« Ce qu'il faut surtout pour la paix, c'est la compréhension des peuples. Les régimes, nous savons ce que c'est: des choses qui passent. Mais les peuples ne passent pas. ». Charles de Gaulle
Jin Jing, « l'ange en fauteuil roulant » ou « notre ange souriant à deux roues », cette jeune athlète chinoise
handicapée que vous avez tous pu voir le 7 avril à Paris, défendre courageusement et avec la dignité inébranlable d’une femme chinoise, la torche olympique des attaques barbares de quelques excités qui ne sont
pas tous français [1]
et qui disent soutenir un certain « Dalaï Lama » séparatiste et représentant d’un clergé esclavagiste au Tibet chinois, a
déclaré à Reuters après son retour triomphal en Chine, une chose importante et très sage que certains médias français
ou occidentaux[2]
ont bien entendu occultée[3],
« Nous pouvons gérer cette situation de façon plus rationnelle, la plupart des Français sont très amicaux ».
Même en colère les chinois arrivent à distinguer les honnêtes et bons français comme notre ami
bloggeur Georges Stanechy qui a signé un remarquable post plein de
leçons et d’humilité, des agitateurs endoctrinés et financés par le même réseaux international américano-sioniste qui mène depuis des années des campagnes déplorables et lâches contre la Chine et
ses alliés. Le Darfour en est un exemple révélateur. 
J’ai aimé en Jin Jing non pas son patriotisme, mais sa dignité de femme chinoise à défendre sa patrie et ses
concitoyens chinois, ces centaines de millions d’anonymes, face à des enragés d’un autre âge, l’âge révolu de l’arrogance
impérialiste.
Elle est handicapée de la jambe droite certes, mais les autres sont
handicapés du cœur, de l’âme, de la conscience et du bon sens, à l’image de l’un de leurs théoriciens favoris, Samuel Huntington, le « prêtre
stratégique de la tribu occidentale »[4],
dont la funeste théorie du « Choc des civilisations » est de plus en plus répétée sur des plateaux de télévision sous différentes couvertures par des têtes vides décorées d’une cravate
et qui miment bien leurs maîtres néocons[5].
C’est la phobie d’une « connexion islamique-confucéenne » comme dit Huntington lui-même, qui s’empare d’une partie de l’Occident. Cette
même partie qui a enfanté l’impérialisme, le racisme et le fascisme[6]
et qui semble l’oublier.
Bien des français regrettent aujourd’hui De Gaulle, et ils ont raison. De Gaulle en reconnaissant le 27 janvier 1964 la République populaire de Chine, savait que la puissance des Etats-Unis n’était et n’est qu’apparente, hier comme
aujourd’hui. Leur tutelle militaire, économique et même culturelle sur les peuples est condamnée tôt ou tard. Il savait aussi que déborder l’Alliance atlantique par l’Asie est un contrepoids
pressant à la tutelle américaine de fait. Avec l’URSS, la Chine et la France de De Gaulle, le monde semblait plus multipolaire que jamais. Hélas, la France est rattrapée aujourd’hui par la
servitude[7]
alors même que la Chine et la Russie, réconciliées[8],
se préparent à détrôner l’empire qui a tant sévi. Un rendez-vous que De Gaulle n’aurait jamais raté.
Comme réaction à un article publié sur le site lemonde.fr, un intervenant apparemment chinois, du nom de «Dragon88» a écrit le commentaire suivant: « Pour vous le gouvernement chinois est une dictature, un despotisme communiste, mais pour nous chinois, peu importe les défauts que ce gouvernement comporte, il a réussi à faire de la Chine l'un des pays les plus importants au monde, il a réussi à réunifier la Chine et à reconstituer cet empire du Milieu déchiré par VOUS les occidentaux. Il nous a permis de posséder la bombe atomique et une des économies les plus productives au monde. VIVE LA CHINE. ».
Oui, VIVE LA CHINE. Et pas besoin d’être « communiste » ou de « gauche » pour le
dire, je ne le suis pas, mais la Chine[9]
est la fierté et le rempart de cette partie du monde qu’on appelle le « Tiers-monde ». La Chine n’est certes pas le
« Paradis sur terre », mais est ce là la question ?
Nous sommes en
train de résister à un empire hégémonique et criminel, tous les moyens sont permis, voilà où réside la question.
[1]
Lire ces témoignages.
[2]
Lire Daniel Vanhove : « Entre Tibet et Kosovo, la
Palestine ».
[3]
A remarquer le total black-out des moteurs de recherche comme Google sur les photos en
question de Jin Jing.
[4]
Lire Jim Cohen : « Samuel Huntington dans l’univers
stratégique américain ».
[5]
A noter quand même que Samuel Huntington refuse toute connexion avec les milieux néoconservateurs américains alors même qu’il lui
arrive d’être plus fanatique encore.
[6]
Des totalitarismes plus agressifs et meurtriers que ceux dont on accuse les autres civilisations et cultures dites
« non-occidentales ».
[7]
Lire le dernier texte du philosophe Manuel de Diéguez : « L'Europe quémande sa souveraineté à son maître ».
[8]
Il est loin le temps où soviétiques et cubains pouvaient dénoncer le « sale mariage entre Pékin et Washington ». C’est qu’il n’y a plus de
Jimmy Carter ou de Zbigniew Brzezinski à la Maison Blanche.
[9]
Contrairement à l’Inde qui semble avoir vendu son âme au diable et devient ainsi l’instrument inquiétant des américains et d’Israël
dans la région.
© Crédit photos : Sally Huang -REUTERS- 11 avril 2008, pour la première photo de Jin Jing
et Comité d'Organisation de Beijing 2008 pour la deuxième.
La photo de De Gaulle représente l’affiche officielle de l’exposition intitulée « Charles de Gaulle, l'Homme des tempêtes » présentée par la Fondation Charles de Gaulle le 10 octobre 2004 à Pékin.
chahidllive@yahoo.fr









































Comme vous savez, le magazine américain

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Le grand
poète palestinien


Si vous n’aimez pas le
« capitalisme des adieux », mettons Les « adieux capitalistes » ! Car comment peut on expliquer la dernière apparition du leader cubain
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