques récentes ont fourni la preuve que Jérusalem était déjà une ville importante et fortifiée en 1800 av. J.C.… Des découvertes montrent que le système sophistiqué d’approvisionnement en eau, attribué jusqu’ici à la maîtrise des Israélites, leur était en réalité antérieur de huit siècles et était même encore plus sophistiqué qu’on ne l’imaginait… Le Dr Ronny Reich, qui dirigea les travaux d’excavation avec Elie Shuikrun, a affirmé que l’ensemble de ce système fut construit comme un seul complexe, au milieu de l’âge de bronze – vers 1800 av. J.C. par les Cananéens.
The Jewish Bulletin, 31 juillet 1998
Vous avez dit un antisémitisme inhérent ?
Avant le 20ème siècle, la plupart des Juifs de Palestine faisaient partie de l’ancienne communauté Yishuv qui s’y était installée, d’ailleurs plus pour des raisons religieuses que pour des motifs politiques. Il n’y avait pratiquement aucun conflit entre eux et la population arabe. C’est lors de l’arrivée des colons sionistes dans les années 1880 que les tensions surgirent… lorsqu’ils achetèrent des terrains à des propriétaires absents, ce qui conduisit à l’expropriation des paysans qui les avaient cultivés.
Don Peretz, "The Arab-Israeli Dispute."
[Pendant le moyen-âge,] l’Afrique du Nord et le Proche-Orient arabe devinrent des lieux de refuge et des havres pour les Juifs persécutés, d’Espagne ou d’ailleurs… En Terre Sainte… tous vivaient ensemble en [relative] harmonie, harmonie qui ne fut bouleversée que lorsque les sionistes commencèrent à revendiquer que la Palestine était la possession ‘légitime’ du ‘peuple juif’ à l’exclusion de ses habitants musulmans et chrétiens.
Sami Hadawi, "Bitter Harvest."
La déclaration de Balfour promet une patrie juive en Palestine.
La déclaration de Balfour, faite en novembre 1917 par le gouvernement britannique… a été faite
(a) par une puissance européenne,
(b) à propos d’un territoire non-européen,
(c) en totale indifférence à la présence et aux souhaits de la majorité des autochtones vivant sur ce territoire…
[Comme Balfour l’a lui-même écrit en 1919], ‘La contradiction avec la lettre de la convention (la déclaration anglo-française de 1918 promettant l’indépendance aux Arabes des anciennes colonies ottomanes en récompense pour leur soutien aux alliés) est encore plus flagrante dans le cas d’une nation indépendante de Palestine que dans celuid’une nation indépendante de Syrie. En tout cas, en Palestine, nous ne proposons même pas de consulter les habitants sur ce qu’ils souhaitent… Les quatre puissances [Etats-Unis, Grande-Bretagne, France et Russie] ont pris des engagements vis à vis du sionisme – à tort ou à raison, qu’il soit bon ou mauvais, le sionisme puise ses racines dans une tradition ancestrale – pour satisfaire ses besoins présents et ses espoirs futurs, plus importants que les désirs ou les préjugés des 700.000 Arabes vivant aujourd’hui sur cette très vieille terre.
Edward Saïd, "The Question of Palestine."
First of all.
Lets take things in perspective.
India and young indians.. more than a billlion young indians support Israel today.
Outside of Israel.. young indians are the most pro Israeli youth anywhere in the world.
INDIANS LOVE JEWS
this is an undeniable fact.
anywhere u go in india.. village.. city town.. u say jew, moses, judaism, torah, kabalah.. israel.. INDIANS SMILE AND LOVE it.
hmm.. interesting posts.
Few points I would like to make.
1) Pakistan and 53 other muslim nations hate israel. They dont know why. All they do is harp about the jewish mafia and israel suppressing palestinians. if they care so much have they ever once offered a place for the jews in their land to stay. .. NO.. ( not like the jewish ppl want too ).
2)India is living proof that the hypocrisy of Islamofascists.. that Jews threaten the world. their anti islamic. blah blah blah. India loves the Jews and in Kerela india and even in southern Kashmir.. they are 2500 year old jewish synagogues.
3)these so called arab-islamo fascist nations need to wake up to their double talk. All they want to do is spread the barbaric power hegemony and brutality of sixth century islamic wahabism everywhere.
4) one billion indians and six million israleis.. will fight.. against this together.. ISRAEL AND INDIA ARE TIGHT.. no one can do us apart.
5) I think this is a set up to divide Israel and India. IT WILL NEVER HAPPEN.
6) 800 million young indians support ISRAEL.
no islam, palesstine, iran, pakistan, arab..
can defeat the aspirations and love of 800 million young folk..
anyway.. sorry got passionate a little.
people need to wake up man.. israel is here to stay. JEwish culture is here to stay. Judaism deserves respect.
as young indians believe all of palestine, jordan, syria Should be part of ISRAEL.
and we will see that our dream of greater ISRAEL STATE WILL BE ACCOMPLISHED
JAI HIND
JAI BHARAT MATA
Gandhi s’exprime sur le conflit en Palestine – 1938
La Palestine appartient aux Arabes au même titre que l’Angleterre appartient aux Anglais ou que la France appartient aux Français… Ce qui se passe aujourd’hui en Palestine ne peut être justifié par aucun code moral de conduite… S’ils [les Juifs] doivent compter géographiquement sur la Palestine pour en faire leur patrie, alors, se cacher derrière l’artillerie britannique n’est pas la bonne façon d’y entrer. Toute action religieuse ne doit pas s’accomplir à l’aide de la baïonnette ou des bombes. Ils ne peuvent s’installer en Palestine qu’avec la bienveillance des Arabes… Au point où cela en est arrivé, ils sont co-responsables avec les Britanniques de la dévastation d’un peuple qui ne leur a fait aucun mal. Je ne défends pas les excès des Arabes. J’aurais souhaité qu’ils eussent choisi la voie de la non-violence pour résister à ce qu’ils considèrent à juste titre comme une intrusion inacceptable dans leur pays. Mais selon les critères reconnus du bien et du mal, on ne peut rien reprocher à la résistance arabe face à une adversité écrasante. Mahatma Gandhi, cité dans "A Land of Two Peoples" éd. Mendès-Flohr.
Le début de la guerre
Le non-respect par les sionistes des frontières fixées par la partition
Avant la fin du mandat, et donc avant que les Etats arabes ne puissent intervenir, les Juifs, forts de leurs supériorités militaire et d’organisation, occupaient… la plupart des villes arabes de Palestine, donc avant le 15 mai 1948. Tibériade fut occupée le 19 avril 1948, Haïfa le 22 avril, Jaffa le 28 avril, les quartiers arabes de la ville nouvelle de Jérusalem le 30 avril, Beit Shean le 8 mai, Safed le 10 mai et Saint-Jean d’Acre le 14 mai 1948… Par contre, les Arabes palestiniens, eux, ne s’étaient emparés d’aucuns des territoires réservés à l’Etat hébreu par la résolution de partition. Henry Cattan, auteur britannique, "Palestine, The Arabs and Israel."
Coupables de l’intensification des combats
Ménahem Begin, le dirigeant de l’Irgoun [groupe terroriste sioniste], explique comment ‘à Jérusalem, comme ailleurs, nous fûmes les premiers à passer de la défensive à l’offensive… Les Arabes qui étaient terrorisés s’enfuyaient… le Haganah remportait d’autres victoires à l’occasion d’attaques sur d’autres fronts, tandis que les forces juives continuaient d’avancer à travers Haïfa comme un couteau dans du beurre’…
Les Israéliens prétendent aujourd’hui que la guerre commença à cause de l’entrée des armées arabes en Palestine après le 15 mai 1948, en fait, il s’agissait là de la seconde phase de la guerre ; ils n’assistèrent pas aux massacres, aux expulsions et aux expropriations qui eurent lieu avant cette fameuse date et qui rendirent nécessaire ‘l’intervention’ des Etats arabes.
Sami Hadawi, "Bitter Harvest."
Le nettoyage ethnique de la population arabe de Palestine
Joseph Weitz était le directeur du Fonds National Juif à la Terre… Le 19 décembre 1940, il écrivait : ‘Que ce soit bien clair : dans ce pays, il n’y a pas de place pour deux peuples… Jusqu’à présent, l’entreprise sioniste… c’est bien déroulée, à son rythme, et elle pouvait se contenter ‘d’acheter des terres’ – mais cela n’aboutira pas à l’Etat d’Israël ; il faut que cela se fasse d’un coup, à la manière d’un Salut (c’est le secret de l’idée messianique) ; et il n’y a pas d’autres moyens que de transférer les Arabes vers les pays voisins, de les transférer tous ; à l’exception peut-être de Bethléem, de Nazareth et du Vieux Jérusalem, nous ne devons leur laisser aucun village, pas même une simple tribu’… Ce sont des centaines de déclarations similaires que faisaient les sionistes. Edward SaÏd, « The Question of Palestine. »
A la suite du soulèvement de 1936, pas un seul des principaux dirigeants [sionistes] n’était capable de concevoir une future coexistence sans une séparation physique et nette des deux peuples – séparation réalisable uniquement par le transfert et les expulsions. En public, ils continuaient tous de parler de coexistence et attribuaient la violence à une petite minorité de fanatiques et d’agitateurs. En fait, il ne s’agissait que d’une simple posture. Ben Gourion résuma la situation ainsi : ‘A l’aide du transfert forcé nous disposerons d’un vaste espace (pour les implantations)… Je soutiens le transfert forcé. Je ne vois rien d’immoral à cela.
Benny Morris, historien israélien, « Righteous Victims. »
Ben Gourion voulait manifestement que le moins possible d’Arabes demeurent dans l’Etat hébreu. Il espérait les voir s’enfuir. Il le répéta souvent à ses collègues et à ses assistants à l’occasion de réunions en août, septembre et octobre [1948]. Mais aucune politique [générale] d’expulsion ne fut jamais [officiellement] exposée et Ben Gourion se garda toujours d’émettre par écrit des ordres d’expulsion clairs ; il préférait que ses généraux ‘comprennent’ par eux-mêmes ce qu’il attendait d’eux. Il souhaitait éviter que l’histoire ne se souvienne de lui comme du ‘grand expulseur’ et il ne voulait pas que le gouvernement israélien soit impliqué dans une politique moralement douteuse… Mais alors qu’il n’y avait pas de politique officielle d’expulsion, les offensives de juillet et d’octobre [1948], en comparaison avec la première moitié de la guerre, furent caractérisées par des expulsions bien plus nombreuses et, pour tout dire, par encore plus de brutalité envers les populations civiles arabes.
Benny Morris, « The Birth of the Palestinian Refugee Problem, 1947-1949. »
Le nettoyage ethnique – suite
Que l’objectif ultime de Ben Gourion fut d’évacuer la plus grande quantité d’Arabes de l’Etat hébreu ne peut difficilement être remis en cause, ne serait-ce qu’au regard de la variété de moyens qu’il mit en œuvre pour y parvenir… et de la manière la plus résolue, en détruisant des villages entiers et en chassant leurs habitants… même s’ils n’avaient pas pris part à la guerre et qu’ils étaient restés en Israël dans l’espoir d’y vivre en paix et dans l’égalité, ainsi que la déclaration d’indépendance l’avait promis.
Simha Flapan, auteur israélien, "The Birth of Israel."
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