Je crois qu’il y a la vie, et puis il y a les échecs, son témoin.
La lutte constante que nous vivons dans la vie, on la retrouve d’une façon claire sur l’échiquier; car le temps, l’espace et les pions sont visibles, contrairement à la vie où on dissimule le « qui est qui » des pions.
Dans les échecs, le Roi est connu, et ses limites aussi, et ce qu’il fait avec les pions, ou ce que les pions font pour lui, est clair ; ils se sacrifient tous pour lui, ils s’entre-tuent juste pour lui permettre de rester le dernier sur l’échiquier, alors qu’il est de loin le plus faible de tous.
Chaque fois, quand je joue aux échecs, je sais que je ne vais pas m’amuser, mais plutôt comme dirait Nabokov, "célébrer un culte"... j’ai vraiment mal au cœur de voir que toute cette tragédie, tous ces pions sacrifiés bêtement, tous ces cavaliers jetés dans l’inconnu, toutes ces tours qui s’écroulent, n’ont d’autre but que de sauver un Roi qui se déplace d’une façon ridicule et insignifiante.
Les échecs m’ont beaucoup aidé à comprendre la vie, le monde, le pouvoir, la démagogie, la nature humaine, la bêtise humaine…et enfin, la condition humaine.
Pour apprendre les échecs, je me suis laissé et je me laisse toujours humilier par l’adversaire, car de cette humiliation naît mon expérience et ma détermination.
J’ai appris à aimer les simples pions, et je m’efforce à apprendre comment les garder pour la fin ; et s’il faut sacrifier des pions, je préfère comme dit Xavier Tartacover "sacrifier ceux de mon adversaire"!
Enfin, comme dirait Balzac « Tous ces prétendus hommes politiques sont les pions, les Cavaliers, les Tours ou les Fous d'une partie d'échecs qui se jouera tant qu'un hasard ne renversera pas l'échiquier. »
chahidllive@yahoo.fr










































Voilà une miniature qui
représente certainement l’une des parties les plus courtes de l’histoire des échecs. C’est incroyable!
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