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« Et voilà pourquoi Israël et ses acolytes, les tortionnaires américains et européens, attendent que les Palestiniens "déchiffrent avec leurs plaies" les mots SOUMISSION et CAPITULATION que la machine grave dans leur chair en lettres de sang » Aline de Diéguez
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« Quand je désespère, je me souviens qu'à travers toute l'histoire, les chemins de la vérité et de l'amour ont toujours triomphé. Il y a eu des tyrans et des meurtriers, et parfois ils ont semblé invincibles, mais à la fin, ils sont toujours tombés. Pensez toujours à cela.» Gandhi
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 « They call all resistance "terrorism"» Edward W. Saïd
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65602261-1.jpg« Alors quittez notre Terre / Nos rivages, notre mer/ Notre blé, notre sel, notre blessure » Mahmoud Darwish
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boyvstank-1.jpg«
On peut couper les roses, mais on ne peut empêcher le printemps d’arriver » Pablo Neruda
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image001-copie-1.gifpalgrandp_re-1.jpg« La mémoire dans le contexte humiliant que vit le monde arabo-musulman en particulier est l’arme la plus efficace pour consolider le passé, comprendre le présent et construire le futur. » Mahdi ELMANDJRA
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Big Brother Is Watching Us  

Grand Frère Nous Regarde



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« Prévenir la trahison, débusquer le faux ami, le jaloux parent, le traître avant qu'il inocule son venin est une opération aussi complexe que de nettoyer l'anus d'une hyène. » Ahmadou Kourouma 
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Jeudi 15 mai 2008

    Malgré la Nakba, malgré le nettoyage ethnique, malgré la déportation, malgré les murs [1] , malgré l’euphémisme [2] des bourreaux [3], malgré les stratagèmes, malgré la prostitution et le piètre niveau moral de Tsahal, malgré l’humiliation, malgré l’intimidation, malgré les pressions , malgré le silence complice [4] de la « communauté internationale » [5] et malgré la lâcheté et la collaboration [6]  des élites arabes occidentalisées, en 2028 les palestiniens seront plus de 20 millions et 600 mille citoyens.

    Le projet sioniste en Palestine a été d’abord défait démographiquement, avant de l'être militairement dans les décennies à venir. 

    La Nakba ne restera pas à tout jamais un jour noir dans la mémoire du peuple arabe, mais elle sera toujours un jour noir dans la mémoire du peuple juif qui a laissé faire le sionisme et le crime contre l’humanité.

     A la mémoire de tous ces palestiniens morts avant de revoir leur Palestine et à tous ces millions de réfugiés qui attendent depuis 1948 un retour légitime et certain, je dédie cette remarquable chanson de la Diva libanaise Fairouz, سنرجع  (Sanarji'u) We shall return[7]/ On reviendra.  

We shall return

  Lyrics & music: Rahbani Brothers

We shall return to our village one day / and drown in the warmth of hope / we shall return / though time passes by / and distances grow between us.

O heart don't drop wearied / on the path of our return / how it wounds our pride / that birds tomorrow will return / while we are still here.

There are hills / sleeping and waking on our pledge / and people who love / their days comprised of waiting / and nostalgic songs / places where willows fill the eye / Bending over the water / while afternoons in their shade / drink in the perfume of peace.

We shall return / the nightingale told me / when we met on a hill / that nightingales still / live there on our dr eams / and that among the yearning hills / and people there is a place for us / 0 heart then / how long has the wind scattered us.

Come, we shall return / let us return


[1] Lire Aline de Diéguez : « Israël et son cadavre  »
[2] Lire Aline de Diéguez : « La guerre des mots »
[3] Lire Aline de Diéguez : « Encore cinq minutes, Monsieur le bourreau...  » 
[4] Lire Aline de Diéguez : « Ils ont crucifié Marianne...Les nouveaux exploits de Tartuffe en Palestine »  et  « Il était une fois un petit teigneux, un gros costaud et des fourmis »  
[5] Voir le dossier « La Communauté Internationale  » sur le blog de Georges Stanechy .
[6] Lire Aline de Diéguez : « La collaboration consensuelle »
[7]
Traduction de  Fairouz - Legend and Legacy
© Crédit photo. L’enfant au cerf-volant. A Palestinian child flies a Palestinian flag kite at Beit Hanoun in northern Gaza Strip. (Photo by Abid Katib/Getty Images)
par Chahid publié dans : Palestine
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Mardi 1 avril 2008

     « Je considère qu’il ne s’agit que d’une occasion de propagande, dans laquelle Israël va s’exposer comme un Etat qui a une culture, des poètes, et en cachant qu’en ce moment même il est en train d’accomplir de terribles crimes contre l’humanité. Le président Shimon Pérès lui-même, responsable du massacre à Kfar Kana (Liban) il y a dix ans, y participera. Pour moi il aurait été impossible d’aller lire mes textes à Paris ». Aaron Shabtai, Poète israélien[1].

      Tahar Ben Jelloun, dit « écrivain », n’a donc pas boycotté le Salon du Livre de Paris. Il est même allé jusqu’à traiter les autres de « stupides » et parlé de « criminalité intellectuelle » etc. Je me demande d’ailleurs qui a pu souffler le mot « stupide » à tous ces soi-disant intellectuels « arabes », majoritairement maghrébins. De Tahar Ben Jelloun, à Boualem Sansal[2], sans oublier les autres[3], le même refrain revient indécemment. Et que dire des « potes » à Pierre Assouline, Abdelwahab Meddeb et Malek Chebez ou Chebel ! Je pense aussi à Soheib Bencheikh pour compléter ce formidable « Israel Big Band », pourquoi pas finalement, il nous trouvera à coup sûr un verset du Coran qui interdit le boycott d’Israël !

    Ils ont choisi la « carotte », et l’empire les trouve « bons, modérés et sages », ou comme le dit le regretté Edward Saïd « Les seuls " bons " Arabes sont ceux qui viennent à la télévision dénigrer sans aucune réserve la société et la culture arabes modernes. Je garde le souvenir de la platitude de leurs phrases, car, n’ayant rien à dire de positif sur eux-mêmes, leur peuple ou leur langue, ils ne font que régurgiter les formules américaines fatiguées qui saturent déjà les ondes et les pages. Nous n’avons pas la démocratie, disent-ils, nous n’avons pas assez contesté l’Islam, nous devons faire davantage pour chasser le spectre du nationalisme arabe et le credo de l’unité arabe ; ce sont des âneries idéologiques discréditées ; la seule vérité, c’est que ce nous et nos instructeurs américains disons sur les Arabes et l’Islam (de vagues clichés orientalistes recyclés, tels ceux que répète un inlassable médiocre comme Bernard Lewis) ; le reste n’est pas réaliste, pas pragmatique ; "nous" devons rejoindre la modernité, et la modernité c’est l’Occident, la mondialisation, le libre marché, la démocratie -quelque sens qu’on puisse donner à ces mots (si j’avais le temps, j’écrirais un essai stylistique sur la prose de gens comme Ajami, Gerges, Makiya, Talhami, Fandy, et all., universitaires dont la langue même sue la servilité, l’inauthenticité, la rigidité désespérément mimétique du masque qu’on a jeté sur leur visage) »[4].
    Le poète arabe Muzaffar Al-Nawab, bête noire des régimes arabes, ne ménage ni chefs d’Etat ni intellectuels arabes quand il leur lance dans son célèbre poème « Jerusalem is Arab Nationalism’s Bride », mon préféré, « Combien nous sommes sales, mais nous persévérons quand même ».
    Croire qu’une telle initiative était « innocente » relève de la vraie « stupidité » intellectuelle cette fois-ci, vouloir le faire croire aux autres relève de la criminalité intellectuelle. Célébrer l’existence d’un Etat criminel, c’est être criminel soi-même.
    Etant arabe, je n’irai pas jusqu’à m’ingérer dans la liberté des écrivains étrangers d’avoir soutenu ou boycotté ce salon sans succès il faut le dire quand même, par contre le comportement de tout « intellectuel » arabe, honnête ou malhonnête soit-il, m’intéresse inévitablement, partant de l’adage « Dieu protège moi des miens (ou amis), mes  ennemis, je m’en occupe ».   
    Certains « intellectuels » arabes ont assez sévi comme ça. Et comme par hasard, ils sont toujours les mêmes à se bousculer pour saboter tout engagement militant en faveur de la Palestine ou des causes arabes en général. Mais détrompez-vous, quand la Palestine est à l’honneur quelque part, et c’est malheureusement rare, ils sont les premiers à venir prétendre soutenir son combat pour la libération. Quand le label « Palestine » ou « arabe » est gagnant, ils sont les premiers à y associer leurs noms. La dernière Foire internationale de livre de Riyad du 27 février a vu défiler bien des tartuffes. On ne va jamais à Riyad sans « but lucratif » devrais-je le rappeler. Et pour Paris alors ?

    Les vrais intellectuels comme Ilan Pappé [5], John Berger[6] ou Aaron Shabtaï[7] etc., ont brillé par leur prise de position remarquable et à saluer. L’historien Ilan Pappé, sous pression et intimidation sionistes, a d’ailleurs quitté Israël pour s’installer en Angleterre[8]. C’est dire combien cet intellectuel juif s’entête à être honnête dans un monde de malhonnêtes.
    Quant à Tahar Ben Jelloun, dit « marocain », « français » ou « franco-marocain » selon les vents qui soufflent,  j’aimerais lui dire, Cher Monsieur au lieu de se livrer à du « sarcasme intestin » et traiter Tariq Ramadan[9] d’« ancien conseiller de Tony Blair »[10] , balayez d’abord devant votre porte, si votre ex-« bonne » marocaine «Fatna » ne le fait plus pour vous. Cher Monsieur, je n’aime absolument pas me vanter de quoi que ce soit, mais là permettez moi de me vanter de n’avoir jamais lu un seul de vos « livres » ; gaspiller mon argent, ah non ! Si vous continuez à fréquenter le café Hafa à Tanger, je le boycotte à tout jamais.
    Une petite question enfin pour vous Cher Monsieur Tahar Ben Jelloun «Prix Goncourt » ou « Kangourou » comme je l’appelais enfant, ça faisait marrer mon père qui lui aussi n’avait jamais touché à un seul de vos « livres »…, bref, confondez-vous « boycott » et « boycotte » ? Dans le titre, le sous-titre et le développement de votre texte vous avez écrit « le boycotte » huit fois, erreur de frappe ? C’est trop quand même. Texte écrit à la hâte ? Je suis d’accord !
    Ilan Pappé dans sa lettre de boycottage pensait que les agressions génocidaires récentes d’Israël contre la bande de Gaza devaient amener ces « intellectuels » réticents à se joindre à leurs collègues écrivains et artistes progressistes, Palestiniens et Arabes. Et ben NON ! Judas n’est pas le premier ou le dernier lâche et traître cher  Ilan Pappé.
    Rosie Pinhas-Delpuech, traductrice et directrice de la collection "Lettres hébraïques" chez Actes Sud, apparemment irritée par le boycottage, avait déclaré « Les gens qui boycottent ne savent pas ce qu’ils boycottent. » !!! Tiens, tiens, et les gens qui ne boycottent pas savent-ils au moins ce qu’ils ne boycottent pas ?!
    Enfin, un petit mot sur Paris la Cité, Paris la Culture, Paris le Livre, Paris le Foyer... Paris ressemble de plus en plus à une rose qui se fane jour après jour entre les mains des néocons et des sionistes. Quelqu’un pourrait-il arrêter cette hémorragie ?
Une nouvelle « génération de la liberté » peut-être ![11]


[1] Lire Aaron Shabtai : « C’est de la propagande : c’est pour ça que je ne serai pas au Salon du livre de Paris »
[2] Boualem Sansal  nous dit-on devait présenter « son livre "Le Village de l'Allemand" qui raconte la Shoah au public arabe »…hum… «Boualem » veut dire en dialecte maghrébin « celui qui porte un drapeau »…reste à savoir quel drapeau porte monsieur Sansal ?! Sûrement pas le drapeau algérien, sinon il aurait dû raconter au public français la Shoah algérienne d’un million de martyrs !
[3] Les marocains Fouad Laroui et Youssef Jebri, l’égyptien Gamal Ghitani, les libanais Hoda Barakat et Charif Majdalani, l’algérienne Maïssa Bey etc. etc.
[4]
Edward Saïd : « An unacceptable helplessness ». Al-Ahram Weekly
[5] Voir le site de l’historien Ilan Pappé
[6] John Berger est aussi l’auteur de la célèbre Lettre  de boycott culturel d'Israël.
[7]
La déclaration retentissante du poète israélien Aaron Shabtaï, « Je ne pense pas qu'un Etat qui maintient une occupation, en commettant quotidiennement des crimes contre des civils, mérite d'être invité à quelque semaine culturelle que ce soit. Ceci est anticulturel. » restera dans les annales de l’anticolonialisme.
[8]
Lire Michele Giogio : « Ilan Pappé : je quitte Israël ».
[9] Lire Tariq Ramadan : « Israël, le sens d’un boycott : il s’agit de ne pas nous taire ! »
[10] Voir Tahar Ben Jelloun : « Boycotte du salon du livre de Turin : une campagne stupide ». 
[11]
Lire les LETTRES A LA GENERATION DE LA LIBERTE du philosophe Manuel de Diéguez.
© Crédit Photos: Puppets by Steve Baccon --- Edward Saïd by Antoun Albert --- Ilan Pappé by M-A Patrizio
par Chahid publié dans : Palestine
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Samedi 23 février 2008

ArunGandhi.jpg« Ah, qu'il est doux d'être juif en cette fin de XXème siècle !  Nous ne sommes plus les accusés de l'Histoire, nous en sommes les chouchous. L'esprit du monde nous aime, nous honore, nous défend, prend en charge nos intérêts; il a même besoin de notre imprimatur. » Alain Finkielkraut. Le Monde du 7 octobre 1998.

 

    Le petit-fils du Mahatma Gandhi, Arun Gandhi, président (désormais ex-président) et co-fondateur de M. K. Gandhi Institute for Nonviolence à l’Université de Rochester (New York) et chef du Parti du Congrès National Indien, est sans aucun doute la dernière victime en date du lobby sioniste américain. Ceux qui connaissent le parcours de l’homme et son soutien à la cause palestinienne, à sa manière dite « innovante » et « non-violente »[1], ne seront pas étonnés. Ses discours en Palestine et ailleurs, l’exposaient à devoir affronter tôt ou tard la machine de lynchage et d’intimidation, ô combien redoutable et efficace, des lobbys sionistes. Depuis son discours à Bethlehem en 2004 où il avait déclaré, bien avant Jimmy Carter, « Ce mur me rappelle l'Afrique du Sud. (…) La situation ici en Palestine est dix fois pire que la situation d’Apartheid en Afrique du Sud de l’époque », et passant par son dernier texte « Jewish Identity Can’t Depend on Violence »  (L’identité juive ne peut dépendre de la violence), publié le 7 janvier 2008 par le Washington Post dans sa section « On Faith », Arun Gandhi était prêt pour le bûcher. Gandhi_in_abudis_27aug04.jpg 

    En se désolidarisant de l’auteur, le Washington Post le jette en pâture aux lyncheurs le 18 janvier 2008 avec un communiqué tranchant  «Des lecteurs ont estimé que les remarques d’A. Gandhi étaient antisémites, les excuses qu’il a faites par la suite étaient insuffisantes. Quand nous avons lancé ce projet, il y a un an, nous avons écrit que notre but était d’éclairer un sujet – la religion – qui, trop souvent, suscite la passion. Le texte de Gandhi n’était pas à la hauteur de la tâche... Nous regrettons de l’avoir publié…». Le Washington Post blâmé pour ne pas avoir censuré le texte avant sa publication et d’avoir toléré des commentaires dits « antisémites », cherche ainsi une sortie de secours.  Malgré les excuses ou regrets sur la forme de certains passages de son texte, Mr Gandhi sous pression, a fini par envoyer sa démission par e-mail le 25 janvier 2008[2], laissant le soin ou le privilège, si vous voulez, au président de Rochester University, Joël Seligman, d’écrire comme épitaphe conciliante avec le lobby sioniste  « La démission de Gandhi est justifiée, parce que ses remarques ne reflètent ni les valeurs de l’Université ni celles de l’Institut ».

    Mais qu’avait-il écrit au juste pour mériter une telle rafale sioniste?[3] Entre autres passages, on peut lire « (…) il me semble qu’aujourd’hui les Juifs veulent, non seulement que les Allemands se sentent coupables, mais aussi que le monde entier regrette ce qui est arrivé aux Juifs. Le monde a été désolé de l’épisode mais quand un individu ou une nation refuse de pardonner et d’aller de l’avant, la désolation tourne à la colère. Le futur de l’identité juive paraît sombre. Toute nation qui reste fixée dans le passé est incapable d’aller de l’avant, et spécialement une nation qui croit que sa survie ne peut être assurée que par les armes et les bombes.(…) Apparemment, dans le monde moderne, si déterminé à vivre par la bombe, c’est un concept étranger. Vous ne recherchez l’amitié de personne, vous voulez tout dominer. Nous avons créé une culture de la violence, Israël et les Juifs sont les plus gros contributeurs, et cette Culture de la Violence risque de finir par détruire l’humanité ». C’est oser dire tout haut ce que pensent les autres tout bas.[4] Un tabou condamné à être brisé[5]. Du courage et de l’honnêteté à saluer. 
gandhi.jpg    Arun Gandhi est ainsi fidèle à la mémoire et aux enseignements de son grand-père. Le Mahatma Gandhi n’avait-il pas écrit sur la question palestinienne que «La Palestine appartient aux Arabes comme l'Angleterre aux Anglais et la France aux Français. Il est injuste et inhumain d'imposer les juifs aux Arabes (…) les juifs se trompent gravement en cherchant à s'imposer en Palestine avec l'aide des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne, et avec violence »[6]. Martin Buber, philosophe et fervent sioniste, avait alors écrit sa célèbre « Lettre ouverte » à Gandhi. Vous remarquerez, étonnés, sa ressemblance aujourd’hui avec les textes des détracteurs  d’Arun Gandhi. C’est dire combien l’histoire se répète avec la même rhétorique sioniste malhonnête et très mal inspirée !


[1] Lire « Look again, Gandhi »

[3] Quelques exemples du défoulement sioniste : Victor Davis Hanson : « Nonviolence Nonsense. Gandhi, again. » ; Bennett J. Loudon: « Gandhi comments insults Jews »   ; HAVIV RETTIG: « Gandhi's grandson blasts Israel, Jews »

[4] Notons le silence total des médias européens sur l’affaire d’Arun Gandhi.

[6] Lire « The Jews »  par Mohandas Gandhi.

par Chahid publié dans : Palestine
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Lundi 4 février 2008
m7-8-2006_jpg1154896651.jpg« Notre armée est pure (...), elle ne tue pas d’enfants. Nous avons une conscience et des valeurs et, à cause de notre morale, il y a peu de victimes palestiniennes. » Rhétorique des généraux israéliens dans « Tsahal », un film réalisé par Claude Lanzmann.

 

    L’insignifiant et trompeur Rapport Winograd, résume à lui seul la mentalité guerrière des israéliens. La seule chose qui les indigne et préoccupe profondément, ce n’est pas l’idée de la guerre elle-même ou l’agression d’un pays souverain comme le Liban, mais seulement d’avoir perdu des soldats et la réputation intimidante de Tsahal. C’est comme dire, il fallait massacrer des milliers de civils libanais et détruire tout le Liban sans perdre un seul soldat de Tsahal, ignorant ainsi le proverbe « A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire ». Ne soyez pas étonnés, rappelez-vous seulement que durant cette même guerre, personne à l’intérieur d’Israël n’avait protesté contre, et qu’étrangement même le dit « Camp de la paix » et ses fameux militants s’étaient tus. Le « Camp de la paix » n’étant finalement qu’un effet de marketing et de mode comme les dits « refuzniks »[1]. Ilan Pappe le fait remarquer d’ailleurs « Le problème en Israël est qu’entre Peace Now (La Paix maintenant) et Avigdor Lieberman, il n’y a pas, contrairement à ce qu’on dit, une si grande distance idéologique. C’est une question de tactique pour savoir comment assurer au mieux un Etat juif avec une forte majorité démographique, sinon exclusive »[2].

    Tsahal, l’armée de l’occupation et de l’apartheid qui s’est construite au lendemain de 1948 sur les cadavres et les ruines des villes et villages des palestiniens contraints à l’exode pour fuir la machine de purification ethnique installée par les pères fondateurs de l’entité criminelle et commencée par des organisations terroristes comme Irgoun, Haganah, Lehi etc., est aujourd’hui dans la tourmente. Comment dissimuler à ses inconditionnels américains et européens qui la prennent pour une « Force de défense », et aux généraux arabes corrompus et incompétents qui la prennent pour « l’armée la plus puissante » du Moyen Orient, qu’il s’agit en fait d’un « Tigre en papier » comme disait Mao Zedong, que moins de 3000 combattants du Hizbollah ont courageusement pu brûler.

    Un « Tigre en papier » qui pratique le terrorisme d’Etat sur des enfants, des femmes et des vieillards palestiniens[3]. Un « Tigre en papier » qui brise les os des adolescents, dynamite des maisons et arrache des arbres.[4] 

    La seule réputation d’ « armée invincible » de Tsahal, les israéliens la doivent aux responsables politiques et militaires arabes, corrompus et agents de la CIA, qui ont livré la Palestine sur un plateau aux sionistes. Je ne parle pas des simples soldats arabes, que je salue pour