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« Et voilà pourquoi Israël et ses acolytes, les tortionnaires américains et européens, attendent que les Palestiniens "déchiffrent avec leurs plaies" les mots SOUMISSION et CAPITULATION que la machine grave dans leur chair en lettres de sang » Aline de Diéguez
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« Quand je désespère, je me souviens qu'à travers toute l'histoire, les chemins de la vérité et de l'amour ont toujours triomphé. Il y a eu des tyrans et des meurtriers, et parfois ils ont semblé invincibles, mais à la fin, ils sont toujours tombés. Pensez toujours à cela.» Gandhi
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 « They call all resistance "terrorism"» Edward W. Saïd
pal31.jpg« Face à l'expansion guerrière d'un empire, il n'y a que deux logiques possibles : celle de la soumission et celle du combat. L'existence même du joug de l'OTAN frappe la civilisation européenne de déshérence (…) Platon explique dans la République qu'une génération vaincue engendre nécessairement deux générations d'aveugles, mais que la troisième se réveille non moins nécessairement» Manuel de Diéguez
 
65602261-1.jpg« Alors quittez notre Terre / Nos rivages, notre mer/ Notre blé, notre sel, notre blessure » Mahmoud Darwish
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boyvstank-1.jpg«
On peut couper les roses, mais on ne peut empêcher le printemps d’arriver » Pablo Neruda
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image001-copie-1.gifpalgrandp_re-1.jpg« La mémoire dans le contexte humiliant que vit le monde arabo-musulman en particulier est l’arme la plus efficace pour consolider le passé, comprendre le présent et construire le futur. » Mahdi ELMANDJRA
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Big Brother Is Watching Us  

Grand Frère Nous Regarde



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« Prévenir la trahison, débusquer le faux ami, le jaloux parent, le traître avant qu'il inocule son venin est une opération aussi complexe que de nettoyer l'anus d'une hyène. » Ahmadou Kourouma 
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Mardi 1 juillet 2008

« Toute propagande efficace doit se limiter à des points fort peu nombreux et les faire valoir à coups de formules stéréotypées aussi longtemps qu'il le faudra, pour que le dernier des auditeurs soit à même de saisir l'idée. » Adolf Hitler

      
     Qui est Edward Bernays ?

    Il est à la fois le rêve et le cauchemar des américains des années vingt. Ses idées continuent aujourd’hui encore d’être le rêve et le cauchemar des millions de « moutons » de la société de consommation un peu partout dans le monde. Edward Bernays est le Machiavel de la propagande.

    Il a fait des premiers psychanalystes ses conseillers et de la manipulation des masses son fonds de commerce. Il s’est très tôt rendu compte que si on pouvait efficacement utiliser la propagande pour faire la guerre pourquoi pas l’utiliser pour faire du commerce. Après tout, les foules sont les mêmes, un « troupeau de moutons »[1] à conduire à gauche, à droite, ou même vers l’abîme.[2] Il suffit de savoir jouer sur les cordes des « forces et émotions irrationnelles cachées en l’être humain » découvertes par un certain Sigmund Freud qui n’est autre que l’oncle d’Edward Bernays.[3]

    Le procédé était simple. Sigmund Freud qui n’était pas le complice direct de Bernays, raisonnait pour la science et son neveu qui était aussi son agent aux Etats-Unis[4] s’appuyait sur ses théories et « raisonnait » pour le commerce et les multinationales après avoir « raisonné » à l’époque de Woodrow Wilson pour la propagande politique[5] et la guerre.[6]    

    « Conseil en relations publiques »[7] supplanta alors le mot « propagande »[8] et Bernays  transforma les produits et le profit des multinationales en « valeurs » et en « culture » [9] chez les américains et leurs copieurs (les européens et les élites occidentalisées des pays du sud). Il est amusant d’entendre certaines personnes appeler les « artifices » de Bernays « nos valeurs judéo-chrétiennes ». Une partie importante de la « culture » ou de l’inculture des occidentaux[10], ils la doivent à Edward Bernays. N’avait-il pas convaincu les femmes de fumer comme les hommes ?

    George Hill, président de l’American Tobacco Corporation voulait coûte que coûte briser le tabou de la cigarette pour les femmes. S’appuyant sur les analyses et les conseils du célèbre psychanalyste américain A. Brill,  Bernays a compris alors que la cigarette était le symbole du « pénis » et du pouvoir sexuel chez l’homme. Pour vaincre l’homme sur son terrain et remettre en question sa domination, il fallait procurer à la femme son propre « pénis », la cigarette.

    « Torches de la liberté »[11] fut le slogan idéal pour « émanciper » la femme et lui donner un pénis/épée pour son duel final avec l’homme, et avec comme « dommages collatéraux » de gros  bénéfices pour l’American Tobacco Corporation  bien sûr!

    Bernays a compris aussi grâce aux écrits de son oncle, que tout est question de virilité pour l’homme. Avec une voiture de luxe, des « costards » signés, des montres de luxe, des cigares etc., l’érection de l’homme était en couleurs et en public.

    Avec tous ces gratte-ciel, c’est la course effrénée au plus phénoménal « pénis » et dont le « Viagra » n’est autre que le libéralisme sauvage et les richesses des pays exploités et pillés des générations durant.[12] De l’obscénité architecturale. Bientôt, notre planète sera classée « X ».

    « Torches de la liberté » devient aujourd’hui « Guerre contre le terrorisme » grâce aux élèves ziocons d’Edward Bernays, et certains pays du Golfe ou même du Maghreb qui achètent des armes et des missiles croient ainsi se procurer un « pénis » dans un monde d’Etats-machos gouverné par les « Multinationales Unies » de l’armement qui contrôlent les médias et l’opinion des « bêtes sauvages ».[13]  

    La guerre et la paix ne dépendraient malheureusement que de l’extension de la « virilité » de tous ces généraux, exclusivement hommes. Des hommes aux « pulsions agressives et malsaines » comme disait Bertrand Russel.

    En tout cas avec le « camarade » José Luis Zapatero il n’y aura certainement pas de guerre ; sa ministre de la défense Carme Chacón est une charmante femme. Pourvu que ça dure !


[1] Bernays employait l’expression « troupeau de moutons » et « troupeau de bêtes sauvages » pour désigner les masses. Au Maghreb l’élite en place emploie l’expression « El-Hwala » (les moutons) et « El-Bger » (troupeau de vaches) etc.
[2] Pour lui « Seule l’énergie déployée par quelques brillants cerveaux peut amener la population toute entière à prendre connaissance des idées nouvelles et à les appliquer. ». 
[3] Lire Tim Adams: « How Freud got under our skin ».
[4] C’est Edward Bernays qui a orchestré la promotion et la célébrité de son oncle aux Etats-Unis. Il l’appelait, une fois célèbre, « Oncle Sigmund ».
[5] Il est d’ailleurs l’auteur de l’incontournable ouvrage machiavélique des temps modernes « Propaganda. Editions H. Liveright, New York 1928 » (traduction française de l’ouvrage : Propaganda. Comment manipuler l’opinion en démocratie. Éditions La Découverte, Paris 2007). Dans son ouvrage, Edward Bernays définit la propagande comme « un effort cohérent et de longue haleine pour susciter ou infléchir des événements dans l’objectif d’influencer les rapports du grand public avec une entreprise, une idée ou un groupe », « Ce qu’il faut retenir c’est d’abord que la propagande revient à enrégimenter l’opinion publique exactement comme une armée enrégimente les corps de ses soldats. ».
[6] Voir l’excellent documentaire d’Adam Curtis « The century of the self »
[7] Aujourd’hui on préfère parler de « Marketing » (mercatique en français) etc.
[8] Goebbels, fasciné par les idées de Bernays, redonna une nouvelle vie au mot « propagande ».
[9] Après la première et la seconde guerre mondiale l’objectif des firmes américaines était de faire passer l’Amérique d’une culture du besoin à une culture du désir. Cette « culture » arriva après en Angleterre, puis au Continent et aujourd’hui dans les pays du sud.
[10] Lire John Kenneth GALBRAITH : Le Nouvel Etat industriel. Editions Gallimard, Paris 1968.
[11] Une référence machiavélique à la fameuse torche de la statue de la liberté.
[12] Pour Gandhi la Tour Eiffel n’est qu’un «  immense jouet » et « une excellente preuve de ce que nous sommes tous des enfants que séduisent les hochets. ». Tolstoï quant à lui la considérait comme un « monument à la folie ». Enfin je trouve qu’il s’agit plutôt du « pénis » des Parisiens. Les Bruxellois quant à eux ont un drôle de « pénis », non, pas celui de Manneken-Pis, mais l’Atomium  !
[13] Lire Noam Chomsky et Edward S. Herman : La Fabrique de l'opinion publique. La politique économique des médias américains. Le Serpent à plumes, Paris 2003.
© Crédit Photos
Couverture de la traduction française de l’ouvrage « Propaganda » d’Edward Bernays. Zones / Éditions La Découverte, Paris 2007.
Représentation de la hiérarchie des classes dans le système capitaliste. Industrial Unionism, 1911 (Copyright expired)

par Chahid publié dans : La bêtise humaine
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Samedi 10 mai 2008

« De même que tout royaume divisé est bientôt défait, toute intelligence qui se divise en plusieurs études différentes s'embrouille et s'affaiblit. » Léonard de Vinci

    Notons d’abord que les américano-sionistes ont réussi comme d’habitude à faire éclipser la souffrance des palestiniens par ces événements tristes et préconçus à la Maison Blanche et à Tel-Aviv. Nous sommes à la veille de la commémoration de la Nakba, et voilà qu’on nous invite à assister en direct aux prémices d’une Nakba libanaise.
    Notons aussi que les derniers accrochages entre les partisans de l’« Opposition » et de la « Majorité » à Beyrouth ne doivent surtout pas être interprétés et présentés  comme le font certains médias occidentaux (Le Monde  et le Figaro notamment) comme une « guerre » entre sunnites et chiites. Saad Hariri ne représente en aucun cas les sunnites[1] au Liban, et Sayyed Hassan Nasrallah ne devrait pas prétendre représenter les chiites[2].        
    Il y’a une crise politique comme partout dans le monde. La seule différence c’est que les enjeux régionaux et internationaux de cette crise dépassent de loin le Liban et ses citoyens. Il y a trop de manipulateurs associés d’une façon ou d’une autre à la destinée de ce petit pays : syriens, américains, israéliens, français, iraniens, saoudiens, égyptiens etc. Ce sont ces maudits accords de Sykes-Picot doublés de cette maudite déclaration Balfour qu’il faut blâmer et faire disparaître. Sunnites et chiites ont le même défi à relever et le même combat à mener : la libération de la Palestine.[3]
    Le Hezbollah vient donc d’être piégé dans des événements qui vont bientôt le dépasser. Il ne les a pas provoqués et il ne fait qu’improviser pour anticiper ce qui va venir. Le remake de Gaza. Quelque chose de louche se trame contre le Liban. Le Liban de toutes les communautés et confessions.

    Pourquoi toute cette crise du réseau de communication provoquée par Walid Joumblatt [4], ce vieux renard criminel, juste après l’assassinat d’Imad Mughniyah et à la veille de la commémoration de la Nakba ?
    Il me semble que la première cible est avant tout l’armée libanaise qui risque d’éclater à tout moment en trois ou quatre « petites armées »… ce qui annoncerait la vraie guerre civile cette fois-ci.
    L’armée libanaise qui donne l’impression d’être neutre ou impuissante, n’est pas faite pour ce genre d’événements. Elle est composée de toutes les communautés et n’est censée intervenir « rigoureusement » que contre un « ennemi » étranger, voire commun.
    Si l’armée libanaise éclate, c’est la guerre civile à coup sûr. Voilà ce qu’il faut comprendre de cette crise. Déjà on entend le « grognement » des officiers des trois grandes communautés qui la composent.     
    Le Hezbollah sait donc très bien combien il est vital d’« esquiver » l’armée libanaise pour ne pas la faire éclater en mille morceaux. C’est une armée très fragile mais qui symbolise la chose la plus précieuse aujourd’hui au Liban : l’unité.
 


[1] Hors Califat, la tradition sunnite rejette le concept de clergé et généralement celui de leader politique.
[2] Certaines notabilités chiites au Liban comme Mohammad Hussein Fadlallah  rejettent la Wilayat al-Faqih  tout en gardant une certaine connexion avec les Ayatollahs iraniens, contrairement à Sayyed Hassan Nasrallah et son parti le Hezbollah qui ne cachent par leur totale allégeance à l’actuel guide iranien Ali Khamenei d’où la méfiance des autres communautés au Liban, mais c’est une réalité qui me parait surmontable du point de vue politique.
[3] Saad Hariri ne devrait pas s’allier aux assassins des réfugiés palestiniens au Liban, et Sayyed Hassan Nasrallah ne devrait pas s’allier aux assassins des réfugiés palestiniens en Iraq.
[4] Il est triste de constater comment un représentant du PS français, Karim Pakzad, a allumé  la braise de cette crise.
© Crédit photos : La première photo représente des membres de l’armée libanaise en décembre 1975 quelques mois après l’éclatement de la guerre civile. Photo by Keystone/Hulton Archive/Getty Images.
Photo de Walid Joumblatt by EPA
La dernière photo by Reuters représente un enfant libanais arborant une tenue militaire à la mémoire de son père mort à Jounieh. 
par Chahid publié dans : La bêtise humaine
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Dimanche 20 janvier 2008

tora-bora-girl-010580030628-lw.jpg« Les hommes n’oublieront pas éternellement leur indigence, leur douleur et leur humiliation. Ils ne seront pas indéfiniment dupés par les grands appareils d’illusion, les décors artificiels à l’abri desquels les puissants maintiennent leur impitoyable pouvoir » Paul Nizan 

    « Talibans », « Bourka », « Al-Qaïda », « Barbus », « Terroristes »…voilà les premiers clichés qui viennent à l’esprit d’une personne conditionnée quand on parle de l’Afghanistan. Et pourtant !

    Et pourtant l’Afghanistan source d’inspiration d’un Joseph Kessel ne ressemble pas à un tel simplisme : « De l'Amoû -Daryâ au désert du Seistân et de Hérât aux passes de Khyber, à travers les races, les tribus et les clans, on rencontre chez ce peuple, composé comme une mosaïque humaine, les mêmes traits : passion de l'indépendance, fierté, gentillesse et hospitalité. La vigueur et la noblesse des traits — ce peuple est l'un des plus beaux du monde —, l'harmonie des mouvements, la couleur des étoffes s'accordent à cette dignité instinctive de pâtre, de paysan, de montagnard, de guerrier, de nomade… Et le plus pauvre montre au visiteur qui vient de l'étranger une courtoisie, une générosité sans pareille. »[1]. Et Sayed Qassem Rishtya d’ajouter « Les événements de l’histoire ont fait que l’Afghanistan est un pays peuplé de plusieurs ethnies distinctes. Malgré leur diversité apparente, Pachtouns, Tadjiks, Ouzbekset Hazaras ont beaucoup de choses en commun et partagent une même culture dont les éléments principaux sont l’esprit d’indépendance, la notion d’égalité (absence de classe), l’hospitalité et le respect des aînés ».

    En ce mois de janvier j’ai voulu écrire ce modeste post pour saluer la grandeur d’un peuple de résistants et de poètes aujourd’hui meurtri par l’occupation et la division, et célébrer la mémoire de l’épopée Gandamak, connue aussi comme « la Première Guerre Anglo-afghane ».afghan-war.jpg

    C’est en janvier 1842 que les guerriers afghans du souverain Dost Mohammad Khan ont pu livrer une des plus mémorables batailles des Guerres Anglo-Afghanes et que les impérialistes britanniques de « Sa majesté » n’ont jamais pu oublier ou faire oublier[2]. Entre le 9 et le 13 janvier 1842 tous les régiments britanniques[3] assaillants composés de 16.500 soldats furent anéantis. Le seul survivant de cette folie britannique n’était autre que le fameux major Dr William Brydon.

    Aujourd’hui, nous assistons indignés à une autre folie, cette fois-ci américaine, contre la nation afghane.  Les américains semblent avoir appris quelques leçons de la Première Guerre Anglo-afghane ; en internationalisant les forces occupantes dites la « coalition des volontaires » afin dit-on, « de rétablir l’ordre et instaurer la démocratie » avec un « sceau légal » des Nations Unies, les américains ne font que s’approprier les garanties pour un « embourbement collectif » et « refiler le sale boulot » à leurs vassaux de l’OTAN. Un vrai esprit d’équipe, « embourbons-nous ensemble et partageons le coût  de la guerre ensemble» pensaient les américains, mais est-ce « partageons le butin ensemble » ?!

    En tout cas contrairement aux allégations des américains, rien n’a été reconstruit et aucune institution afghane ne peut se targuer d’être représentative du peuple afghan. Depuis son intronisation, Hamid Karzaï est terré dans son bunker de Kaboul ne dépassant pas la simple et fantoche fonction de « Maire de Kaboul », laissant les seigneurs de la guerre, seuls vrais maîtres des provinces, à leur trafique de drogue et pillages. Une économie du pavot avec la bénédiction et la protection des GI’s et de l’OTAN[4] ; on parle même d’avions militaires se chargeant de transporter la précieuse marchandise. Un kilo d’opium vaut mieux qu’un baril de pétrole ; il est aisément exportable et sans tractations ou fluctuations boursières bien entendu !

    Dans la ligne de mire des occupants ce n’est pas seulement la souveraineté et donc la situation géostratégique du pays (le contrôle du pétrole de la mer Caspienne etc.) qui compte mais c’est aussi et surtout la culture islamique de l’Afghanistan qui a unifié ce pays des siècles durant. L’Afghanistan est frappé dans son identité et mémoire avant tout par une guerre impérialiste au service d’un projet de domination mondiale.

    Ce n’est pas avec de l’opium, des rasoirs Gillette ou des magazines, k7 et CD pornographiques que l’Afghanistan sera reconstruit ! Ce n’est pas aussi le prosélytisme évangélique des missionnaires qui trouvent une couverture idéale et insoupçonnable dans les agences dite d' « aide humanitaire et de développement international », qui va résoudre les problèmes sociaux et infrastructurels. Car comme le précise Martin Hadlow de l'UNESCO  « L'intervention internationale apporte son lot de problèmes. L'afflux d'étrangers bien payés provoque souvent une flambée insupportable des prix des produits alimentaires et des services de première nécessité, qui déstabilise l'économie du pays. Inévitablement, les agences internationales et les ONG sont appelées à recruter auprès de l'élite urbaine et éduquée, exacerbant le clivage entre nantis et défavorisés et privant d'employés qualifiés les entreprises locales. En l'absence d'une amélioration rapide et tangible des conditions de vie générales, la bienveillance à l'égard de la présence humanitaire se change vite en amertume. »

    «On asservit les peuples plus facilement avec la pornographie que par des miradors.» disait Alexandre Soljenitsyne, mais c’est sous-estimer les afghans. Il suffit de rappeler à nos frères afghans leur devise «Hospitalité, Honneur, Revanche» et il y aura toujours un seul Dr Brydon qui survivra des occupants pour raconter au monde que l’Afghanistan est le pays des Titans insoumis, les enfants de Gandamak! dr-brydon.jpg

[1] Joseph Kessel : Le jeu du roi. Paris. Del Duca/Plon 1969.

[2] Les Britanniques la qualifient de « The disaster of the First Afghan War » et de « sorry episode »…

[3] Voir The Battle of Kabul and the retreat to Gandamak 
[4] Grâce à qui l’Afghanistan est devenu le premier producteur mondial d’opium. Voir Emma Bonino : Poppy power

* La première photo du photographe Reza    représente une petite fille afghane de Tora Bora. Les deux autres dessins représentent une scène de la bataille de Gandamak et le retour du seul survivant le Dr Brydon à Jellalabad. © britishbattles.com 2005

par Chahid publié dans : La bêtise humaine
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Mardi 1 janvier 2008
1best.jpg« Jusqu’à l’âge de onze ans, j’ai cru qu’il y avait des pauvres comme il y avait de l’herbe et des riches comme il y avait des arbres. » Evita PerÒn

 

    Vue d’Occident, la régression de la civilisation, dit-on, a commencé avec Auschwitz. La seconde guerre mondiale et Hiroshima ne sont alors que des conséquences parmi d’autres, effroyables certes, mais «nécessaires». Quand un président américain comme Georges W Bush menace aujourd’hui le monde d’une troisième guerre mondiale et d’autres Hiroshima, c’est qu’il est toujours, comme beaucoup de ses semblables occidentaux, sous anesthésie auschwitzienne.

     « Comment peut-on parler de Dieu après Auschwitz… Quel est ce Dieu qui a pu laisser faire ? » s’est demandé Hans Jonas; en d’autres termes, ni Dieu, ni les hommes, ni la civilisation ne sont plus les mêmes après Auschwitz. Comme si Auschwitz était le commencement et la fin. Point de raison après Auschwitz.

     L’homme « contemporain » est l’homme des fables par excellence. C’est un débat truqué, et de mauvaise foi. Si régression de la civilisation il y a, elle a pour prélude ce qu’on appelle communément l’impérialisme, ce « Fardeau de l'homme blanc » comme disait Kipling, grand « prophète de l'impérialisme britannique ».[1]

    Chaos, massacres, ravages, pillages, asservissement et humiliation sont des centaines d’Auschwitz que les pays du sud ont vécus dans l’impunité juridique, politique, intellectuelle et religieuse des puissants de l’après révolution industrielle. Comment peut-on parler du Dieu des occidentaux après ces décennies de sang, de feu et de douleur ? Quel est ce Dieu de l’Occident qui laisse faire ces massacres en Palestine, en Irak, au Liban et en Afghanistan ?tunick5.jpg 

      Ni foi ni rêve, ni loi ni trêve. Le désespoir et l’angoisse rongent tout le monde certes, mais il y a désespoir et désespoir. Le désespoir du palestinien, du libanais, de l’irakien, de l’afghan… n’est pas le désespoir de l’étudiant américain auteur de la fusillade de l'Université Virginia Tech , ni le désespoir des vétérans américains des guerres d'Afghanistan et d'Irak qui se suicident par centaines chaque semaine, ni même le désespoir de 1,5 million de personnes qui se suicideront chaque année d’ici 2020.[2]

     L’Occident a choisi une nouvelle religion[3], celle de la consommation, les réticents et les « impies » sont taxés d’«intégrisme» ; brûlés, pendus et exterminés ils seront. La nouvelle religion brandit l’inquisition de la « modernité ».  Les honestiores écrasent les humiliores. De l’individualisme au totalitarisme. Quel cauchemar !

     L’Occident et le reste de la planète se croisent aujourd’hui, l’un remonte vers la liberté et la renaissance, l’autre descend vers le déclin et l’abîme.  

     Comment faire subir à la conscience de l’homme occidental somnambule, le choc ranimant qui l’arrachera de ses mythes qui anesthésient son intelligence et son raisonnement autrefois d’envergure ?[4]

    Je termine avec les fragments du poème « The Palace »[5] du même Kipling, qui me viennent à l’esprit « J’ai essayé de construire un palais, et désormais je ne vois que des ruines. Les objectifs étaient clairs, le résultat était loin d’être parfait.», et Shakespeare de dire « Ils ont échoué parce qu’ils n’avaient pas commencé par le rêve. ».

Bonne année à tous!

[1] Remarquez que des hommes comme Nicolas Sarkozy et bien d’autres ne font finalement que régurgiter d’une façon ou d’une autre la pensée de Kipling.  

[2] Voir les rapports de l’Association Internationale pour la Prévention du Suicide (AIPS)
[3] Voir le dernier texte d’Aline de Diéguez : Le culte du Veau d'Or et la Mondialisation.

[4] Lire les Lettres du philosophe Manuel de Diéguez  à la génération de la Liberté. 
[5] The Palace est semble-t-il un des poèmes de Kipling qui n’est pas traduit en français.

* Les photos sont du photographe américain Spencer Tunick

par Chahid publié dans : La bêtise humaine
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Jeudi 22 novembre 2007

    Le post « Sarkozy et les musulmans » sur le blog de Jean Quatremer a dépassé les 500 commentaires, et vous savez pourquoi ?

    Jean Quatremer, le journaliste de Libération nous révèle tout simplement ce que tout le monde sait mais fait semblant de ne pas savoir, c'est-à-dire l’islamophobie patente de M. Nicolas Sarkozy, actuel Président de la République de France et « Guide » emblématique du palmarès des islamophobes français. Ainsi on apprend que M. Sarkozy s’est livré à une malheureuse diatribe anti-musulmane devant deux de ses invités, Bertie Ahern[1], le 21 septembre, et Fredrik Reinfeldt[2], le 3 octobre, apparemment surpris par la violence gratuite d’un hors sujet gratuit qu’ils n’ont même pas demandé à écouter. Les musulmans sont alors stigmatisés pour leur soi-disant « trop grand nombre en Europe » et « difficultés d’intégration »…hallucinations favorites des islamophobes européens dépourvus d’une mentalité universaliste  et qui ne peuvent comprendre que le dialogue interculturel et le respect de la diversité culturelle sont  le chemin le plus serein vers l’inclusion sociale.

    Aux français somnambules de patauger sur la question de savoir si leur président est islamophobe ou pas, étant citoyen marocain, je vois les choses sous un autre angle. Lors de sa dernière visite d’Etat au Maroc le 22 octobre dernier, j’ai entendu Sarkozy prononcer une dizaine de fois « Je vous aime ! », et chaque fois nos dirigeants et certains de nos concitoyens (l’élite) applaudissaient. Bon très bien, les « salamalecs » font partie de l’étiquette, mais la question suivante me parait légitime : même pas 20 jours après avoir insulté les musulmans, Sarkozy vient pondre devant les musulmans du Maroc son « Je vous aime !», comment appelle-t-on déjà cette attitude ? Je vais vous donner un indice, les dictionnaires français l’appellent « Attitude qui consiste à feindre des sentiments, des idées, des qualités...&