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Présentation

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« En 1973, une brochure officielle destinée aux militaires israéliens pieux contenait les recommandations suivantes: «Quand au cours d'une guerre, ou lors d'une poursuite armée ou d'un raid, nos forces se trouvent devant des civils dont on ne peut être sûr qu'ils ne nous nuiront pas, ces civils, selon la Halakhah, peuvent et même doivent être tués […] En aucun cas l'on ne peut faire confiance à un arabe, même s'il a l'air civilisé […] En guerre, lorsque nos troupes engagent un assaut final, il leur est permis et ordonné par la Halakhah de tuer même des civils bons, c'est-à-dire les civils qui se présentent comme tels.» » Aline de Diéguez

Des soldats israéliens témoignent : « Six heures du matin. Rafah est sous couvre-feu. Y a pas un chat dans les rues. Seulement un petit enfant de quatre ans qui joue dans le sable. Il bâtit une espèce de tour comme ça dans la cour de sa maison. Celui-là se met tout à coup à courir et tous, nous courons avec lui. Il était du génie. Nous courons tous avec lui. Il attrape le gosse. Noufar, je suis un fils de pute si je ne dis pas la vérité. Il lui a brisé le bras, ici, à l'articulation. Il lui a cassé le bras à hauteur du coude. Il lui a cassé la jambe ici. Et il a commencé à lui marcher sur le ventre, trois fois. Puis il est parti. Nous étions tous bouche bée, le regardant, choqués… Le lendemain, je repars en patrouille avec lui et déjà les soldats commençaient à faire comme lui. » (Haaretz  21 septembre 2007)
« Jane Goodall avait observé que le réflexe de protection d'un bébé est également répandu chez les chimpanzés ou les gorilles. Or, dans le témoignage ci-dessus, on voit que l'officier israélien est totalement dépourvu de ce réflexe primaire du mammifère supérieur et ce d'autant plus qu'il n'est même pas psychologique protégé par la "distance" que crée le meurtre indirect par impact lointain dont parle Lorenz . Pour que l'officier israélien se déchaîne avec une telle cruauté, il faut que, dans son esprit, ce petit enfant ne fasse pas partie de l'espèce humaine. C'est pourquoi il se rue donc sur lui comme s'il s'agissait de détruire un cafard ou un dangereux prédateur. (…) Ces exemples permettent de comprendre pourquoi les déchaînements de violence contre la population palestinienne sont la norme et non l’exception. Ils renvoient à la définition que les éthologues donnent de l'agression gratuite qui caractérise la dérive d'une bestialité typiquement humaine. Elle se manifeste lorsque tout est permis et qu'il s'agit d'infliger à une victime innocente un dommage intentionnel maximal sans aucune raison rationnelle et sans bénéfice immédiat.» Aline de Diéguez. Lire la suite
 « C'est pourquoi l'apparente phase ascendante de l'expansion impériale d'Israël est trompeuse. Comme la locomotive de la Bête humaine, le train du grand rêve sioniste est lancé dans une fuite en avant désespérée, mais le comportement de l'officier israélien piétineur et tortionnaire d'un petit enfant palestinien cité ci-dessus, est révélateur du mélange de fureur, de folie et d'impuissance face à l'impasse dans laquelle il sent confusément que conduit cette politique. Son issue ne peut être qu'une guerre permanente ou l'auto-anéantissement. » Aline de Diéguez.

« Comme le résumait Buffon à propos du loup : " Cet animal est très méchant, quand on l'attaque, il se défend ". Traduite en langage militaro-politique israélo-américain, cela donne : " Les Afghans (ou les Irakiens, ou les Palestiniens) sont très méchants (ce sont même d'horribles " terroristes "), quand on les attaque (pour les voler, les tuer, les piller, les spolier), ils se défendent. " » Aline de Diéguez
« Les enfants, souvent très jeunes, n'ont pas besoin d'un long apprentissage pour se comporter en bourreaux et pour exercer un "impérialisme au quotidien " qui consiste à maltraiter impunément tout élément d'une race qu'on lui a appris à considérer comme inférieure et à mépriser. » Aline de Diéguez

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« Cette mythologie fumeuse vient d'être confortée par le discours du Président de la République française qui, lors de son discours devant le parlement israélien a parlé de "Terre Promise" par "l'Eternel" à "Moïse». M. Nicolas Sarkozy a même cité un verset de la Bible afin de donner plus de force à son propos: "Et l'Eternel dit à Moïse: Monte sur cette montagne et regarde le pays que je donne aux enfants d'Israël. " Le Président français et les dirigeants actuels de l'Etat d'Israël ne nous disent pas si Moïse avait une bonne vue et jusqu'où s'étendait son regard!
Lorsqu'un responsable politique de premier plan d'un Etat laïc en arrive à considérer qu'un texte théologique vieux de deux millénaires et demi fournit l'acte de propriété d'une terre, toute personne raisonnable est en droit d'éprouver une légitime inquiétude et même une véritable panique à la fois sur le degré d'information du locuteur, sur le fonctionnement de son cerveau et sur les conséquences politiques de ce genre d'argument. » Aline de Diéguez

Ils ont osé dire …

François Fillon : « Le conflit va durer, parce que les causes de ce conflit sont très profondes (…) C’est l’opposition entre le monde musulman et une grande partie du reste de la planète, c’est le conflit israélo-palestinien, c’est les déséquilibres économiques et sociaux qui règnent dans le monde. »

  

 

Silvio Berlusconi : « On ne peut pas mettre sur le même plan toutes les civilisations. Il faut être conscient de notre supériorité, de la supériorité de la civilisation occidentale (…) un système de valeurs qui a apporté à tous les pays qui l'ont adopté une large prospérité et qui garantit le respect des droits de l'homme et des libertés religieuses (…) ce respect n'existe certainement pas dans les pays islamiques »

 

Avec Madeleine Albright

« Question : Nous savons que 500.000 enfants sont morts [des suites des sanctions contre l'Irak]. Ce qui représente quand même plus de victimes qu'à Hiroshima... Est-ce que ce prix à payer était vraiment justifié ?

Réponse de Madeleine Albright :  Je pense que le choix n'a pas été facile, pas du tout, mais le prix à payer, oui... je pense qu'il était justifié. »

   

Alain Finkielkraut : « Ah, qu'il est doux d'être juif en cette fin de XXème siècle !  Nous ne sommes plus les accusés de l'Histoire, nous en sommes les chouchous. L'esprit du monde nous aime, nous honore, nous défend, prend en charge nos intérêts; il a même besoin de notre imprimatur. »



Angela Merkel
  : « les mauvaises politiques agricoles et les changements d’habitudes alimentaires dans les pays en voie de développement sont principalement à blâmer en ce qui concerne l’augmentation des prix de la nourriture Si vous voyagez en Inde ces jours-ci, vous verrez qu’une grande partie du débat concerne le ‘second repas’, (…) Les gens mangent deux fois par jour, et si un tiers d’un milliard de gens en Inde font ça, cela se chiffre à 300 millions. C’est une grande partie de l’Union Européenne ».

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Samedi 14 avril 2007

   En choisissant de nommer Paul Wolfowitz à la  tête de la Banque Mondiale en juin 2005[1],  George W. Bush n'avait fait qu'entacher ou contaminer encore une fois une organisation internationale avec un virus néocon. Paul Wolfowitz n'avait pas les qualifications requises pour un tel poste et la Banque Mondiale elle-même subissait une crise profonde et ne pouvait supporter l'incompétence ou l'amateurisme en sciences économiques d'un tel politicien fanatique, enfant du Pentagone.

   Sans cesse, des économistes de renom comme Joseph Stiglitz ont appelé à un  changement fondamental dans la structure, les orientations et la doctrine des institutions financières internationales pour sauver ce qui reste de la soi-disant mondialisation, et aucun d'entre eux n'a pensé un jour à Paul Wolfowitz, l'ancien secrétaire-adjoint à la Défense de l'administration Bush,  comme président. L'homme n'a que faire des préoccupations d'une telle organisation et on ne passe pas du soir au lendemain de l'endoctrinement à la guerre et d'un disciple de Leo Strauss ou d'Albert Wohlstetter, aux questions du développement et de la pauvreté dans le monde.

   Chose faite malheureusement et pour les raisons que vous connaissez certainement ; Paul Wolfowitz se comporta alors en Paul Wolfowitz ! Mais le scandale que viennent de révéler certains médias[2] sur son implication dans une affaire de népotisme va certainement -espérons le- précipiter sa chute de la Banque Mondiale mais pas de la scène internationale ; il aura toujours sa place à la Maison Blanche pour raviver encore plus le dogmatisme belliqueux des néoconservateurs et inciter à une guerre contre l'Iran.  

   En attendant, Paul Wolfowitz est actuellement accusé d'avoir favorisé la nomination de sa compagne (petite amie !), responsable de la communication de la Banque Mondiale, au département d'Etat et de lui avoir versé des primes et augmenté le salaire qui dépasse les 193.000 $.[3]

   Devinez qui a dit : « Il faut simplement montrer une détermination à continuer à travailler à l'éradication de la corruption, et pour cela, il faut adopter une méthode d'approche qui consiste à aller étape par étape (...) La corruption existe dans le monde entier, et dans un pays comme le Burundi qui a été confronté à plusieurs années de guerre, ce problème ne va pas être résolu du jour au lendemain » ?

    C'est Paul Wolfowitz lui-même qui l'a déclaré juste il y'a quelques semaines au Burundi et qui se vante de mener une « croisade contre la corruption » dans le monde alors qu'il est trempé jusqu'au cou dans la corruption ! Vous avez tout compris, c'est un néocon fidèle à lui-même et à son président Bush !

[1] L'usage veut que la présidence de la Banque Mondiale va aux américains et celle du Fonds Monétaire International aux européens. Et oui !

[2] Le Washington Post, Le Financial Times, The Independent, The Guardian etc.

[3] Un salaire qui dépasse même celui de Condoleezza Rice ! Voir Neocons and nepotism? Sex, money & the fall of Wolfowitz. By Rupert Cornwell   

Par Chahid - Publié dans : La bêtise humaine
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